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Madame Rhinocéros

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Les surprises de la vie...

Articles avec #spectacles catégorie

Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #Presse, #Spectacles
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Merci à Michel Baglin pour son article concernant Jacques Ibanès.

Voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire sans jamais oser le demander.

 

« Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire »

Un entretien avec un passionné des livres

1839, Hugo et Juliette Drouet gagnent le Sud de la France. Jacques Ibanès les accompagne un bout de chemin, puis se lance sur d’autres traces, celle de Cézanne, de Colette, de jacqueline de Romilly et... de sa propre enfance.
Entretien

 

 

 

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(Fauves éditions. 108 pages. 14 euros)

Après Giono, Apollinaire, Tolstoï et quelques autres – et après avoir mis en musique et en voix de nombreux poètes – l’écrivain et chanteur Jacques Ibanès se penche cette fois sur Hugo.

Assez brièvement en vérité, car le bon Victor n’a pas remarqué la Sainte-Victoire dont il est beaucoup question ici, mais il est allé à Aix-en-Provence avec Juliette Drouet en 1839 et cette évocation est prétexte pour notre auteur à croiser des écrivains et des artistes qu’il aime et qui l’ont toujours accompagné, de Cézanne à Jacqueline de Romilly, de Colette à Hemingway, d’Homère à son cher Giono.

Comme il l’avait fait dans de précédents ouvrages, « le Voyage à Manosque  » ou « L’Année d’Apollinaire », il entrelace le récit des pérégrinations de ses auteurs de prédilections les souvenirs de sa propre enfance en Provence, mêlant parfois le tragique aux paysages lumineux et les réflexions sur la création à l’évocation de la beauté du monde.

Un entretien avec Jacques Ibanès


Michel Baglin.- Tu as consacré des livres à Giono, à Apollinaire, à Tolstoï - à travers son secrétaire que tu as connu – et tu as mis en musique bien d’autres auteurs. Cette fois, c’est Hugo qui s’invite sous ta plume… Quelle place tient-il dans ton Panthéon ?

J’ai découvert Hugo très tôt avec « Les Misérables » que j’ai lu dans la version intégrale à l’âge de 9 ans ! J’avais une admiration sans borne pour cet auteur dont j’entrepris par la suite de lire l’intégralité de l’œuvre. Après quoi, je m’en suis détaché en ne conservant plus sous la main que « Choses vues », un recueil posthume de ses carnets où il notait pêle-mêle des impressions, de petits faits vrais, des descriptions de voyages. Et des réflexions qui sont tout à la fois un trésor d’érudition, de verve, de profondeur et de modernité. C’est le génie en action curieux de tout, notant les choses les plus anodines comme les plus sublimes et les reliant parfois pour leur donner du sens.

La Sainte-Victoire est bien présente dans ton livre mais si Hugo ne l’a pas vue, c’est, dis-tu, qu’elle n’existait pas avant que Cézanne ne la célèbre. Serait-ce la littérature, et plus généralement les arts, qui rendent les choses et les êtres visibles ?

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La montagne Sainte-Victoire par Paul Cézanne

Lorsqu’Hugo longe la Sainte-Victoire, lui pourtant si attentif à consigner le moindre détail, à compter les arches des ponts, à noter la couleur des chevaux, eh bien il ne dit pas un mot sur la montagne qui domine la ville d’Aix. Il est passé devant cette masse sans la voir ! Ses prédécesseurs avaient fait de même et c’est à partir de Cézanne qu’elle s’impose à tous comme une évidence. Comme s’imposent le lac de Genève après Rousseau, la Haute-Provence après Giono, ou la Brière après Cadou…
C’est que les créateurs nous donnent à voir les choses, à prendre conscience de leur présence et de ce que nous appelons la beauté. Ils sont en quelque sorte des intercesseurs qui les dévoilent aux ignorants que nous sommes. Des inventeurs, au sens archéologique du terme.

Au fait, pour toi, que représente cette sacrée montagne ?

