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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Articles avec #vivre livre catégorie

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #C'est une maison bleue
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.

Cette année, le Tour de France est passé à un jet de pierre de la maison et je ne voulais pas manquer l'évènement que je n'ai jamais suivi de près ou de loin.  C'est vrai, le Tour ne m'intéresse pas mais il paraît que c'est un moment très festif ,  on nous offre du saucisson, des bics et des porte-clefs de la gendarmerie... lors du passage de la caravane. Je devais vivre ça! Avec Jacques , nous sommes allés à pied sur la route de Pradelles et nous n'avons pas attendu bien longtemps avant de voir arriver la caravane publicitaire que j'ai trouvée très amusante.

En attendant les coureurs, j'ai passé un très bon moment avec LE VELO de René Fallet dont je vous livre quelques extraits lus le jour-même.

Le samedi suivant , en faisant notre marché à Mazamet, nous avons vu une superbe maquette du tour dans notre Montagne Noire. Mazamet, patrie de Jalabert! Le Tour de France chez moi, sur la route qui mène à mon lac tant aimé, c'était quelque chose !

C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
C'est une maison bleue...à l'heure du tour de France.
Pradelles...

Pradelles...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #C'est une maison bleue
C'est une maison bleue...L'amour des livres.

Lors du parcours photographique de Lespinassière, nous avons découvert un magnifique photographe: Thami Benkirane. Cet artiste expose son travail en Allemagne, en France, en Tunisie, au Mali, au Liban et en Iran, il est aussi professeur de l'enseignement supérieur à l'université de Fès. À Lespinassière, il proposait sa série L'IVRE LUMIERE DU LIVRE, un travail expérimental du livre d'artiste.

Thami Benkirane explique que selon Sartre, le livre est " un ensemble de feuilles sèches ou alors une grande forme en mouvement : la lecture." À travers ses photos consacrées au LIVRE, à La recherche du temps perdu de Proust ou encore Marocca de Maupassant, les mots sont devenus images, la représentation magnifiée d'une réalité.

C'est une maison bleue...L'amour des livres.
C'est une maison bleue...L'amour des livres.
C'est une maison bleue...L'amour des livres.
C'est une maison bleue...L'amour des livres.
C'est une maison bleue...L'amour des livres.
C'est une maison bleue...L'amour des livres.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #L'école des lettres
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires

Olympe de Gouges a fait une entrée en force dans les manuels d'histoire. J'ai écrit un article à ce sujet pour l'école des lettres.

Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Dans ma maison tu viendras, #Vivre livre
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.

Dans ma maison tu viendras est à ciel ouvert aujourd'hui, dans les paysages d'enfance de Joseph Delteil.

J'ai découvert ce merveilleux poète et humaniste en arrivant dans l'Aude il y a huit ans, en explorant le sentier poétique de Villar en Val où je suis allée bien des fois par la suite et où, j'ai des souvenirs extraordinaires.

Je me souviens quand Tristan était en CP, ce mercredi de juin, nous avions été lire (vous imaginez , une leçon de lecture dans la nature avec Delteil!) les nombreux aphorismes qui jalonnent le parcours...

Je me souviens des papillons qui ouvraient notre chemin, il y en avait tant que c'est impossible d'oublier. Nous étions émus par les mots et la poésie de Joseph qui devenait notre ami. Et puis, il y a eu les festivals qui se sont suivis avec des moments de grâce...

Chaque année, au coeur de l'été, les amoureux de Delteil se retrouvaient près d'une semaine autour de Paco Ibanez, Julos Beaucarne, Graeme Allright, Nildà Fernandez.... C'est ainsi que Tristan s'est endormi sur les genoux de Nildà Fernandez lors d'un concert classique dans la petite église de Villar et que celui-ci l'a laissé rêver sans jamais bouger de crainte de le réveiller ou que le jour de mon anniversaire, Graeme Allright lui a chanté, en le regardant dans les yeux et durant toute la chanson: Petit garçon.