Sa morphologie et son assemblage tellurique en font véritablement un personnage qui change en permanence selon l’angle d’où on la voit et les jeux incessants de la lumière. Avec un tel sujet Cézanne était sûr de peindre chaque fois un modèle différent qui contenait tout un monde, qu’il pouvait confronter à son monde intérieur.
Cette montagne, je l’ai eue sous les yeux durant toute ma jeunesse. Elle faisait partie intégrante de moi-même, un peu à la façon d’un être familier. Sacrée montagne, voire montagne sacrée dans le sens où, comme sur la plupart des hauteurs, on avait érigé depuis la nuit des temps un temple à son sommet, puis par la suite un édifice chrétien…

Et la Provence de ton enfance ?

Je l’ai découverte à l’âge de trois ans. Ma mère avait quitté le domicile conjugal de l’autre côté de la Méditerranée et s’était installée avec moi. Mais la découverte de la Provence est intimement liée à la connaissance que je fis en même temps de l’être que j’ai le plus admiré dans ma vie : Pierrot mon beau-père, à qui ce livre est dédié. Pour moi, il est demeuré jusqu’au bout le héros de mon enfance, une sorte d’Ulysse qui partait sur tous les continents et finissait toujours par revenir. Il continuait de m’accompagner et de me raconter les histoires fabuleuses de sa vie au moment où j’écrivais ce récit. Il allait sur ses cent ans. Et juste après que j’aie achevé mon livre, il a appareillé pour son dernier voyage.

Parmi les auteurs dont tu parles ici, il y Colette et Hemingway, et Jacqueline de Romilly. Parle-nous de ton admiration et de ton affection pour eux.

Colette, je me suis vraiment mis à l’aimer en évoquant simplement son nom avec un camarade au cours d’une promenade de collégien dans la Sainte-Victoire. C’est ainsi qu’elle est devenue « la femme de ma vie » comme je le raconte dans ce récit ! Ses livres sont toujours à portée de ma main.
Quant à Hemingway, il est celui vers lequel je reviens toujours. Le grand public voit en lui une sorte de rodomont fêtard, chasseur, buveur, coureur de femme, alors qu’il est un tragique. Peut-être encore plus tragique que Faulkner.
Jacqueline de Romilly, était une « grande universitaire » comme on dit. Elle a voué sa vie à l’étude du grec et de la Grèce antique. Elle possédait une maison au cœur de la Sainte-Victoire. À l’âge de la retraite elle a écrit un livre lumineux sur la montagne, un livre-bilan, sa montagne de l’âme en quelque sorte.
J’évoque aussi d’autres personnages qui ont gravité dans les parages de la Sainte-Victoire et qui m’ont marqué : Antonin Fabre, le professeur qui a conforté mon goût de lire et Henri un artiste qui m’a transmis sans le savoir celui d’écrire.

Dans ce livre, comme dans bien d’autres, tu mêles l’histoire littéraire et l’histoire personnelle, en l’occurrence ici celle de ton enfance à Aix-en-Provence. C’est donc là un mode de narration que tu privilégies ?

La littérature a toujours fait partie intégrante de mon existence. Pour moi, lire, c’est vivre plus intensément. C’est « multiplier la vie » comme l’a joliment écrit Jacques Laurent. Une multitude de livres m’habitent depuis l’enfance et c’est donc de façon « naturelle » que j’entretiens un dialogue constant avec les auteurs. Il m’est impossible de les séparer de ma propre histoire puisqu’ils sont les meilleurs de mes amis. Ils m’accompagnent donc fidèlement dans mon histoire personnelle. Ils sont pour moi le grand remède.

En filigrane de ce livre, mais aussi de certains de ceux qui l’ont précédé, une douleur ancienne se fait jour, liée à la mort d’êtres chers. Ton livre se clôt même de façon assez abrupte sur une sorte de parabole qui touche à la condition humaine et aux blessures qu’elle laisse en chacun. Sans entrer dans les confidences – je connais ta pudeur – penses-tu que tu te livres et délivres un peu plus à chaque livre ?

Quand j’ai achevé ce livre, j’ai réalisé que je ne l’avais écrit que pour parvenir au dernier épisode. Lequel se rattache au début.
Je crois que tout auteur ne fait que se livrer et se délivrer. Tout écrit, sous divers masques, est constamment autobiographique.

Sur quoi (ou sur qui) travailles tu actuellement ?
Foucault disait qu’on ne finit un livre que lorsqu’on en a commencé un autre. Et c’est un peu vrai. J’ai mis un point final à celui-ci lorsque j’ai eu envie d’évoquer ma traversée des Alpes en compagnie de Marc-Aurèle et de Sénèque, deux de mes maîtres.
Et si j’aime les longues randonnées, je prise aussi les balades minuscules dans ma ville de Narbonne, à la façon d’un Sansot ou d’un Taniguchi. Aussi, j’ai commencé à écrire d’un pas tranquille « Le promeneur narbonnais ».
Autre travail en cours de l’ordre de la poésie et de la chanson : un hommage à Jean-Claude Izzo, poète et auteur de polars marseillais. Total Izzo sera décliné dès cet automne avec le contrebassiste Jonathan Bastianelli.

(Avril 2018)

 

 

SIGNATURE DU LIVRE CHEZ LIBELLIS

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Jacques Ibanes lit un extrait de son ouvrage à l'exposition d'Anne-Marie Jaumaud à Castelnaudary  (Galerie 113 , 36 avenue Frédéric Mistral )

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Spectacles, #Presse
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!

Mais pourquoi Hugo n'a pas vu cette célèbre montagne peinte par Cézanne? Pour le savoir, il faut lire le livre! C'est ce qu'ont décidé de faire de nombreux lecteurs venus à la rencontre de Jacques Ibanès le 17 et 18 mars au Puy Sainte-Réparade . Si le nom de cette commune vous dit quelque chose, c'est normal! Ce gros village était le dernier fief de Victor Lebrun secrétaire français de Tolstoï pendant 10 ans.

Revenons à nos livres, Jacques a donc été très sollicité par ses lecteurs durant ce week-end et a aussi présenté devant une salle enthousiaste son récital sur Apollinaire.

Jacques a eu le bonheur de partager les honneurs de la presse à trois reprises avec Andréa Ferréol. Il a eu la chance de déjeuner avec cette grande comédienne pendant que je corrigeais des copies à Narbonne, mais j'ai eu la chance de recevoir un mot amical suite à ce repas. Ce week-end et la semaine suivante furent aussi la fête de l'amitié. Notons le témoignage de Gérard Allibert qui a lu le livre. Ce qu'il a écrit est très beau.

 
Mon ami Jacques ... mais déjà ces trois premiers mots m'imposent une rapide parenthèse, je l'ouvre immédiatement. Elle ne sera pas longue (... enfin j'espère!)

Je dis "mon ami" et c'est certainement présomptueux de ma part ... mais ce soir, après avoir lu son livre, je suis - quoique tout à fait modestement - particulièrement heureux d'avoir pu suivre ses traces dans ce nouveau voyage en littérature tel qu'il les affectionne.
J'ai bien souvent gravi les sentiers qui permettent d'accéder au sommet de la Sainte-Victoire, au Pic des mouches ... mais, pour la circonstance, Jacques navigue devant. Son pas est sûr, c'est celui d'un marcheur qui sait parfaitement où il se dirige, même si là où il pose ses pieds, ses mots et ses phrases, personne ne les a posés avant lui.
Et en effet c'est un chemin qui lui est tout personnel qu'il ouvre pour son lecteur. Et oui, on est heureux de suivre ces traces ... qui sont les siennes. Il y a là l'assurance du marcheur déterminé à avancer, et - plus secrètement - comme les phasmes qui vivent là nombreux sur les flancs de cet immense vaisseau minéral et se dissimulent pourtant au promeneur distrait, il y a son intime fragilité. " Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson", disait le grand Georges ...

Tenez, l'apparition d'Ernest l'amateur de canne à pêche, de corrida, de whisky de contrebande et de longues jambes féminines, possiblement. Je croyais bien le connaître un peu. Et voilà que Jacques me révèle, en quelques courtes pages à peine, un apparemment infime moment d'une seule journée de sa vie ... qui est tout le contraire d'une anecdote cependant ! Je sais que cette pierre sans prétention restera à présent un repaire essentiel sur ce sentier battu par les cinq vents de Provence dont il se dit qu'ils auraient pu donner son nom à la montagne sacrée. "Une histoire de pêche, me dit-il" écrit seulement Jacques. Et au bord de cet à-pic qui domine la vallée de l'Arc on en a les jambes qui flageolent. Je dis les jambes, je devrais bien sûr dire le cœur.