Delteil fait partie de nos poètes de prédilection, nos étagères sont remplies de ses livres. Je sais qu'un jour, j'amènerai mes élèves le découvrir à Villar en Val. Après avoir marché sur ses pas et rêvé sur ses mots, on sort différents d'une telle rencontre.

 

 

La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #Presse
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham

Cette année dans le cadre du salon du livre de Narbonne, ma classe a étudié OTTO DAFE de Justine Jotham. Ce livre a été un véritable déclencheur pour faire découvrir la littérature aux enfants. Désormais mes CM2 savent qui sont Colette, Zola, Dickens, Jules Renard,Hugo, Maupassant, Pagnol, Giono et bien d'autres auteurs...Nous nous sommes souvent donnés rendez-vous le lundi à la pause méridienne à notre chocolat littéraire : AU CHOCOLAT DE PANGLOSS (qui continuera à vivre l'an prochain) et de nombreuses actions autour du livre ont été menées.

Le 3 mai, pour aller à la rencontre de Justine Jotham mes élèves se sont métamorphosés en Ali Baba, Peter Pan, Astérix, Miss Marpel, Harry Potter et Hermione, Alice au pays des merveilles et son lapin, Le Petit Chaperon Rouge... ils sont sortis des romans, des contes et BD et ont défilé dans la rue ( de l'école à la médiathèque ) en criant les slogans ci-dessous. Ils "ont fait la peau" à Otto Dafé devant l'auteur, présenté leurs doléances littéraires et lu la préface du livre qu'ils sont en train d'écrire et qui a été inspiré par celui qu'ils ont étudié en classe. Une vraie fête du livre, des regards bienveillants dans la rue...La rencontre avec l'auteur a été merveilleuse et un certain petit Dr Jeckyll, très sympathique, a été heureux de lui faire une piqûre avant de partir, pour la protéger à tout jamais du mal des psychopathes qui pourraient tuer les livres! Merci à l'indépendant pour son bel article!

Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham

AU CHOCOLAT DE PANGLOSS...

Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Après les nourritures livresques...du chocolat!!!!

Après les nourritures livresques...du chocolat!!!!

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #Presse, #Spectacles
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Merci à Michel Baglin pour son article concernant Jacques Ibanès.

Voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire sans jamais oser le demander.

 

« Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire »

Un entretien avec un passionné des livres

1839, Hugo et Juliette Drouet gagnent le Sud de la France. Jacques Ibanès les accompagne un bout de chemin, puis se lance sur d’autres traces, celle de Cézanne, de Colette, de jacqueline de Romilly et... de sa propre enfance.
Entretien

 

 

 

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(Fauves éditions. 108 pages. 14 euros)

Après Giono, Apollinaire, Tolstoï et quelques autres – et après avoir mis en musique et en voix de nombreux poètes – l’écrivain et chanteur Jacques Ibanès se penche cette fois sur Hugo.

Assez brièvement en vérité, car le bon Victor n’a pas remarqué la Sainte-Victoire dont il est beaucoup question ici, mais il est allé à Aix-en-Provence avec Juliette Drouet en 1839 et cette évocation est prétexte pour notre auteur à croiser des écrivains et des artistes qu’il aime et qui l’ont toujours accompagné, de Cézanne à Jacqueline de Romilly, de Colette à Hemingway, d’Homère à son cher Giono.

Comme il l’avait fait dans de précédents ouvrages, « le Voyage à Manosque  » ou « L’Année d’Apollinaire », il entrelace le récit des pérégrinations de ses auteurs de prédilections les souvenirs de sa propre enfance en Provence, mêlant parfois le tragique aux paysages lumineux et les réflexions sur la création à l’évocation de la beauté du monde.

Un entretien avec Jacques Ibanès


Michel Baglin.- Tu as consacré des livres à Giono, à Apollinaire, à Tolstoï - à travers son secrétaire que tu as connu – et tu as mis en musique bien d’autres auteurs. Cette fois, c’est Hugo qui s’invite sous ta plume… Quelle place tient-il dans ton Panthéon ?

J’ai découvert Hugo très tôt avec « Les Misérables » que j’ai lu dans la version intégrale à l’âge de 9 ans ! J’avais une admiration sans borne pour cet auteur dont j’entrepris par la suite de lire l’intégralité de l’œuvre. Après quoi, je m’en suis détaché en ne conservant plus sous la main que « Choses vues », un recueil posthume de ses carnets où il notait pêle-mêle des impressions, de petits faits vrais, des descriptions de voyages. Et des réflexions qui sont tout à la fois un trésor d’érudition, de verve, de profondeur et de modernité. C’est le génie en action curieux de tout, notant les choses les plus anodines comme les plus sublimes et les reliant parfois pour leur donner du sens.

La Sainte-Victoire est bien présente dans ton livre mais si Hugo ne l’a pas vue, c’est, dis-tu, qu’elle n’existait pas avant que Cézanne ne la célèbre. Serait-ce la littérature, et plus généralement les arts, qui rendent les choses et les êtres visibles ?

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La montagne Sainte-Victoire par Paul Cézanne

Lorsqu’Hugo longe la Sainte-Victoire, lui pourtant si attentif à consigner le moindre détail, à compter les arches des ponts, à noter la couleur des chevaux, eh bien il ne dit pas un mot sur la montagne qui domine la ville d’Aix. Il est passé devant cette masse sans la voir ! Ses prédécesseurs avaient fait de même et c’est à partir de Cézanne qu’elle s’impose à tous comme une évidence. Comme s’imposent le lac de Genève après Rousseau, la Haute-Provence après Giono, ou la Brière après Cadou…
C’est que les créateurs nous donnent à voir les choses, à prendre conscience de leur présence et de ce que nous appelons la beauté. Ils sont en quelque sorte des intercesseurs qui les dévoilent aux ignorants que nous sommes. Des inventeurs, au sens archéologique du terme.

Au fait, pour toi, que représente cette sacrée montagne ?

Sa morphologie et son assemblage tellurique en font véritablement un personnage qui change en permanence selon l’angle d’où on la voit et les jeux incessants de la lumière. Avec un tel sujet Cézanne était sûr de peindre chaque fois un modèle différent qui contenait tout un monde, qu’il pouvait confronter à son monde intérieur.
Cette montagne, je l’ai eue sous les yeux durant toute ma jeunesse. Elle faisait partie intégrante de moi-même, un peu à la façon d’un être familier. Sacrée montagne, voire montagne sacrée dans le sens où, comme sur la plupart des hauteurs, on avait érigé depuis la nuit des temps un temple à son sommet, puis par la suite un édifice chrétien…

Et la Provence de ton enfance ?

Je l’ai découverte à l’âge de trois ans. Ma mère avait quitté le domicile conjugal de l’autre côté de la Méditerranée et s’était installée avec moi. Mais la découverte de la Provence est intimement liée à la connaissance que je fis en même temps de l’être que j’ai le plus admiré dans ma vie : Pierrot mon beau-père, à qui ce livre est dédié. Pour moi, il est demeuré jusqu’au bout le héros de mon enfance, une sorte d’Ulysse qui partait sur tous les continents et finissait toujours par revenir. Il continuait de m’accompagner et de me raconter les histoires fabuleuses de sa vie au moment où j’écrivais ce récit. Il allait sur ses cent ans. Et juste après que j’aie achevé mon livre, il a appareillé pour son dernier voyage.

Parmi les auteurs dont tu parles ici, il y Colette et Hemingway, et Jacqueline de Romilly. Parle-nous de ton admiration et de ton affection pour eux.