Pas de gras. Cent courtes pages. Six chapitres. Le premier s'intitule Voyager. Le dernier Partir. Incidemment, autre minuscule pierre discrète le long du raidillon, le marcheur évoque "le fameux poème de Cavafy". Jacques ne dit rien d'autres que fameux. Sainte-Victoire. Le lieu s'y prête, la mise en abyme est vertigineuse ...

"Quand tu partiras pour Ithaque ..." ainsi débute le premier vers du longtemps méconnu poète d'Alexandrie.
Il arrive parfois que l'on croise parfois, ici ou là, des m'as-tu-vu-quand-je-marche avec de gros sacs. Et de gros sabots. Mon ami Jacques c'est juste le contraire. Le dépouillement extrême. Le cœur-cerf. Et simplement le sang qui circule dans les veines.

Comme je pose scrupuleusement mes pas à la suite des siens, je ni dirai rien de Toto ni de sa Juliette chérie. Ni donc du Café de l'Europe à Rochefort qui marquera la fin de leur périple. Ce récit là est ineffable par un autre que son auteur. D'ailleurs, quand on en sera arrivés là à attendre la voiture de La Rochelle, il ne restera pour l'immense géant qui aura été étranger à la future invention de Cézanne que quelques lignes pour clore le chapitre.
Et pourtant.

Puis deux pages ultimes. Un couple de gitans. Le " Notre Père " et le "Je vous salue Marie". Et le mécréant définitif que je suis en aura durablement les larmes aux yeux.

Voilà, il est temps que je referme la parenthèse. Trop longue évidemment. J'en resterai donc là. Tant mieux ! Tout le reste, qui est évidemment l'essentiel, appartient à la phrase de Jacques. À la main qui tient son stylo. Et aux battements de ce muscle, dit-on, au creux de sa poitrine.
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Spectacles
Eve de Péguy, le 11 février à Carcassonne.

Le 11 février à l’église des Carmes de Carcassonne, je serai Sainte Geneviève dans une lecture de Charles Péguy (Elle est la patronne de Paris et de la Gendarmerie nationale).

Avec la complicité de Raymond, Jean, Jacques, Sylvie et Monique à la cythare.

Sainte Geneviève - Paris - Nominis - Eglise catholique

Ève - Wikisource

 
Eve de Péguy, le 11 février à Carcassonne.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Spectacles
APOLLINAIRE, L'AMOUR, LA GUERRE à Narbonne

Le 18 novembre, Jacques Ibanès présentera son récital APOLLINAIRE , L'AMOUR, LA GUERRE à l'annexe de la MJC de Narbonne. Il s'agit d'une création composée de poèmes (poèmes, correspondance) et de chansons (sur 13 musiques originales), qui fera l'objet d'un CD très prochainement.

Ce spectacle a été donné dans diverses villes et a toujours connu un grand succès . Il y a eu Amboise (sur une invitation de Martine Le Coz - Prix Renaudot), Tarbes, Lourdes, Aix-en- Provence ( à l'Université) , Cazouls les Béziers , Carcassonne, Le théâtre de la mer à Sète, Bergerac, Sel de Bretagne et dans la salle des Synodes à Narbonne, lors des journées du patrimoine (Ce jour-là, malgré le brouhaha d'une sono mise à fond à l'étage en dessous, le public nombreux -la salle était pleine comme un oeuf- est resté, enchanté).

Concernant ses interventions, de belles critiques ont été faites.

Marie Rouanet (auteur) :

"Sa voix monte claire, large, bien timbrée, vibrante pour dire et chanter la tendresse, l'amitié , les justes révoltes contre l'injustice et surtout l'amour fou."

Ouest France:

"Jacques Ibanès en concert: un moment magique."

Hélène Martin (Chanteuse rive gauche, amie de Giono, Char, Aragon, Neruda...):

"Parfois une rudesse de ton cache une délicatesse bourrue à la Rimbaud. Jacques Ibanès n'a pas peur d'être poète, il est PARMI."

Gérard Allibert:

"Il y a sa voix aussi, bien sûr. C'est elle qui vous intriguera la première. Patiemment façonnée dans ce même univers des poètes où la parole de celui qui chante se nourrit du souffle du vent , du tranchant de la pierre et de la sève de l'arbre."