Colette, je me suis vraiment mis à l’aimer en évoquant simplement son nom avec un camarade au cours d’une promenade de collégien dans la Sainte-Victoire. C’est ainsi qu’elle est devenue « la femme de ma vie » comme je le raconte dans ce récit ! Ses livres sont toujours à portée de ma main.
Quant à Hemingway, il est celui vers lequel je reviens toujours. Le grand public voit en lui une sorte de rodomont fêtard, chasseur, buveur, coureur de femme, alors qu’il est un tragique. Peut-être encore plus tragique que Faulkner.
Jacqueline de Romilly, était une « grande universitaire » comme on dit. Elle a voué sa vie à l’étude du grec et de la Grèce antique. Elle possédait une maison au cœur de la Sainte-Victoire. À l’âge de la retraite elle a écrit un livre lumineux sur la montagne, un livre-bilan, sa montagne de l’âme en quelque sorte.
J’évoque aussi d’autres personnages qui ont gravité dans les parages de la Sainte-Victoire et qui m’ont marqué : Antonin Fabre, le professeur qui a conforté mon goût de lire et Henri un artiste qui m’a transmis sans le savoir celui d’écrire.

Dans ce livre, comme dans bien d’autres, tu mêles l’histoire littéraire et l’histoire personnelle, en l’occurrence ici celle de ton enfance à Aix-en-Provence. C’est donc là un mode de narration que tu privilégies ?

La littérature a toujours fait partie intégrante de mon existence. Pour moi, lire, c’est vivre plus intensément. C’est « multiplier la vie » comme l’a joliment écrit Jacques Laurent. Une multitude de livres m’habitent depuis l’enfance et c’est donc de façon « naturelle » que j’entretiens un dialogue constant avec les auteurs. Il m’est impossible de les séparer de ma propre histoire puisqu’ils sont les meilleurs de mes amis. Ils m’accompagnent donc fidèlement dans mon histoire personnelle. Ils sont pour moi le grand remède.

En filigrane de ce livre, mais aussi de certains de ceux qui l’ont précédé, une douleur ancienne se fait jour, liée à la mort d’êtres chers. Ton livre se clôt même de façon assez abrupte sur une sorte de parabole qui touche à la condition humaine et aux blessures qu’elle laisse en chacun. Sans entrer dans les confidences – je connais ta pudeur – penses-tu que tu te livres et délivres un peu plus à chaque livre ?

Quand j’ai achevé ce livre, j’ai réalisé que je ne l’avais écrit que pour parvenir au dernier épisode. Lequel se rattache au début.
Je crois que tout auteur ne fait que se livrer et se délivrer. Tout écrit, sous divers masques, est constamment autobiographique.

Sur quoi (ou sur qui) travailles tu actuellement ?
Foucault disait qu’on ne finit un livre que lorsqu’on en a commencé un autre. Et c’est un peu vrai. J’ai mis un point final à celui-ci lorsque j’ai eu envie d’évoquer ma traversée des Alpes en compagnie de Marc-Aurèle et de Sénèque, deux de mes maîtres.
Et si j’aime les longues randonnées, je prise aussi les balades minuscules dans ma ville de Narbonne, à la façon d’un Sansot ou d’un Taniguchi. Aussi, j’ai commencé à écrire d’un pas tranquille « Le promeneur narbonnais ».
Autre travail en cours de l’ordre de la poésie et de la chanson : un hommage à Jean-Claude Izzo, poète et auteur de polars marseillais. Total Izzo sera décliné dès cet automne avec le contrebassiste Jonathan Bastianelli.

(Avril 2018)

 

 

SIGNATURE DU LIVRE CHEZ LIBELLIS

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Jacques Ibanes lit un extrait de son ouvrage à l'exposition d'Anne-Marie Jaumaud à Castelnaudary  (Galerie 113 , 36 avenue Frédéric Mistral )

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #Presse
Victor Hugo n'a pas vu la Sainte Victoire de Jacques Ibanès dans les soirées de Paris.