Catherine Dagois (contralto):

"La chaleur de cette belle voix grave et expressive, à la diction naturelle et élégante, épouse parfaitement l'atmosphère de textes sensuels et subtils. L'émotion sincère qui s'en dégage est renforcée par des harmonies raffinées en demi-teintes, sans ostentation."

L'indépendant :

."Jacques Ibanès...une présence , où se lit la ferveur pour un répertoire qu'il promène sur de nombreuses scènes dans toute la France."

"...Un artiste dont la voix expressive et la sensibilité inspirée ont captivé le public."

La Dépêche:

"Venez nombreux découvrir ce grand artiste de talent..."

Le petit journal de l'Hérault:

"Le 2 janvier 1915, Apollinaire quitte les bras de Lou avec laquelle il a passé
les fêtes de fin d’année à Nice. Dans le train qui le ramène à sa caserne de Nîmes, il rencontre une jeune femme, Madeleine, qui, elle, retourne à Oran où elle vit.
Quand il part sur le front de Champagne au début du printemps, sa liaison
avec Lou se distend et il écrit à Madeleine.
Cette année 1915 se déroulera sur le front de la guerre où l’artilleur va bientôt devenir fantassin et sur le front de l’amour entre deux femmes qui sont ses inspiratrices et pour lesquelles il écrira des poèmes qui sont parmi les plus beaux de son œuvre. A la fin de l’année, il fera le voyage à Oran pour rejoindre Madeleine avec laquelle il s’est fiancé.
De cette histoire vraie, Jacques Ibanès a tissé un récit dans lequel il restitue
les moments passionnés d’une année cruciale dans la vie du poète, en y mêlant les souvenirs de sa propre fréquentation de l’œuvre et il propose en parallèle un spectacle où alternent textes et chansons du poète autour de l’amour et de la guerre.
Jacques Ibanez, chante les Poètes, Aragon, Apollinaire, Neruda, Prévert…"

Martine LE COZ (Prix Renaudot):

C'était tellement beau, nous étions tellement bien.
L'humanité de Jacques Ibanès a fait revivre Apollinaire. Jacques est venu à Amboise qu'avait connue le poète. Nous ne nous souvenions plus des rimes et des phrases apprises en classe. D'Apollinaire, nous n'avions gardé peut-être que l'image de l'homme au bandage et celle d'un texte-fontaine...
Calligrammes : la beauté prélude à la lettre. Quelle vie, soudain, familière et profonde ! Jacques Ibanès introduit Apollinaire de la manière simple et sensible qui lui est propre. Il le chante et lui donne le souffle. De la modestie, nulle emphase. L'amour s'approche, la guerre se précise. Avec Jacques Ibanès, Apollinaire se confie. Nous écoutons avec une attention entière les lettres que Jacques délivre. Nous montons dans le train et nous regardons Lou, assise en face de nous. Nous regardons Madeleine. Nous avons vu les obus. L'amour et la guerre sont sortis des livres. Maintenant, nous respirons tous ensemble. Cela n'a pas pris longtemps.
Oui, l'amour - nous l'avons éprouvé pendant que Jacques lisait. Nous ne nous y attendions pas, nous ne pouvions pas savoir que nous ferions ce voyage, que le compartiment des amoureux serait le nôtre. Nous ne savions pas que nous en avions besoin.
Nous en avions tant besoin. Dit comme cela, chanté comme cela, avec cette voix de bonté.

 

APOLLINAIRE, L'AMOUR, LA GUERRE à Narbonne

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Atelier Imaginaire, #Presse, #Spectacles
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

Le 19 octobre , Jacques Ibanès accompagné au tar, à la balalaïka et autres cordes par Pierre Hossein, a présenté pour la première fois LA PROSE DU TRANSSIBERIEN de Blaise Cendrars et le public est venu nombreux.