ARTICLE DES SOIREES DE PARIS
En compagnie de Victor Hugo et de Jacques Ibanès
Publié le 26 février 2018 par Philippe Bonnet

En 1839, Victor Hugo se promène dans le sud de la France avec sa compagne Juliette Drouet. Ils ont la chance de faire du tourisme, un mot encore très rare dans un pays où le labeur rural est toujours dominant. Au mois d’octobre ils passent en diligence devant la montagne Sainte-Victoire sans que cela ne les émeuve particulièrement. Cézanne n’a pas encore peint des dizaines de fois son sujet préféré. C’est en partant de cette information en creux que l’écrivain Jacques Ibanès vient de publier « Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire ».

En se mettant dans les pas de l’homme immense qui voyait tout en grand, Jacques Ibanès a trouvé un bon prétexte pour nous faire également suivre les siens et nous parler de Cézanne on l’a dit, mais aussi de Colette, de Jacqueline de Romilly et même d’Hemingway surpris alors qu’il faisait du stop en bord de route française. Et aussi d’un certain Jean-Antoine Constantin qui lui aussi avait peint le massif de la Sainte-Victoire, « envoûté » par son charme magnétique.

Mais pour s’autoriser tout un tas de digressions, si bien écrites que jamais on ne lâche son mince livre d’une centaine de pages, Jacques Ibanès doit payer son écot à cet Hugo qui voyait en Avignon une « petite ville d’un aspect colossal ». Incorrigible amplificateur qui allait jusqu’à ajouter de « la grandeur à la grandeur » histoire de ne jamais quitter les chemins de crêtes de ses pensées qui éclairaient les jours comme les nuits de ses contemporains.

Enfin, les pensées XXL de Victor Hugo connaissaient aussi des bas. Jacques Ibanès raconte qu’à cette époque où le chemin de fer n’avait encore acquis tout son déploiement, Victor Hugo et Juliette Drouet avaient choisi le bateau à voile pour aller de Lyon à Avignon. Il fallait 12 heures de trajet jusqu’à la Cité des Papes pour se changer du frisquet climat lyonnais, ce qui a fait dire à Hugo que durant ce laps de temps il était passé de « novembre à juillet ». Encore une bonne formule de ce cerveau jamais en reste. Mais là où l’anecdote vaut son pesant de monnaie, c’est que l’auteur des « Misérables » doit à la fin de son trajet, affronter la communauté oubliée des portefaix, c’est à dire des hommes qui prenaient d’autorité vos bagages pour les emmener à l’hôtel contre rétribution. Un péage que Victor Hugo avait avalé de travers nous narre Jacques Ibanés. Pourtant connu pour sa générosité, le voyageur contemplatif ayant vogué sur le Rhône avait dû s’acquitter mal gré de trente sous pour le service. Ce qui lui favait ait dire dans une lettre adressée à sa femme officielle restée à Paris, « je me souviendrai jusqu’à mon dernier jour de la pièce de trente sous d’Avignon ».

Massif de Sainte-Victoire

C’est ainsi que court le livre avec des anecdotes personnelles qui font écho à la vie itinérante de Victor Hugo. Et ce musicien qu’est Jacques Ibanès, par ailleurs interprète talentueux de de Guillaume Apollinaire, nous bringuebale de page en page dans sa propre érudition avec une légèreté pleine d’agrément. Nous sommes conviés à suivre cet anachronique attelage littéraire en diligence, parfois en train, en voiture ou en bateau, avec des passagers inattendus autant que dépareillés. Jacques Ibanès laisse même filtrer une admiration sensuelle pour Colette dont il caressait les livres de la main au moment de son adolescence, avec semble-t-il, d’autres idées en tête. D’ailleurs à quoi pensait Cézanne en peignant et repeignant la Sainte-Victoire. À la géologie, à l’esprit du cubisme qui émergeait mine de rien sous son pinceau? Pour Jacques Ibanès c’est plus simple, il la traitait surtout comme une femme désirée, que nul ne connaissait mieux que lui.

PHB

« Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire » Jacques Ibanès Fauve Éditions 14 euros

Victor Hugo n'a pas vu la Sainte Victoire de Jacques Ibanès dans les soirées de Paris.
Victor Hugo n'a pas vu la Sainte Victoire de Jacques Ibanès dans les soirées de Paris.
Victor Hugo n'a pas vu la Sainte Victoire de Jacques Ibanès dans les soirées de Paris.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre et devenir la protagoniste d'un roman jeunesse!

Dans ma carrière d'enseignante, j'aurai eu droit à tout ! Hier pourtant , ma journée a été ensoleillée par l'originalité de ma chère Angèle qui n'a pas fini de m'étonner. Chaque jour quand j'arrive en classe, je me demande ce qu'elle va pouvoir inventer ou m'annoncer...D'ailleurs, elle a tellement à dire, à raconter, sa pensée allant plus vite qu'un jet, que je l'ai envoyée faire un débat philo jeunesse à la médiathèque cet après -midi. Qui sait, parlera-t-elle peut-être du Schpountz (version Pagnol) qui est son film préféré ou des ylang ylang de Mayotte.

Tout ça pour dire quoi? Tout simplement, hier, après avoir découvert en classe la signification du verbe AMADOUER à conjuguer à la première personne du pluriel de l'imparfait (faites-le, c'est très drôle), elle est arrivée à mon bureau un quart d'heure plus tard,  avec un livre dont elle est l'héroïne et où l'on parle de moi. Du haut de ses 10 ans, elle m'a annoncé triomphalement : "Maîtresse, je viens vous amadouer avec le roman que ma Marraine m'a offert à Noël! Vous êtes dedans, je l'ai fini, je vous le prête". J'avoue que je suis restée bouche bée, que j'ai éclaté de rire et que j'ai proposé un exercice supplémentaire à mes élèves  pour commencer ma lecture (un peu sélective à vrai dire) car ce n'est pas tous les jours qu'on est dans un livre! L'Education Nationale me pardonnera pour cette surcharge cognitive imposée aux enfants à ce moment-là ! Quant à Angèle, bravo pour le réinvestissement du verbe A.MA.DOU.ER!

C'est ainsi que j'ai appris qu' on trouvait des romans tout faits sur internet  avec un bon nombre de détails sur la vie des lecteurs à qui on les offre.

Avant de  commander un livre (j'ai testé), on vous pose une trentaine de questions sur l'environnement et le quotidien de l'enfant ou l'adolescent à qui est destiné le livre et ABRACADABRA, le texte est personnalisé. Si je reste dubitative sur la qualité littéraire du récit, l'idée est très sympathique et très drôle et c'est un beau cadeau à faire. Une sorte de livre doudou! 

Merci Angèle pour cette belle surprise de début d'année!

Vivre livre et devenir la protagoniste d'un roman jeunesse!
Vivre livre et devenir la protagoniste d'un roman jeunesse!
Ibanès s'écrit avec un S!

Ibanès s'écrit avec un S!

Vivre livre et devenir la protagoniste d'un roman jeunesse!
Vivre livre et devenir la protagoniste d'un roman jeunesse!
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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre

Jamais je ne pars en vacances sans livre, ce serait absolument inconcevable. Dans ma PALEV (Pile à Lire En Vacances), j'ai eu le temps en une semaine de dévorer trois ouvrages incroyables. En arrivant sur notre lieu de vacances, COSTA BRAVA de Neuhoff m'a été offert et j'ai lu ce roman en 48 heures.

Les Canyelles.

Les Canyelles.

Devant la GUA GUA dont on parle dans le livre.

Devant la GUA GUA dont on parle dans le livre.

Vivre livre sur la Costa Brava.

Quel bonheur de vivre plusieurs semaines de vacances en même temps (celles de l'auteur qui vient depuis vingt ans à un jet de pierre du lieu où nous avons résidé et les nôtres!). J'ai vraiment aimé ce livre bourré de tendresse, d'amour et d'amitié qui décrit le changement radical de la Costa Brava au fil du temps. C'était merveilleux de voir les mêmes paysages, de sentir les mêmes odeurs, de profiter du même soleil que ceux d'Eric Neuhoff.

Costa Brava de Eric Neuhoff - Albin Michel

Vivre livre sur la Costa Brava.

Le Cap de Creus fut mon gros coup de coeur durant le séjour et Prévert à ce moment-là m'accompagnait...J'ai aimé découvrir dans un des plus beaux endroits du monde l'ensemble de ces trois scénarios inédits commentés par Carole Aurouet spécialiste en Prévertie. Même un goéland curieux de poésie et de cinéma ne s'y est pas trompé! Ce livre est une véritable pépite, chaque réplique donne à réfléchir sur la condition humaine.

 

Cinéma

. Scénarios inédits Présentation des scénarios inédits et commentaire de la filmographie par Carole Aurouet

Première parution en 2015

Préface de N. T Binh

Collection Folio (n° 6047), Gallimard
Parution : 09-03-2017
 
Vivre livre sur la Costa Brava.
Vivre livre sur la Costa Brava.
Vivre livre sur la Costa Brava.

Le voyage se fait aussi dans le temps et celui-ci fut merveilleux. En plus de jolies recettes, le récit sur les petites filles modèles est une parfaite réussite. Ma relation à ce livre fut tout simplement fusionnelle. Le texte est beau, les photos sont sublimes et mon coeur faisait des petits bonds de sardine à chaque page...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
VIVRE LIVRE : Le rameur d'Ulysse , un vrai livre écrit en classe.

Σειρῆνας μὲν πρῶτον ἀφίξεαι, αἵ ῥά τε πάντας
ἀνθρώπους θέλγουσιν ὅτις σφεας εἰσαφίκηται.
Homère  - Odyssée, XII, v.3 39-40
Il vous faudra d'abord passer par les Sirènes,
elles charment tous les mortels qui les approchent…

Notre Odyssée
Pendant près de six mois, 31 cyclopes et sirènes de CM2 et 7 classes de 6ème ont vécu en commun une très belle Odyssée au pays des mots et de la mythologie.
Inspirés par une quinzaine de gouaches qui ont été réalisées par leurs camarades collégiens, les enfants d’Ulysse ont participé à de nombreux ateliers d’écriture et appris comment on fabriquait un livre de sa conception à sa réalisation .
Sur l’île des Mots, les scribes en herbe ont étudié la typologie des textes et le vocabulaire mythologique.
Sur l’île des Internautes, de nombreuses recherches que l’on peut qualifier vraiment d’homériques ont été menées pour conserver une cohérence avec le texte de l’Odyssée.
Sur l’île des Rêves, chacun a pu exprimer ses chimères.

Sur l’île des Rendez-vous, ils ont appris l’interdisciplinarité : découverte de la langue grecque et des textes homériques, approche de l’art hellénique, découverte de l’opérette avec Offenbach et La belle Hélène. Ils ont même rencontré trois rameurs d’une autre Odyssette bien réelle et ont reçu d’eux une carte postale du berceau de la civilisation grecque. Sur l’île des Petits d’Hommes, pugnacité, solidarité, amitié et bonne humeur ont été les quatre points cardinaux de nos raconteurs d’histoires partis sur les traces d’Alexandros, le valeureux marin d’Ulysse disparu. L’oeuvre de référence fut le célèbre stamnos du Chant des sirènes exposé au British Museum de Londres. Gageons que cette activité commune aura donné à tous le goût de lire, d’écrire et de créer.

Parution prévue le 4 mai aux éditions du jais.

Le repas de Polyphème !!!!

Le repas de Polyphème !!!!

Le chant d'amour d'Aphrodite...

Le chant d'amour d'Aphrodite...

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