Un article est paru dans la dépêche du midi:

"Dis moi Blaise"

Adapter la "Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France" du poète Blaise Cendrars, Jacques Ibanès en rêvait depuis longtemps."Depuis quarante ans, en fait, précise le récitant. A l'époque, j'avais été bouleversé par l'interprétation qu'avait donnée Vicky Messica". La voix grave de Jacques Ibanès sert à merveille les vers révolutionnaires du contemporain de Giacometti et d'Apollinaire. A ses côtés Pierre Hossein concentré , totalement dans l'ailleurs de ce voyage, rythme cette prose en jonglant avec les instruments à cordes. Des applaudissements sans fin semblaient décupler la présence du public à l'hôtel Brauhauban. "Dis Blaise, sommes-nous loin de Montmartre?" Ph. A

 

 

Extrait :

En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

Blaise Cendrars

 

On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Spectacles
L'atelier imaginaire de Lourdes
"Mettons un rêve dans notre vie et soufflons dans les voiles." GR

Guy Rouquet l'organisateur du festival, dans sa présentation, annonce tout de suite la couleur: l'Atelier Imaginaire a pour mission de stimuler la création littéraire et artistique. Il s'attache à promouvoir des talents nouveaux, des "passeurs de rêves", des "professeurs d'enthousiasme".

Jacques Ibanès y sera présent cette année encore( pour la 5ème fois) pour 9 représentations.

En bon Monsieur Rhinocéros, le destin a voulu qu'il commence sa tournée au BALUCHON à Lourdes le 8 octobre avec son programme Rive Gauche. L'effigie de ce café couchette n'est rien d'autre qu'une tête de Rhino!

Le 9 octobre au Palais des Congrès de Lourdes LES JARDINS DE PREVERT. Un récital où les animaux parlent et où les rêves se baladent. Il y a des amoureux, des militaires, le Pape et le bon Dieu, de nombreux rois de France et toute la cohorte des enfants joyeux avec le cancre à leur tête qui dessine le visage du bonheur. Il y a aussi quelques amis de Prévert qui n'ont pas oublié leur enfance : Ferré, Vian, Trenet, Perret, Brassens, Gainsbourg, Moustaki...

Puis deux spectacles pour enfants dans les écoles avec Nos amis les mots, nos amis les animaux...

Le 15 octobre au Conseil régional de Tarbes, un spectacle qu'on ne présente plus ici, Apollinaire, l'amour la guerre.

Le 17 octobre au Palais des Congrès de Lourdes avec ses amis Didier Le Gouïc, Roula Safar, Jean-Charles Vasquez,...Jacques chantera dans un spectacle intitulé LIGNES DE CŒUR.

C'est la version orale , sonore et musicale de Lignes de vies édité au Castor Astral, un ouvrage dans lequel 18 écrivains disent le rapport, qu'ils entretiennent avec la poésie depuis leur prime jeunesse. Chaque participant a été invité à choisir les 10 poèmes qui lui venaient directement à l'esprit et qui lui tenaient le plus à cœur. Jacques interprètera ainsi Brassens, Ferré qui ont mis les poètes en musique et dira avec les autres participants des textes d'Hugo, Apollinaire, Prévert , Eluard, Char, St John Perse...

Le 18 octobre à Lourdes HOMMAGE à YVES ROUQUETTE en compagnie de Michel Baglin et Marie Rouanet

Le 18 octobre: Jacques chantera pour Maître Jacques...Chancel

Des textes de Jacques Chancel, Marcel Jullian, Nyssen, Pivot, Delteil, Béart, Brassens... seront lus et interprétés par Guy Rouquet, Pierre Hossein , Jacques Ibanès, Le Gouïc, Roula Safar, Nicole et Jean-Charles Vasquez....

Jacques Chancel a accompagné et porté durant de nombreuses années les réalisations de l'Atelier Imaginaire à chaque fois qu'il le pouvait: comme lecteur, journaliste, passeur de culture, amoureux des Arts et des Lettres, et ceci avec un véritable sens de la fraternité.

L'atelier imaginaire a lieu entre Lourdes et Tarbes du 7 au 21 octobre 2015. C'est la 31ème année que ce festival a lieu.

NB: Monsieur Rhino vient de pousser un ROARRHHHHHHHH de mécontentement au téléphone, cela ne fait pas 5 ans qu'il participe à l'atelier imaginaire mais 6 ans! Saperlipopette!

La Dépêche 9 Septembre 2015

À partir du 7 octobre et jusqu'au 21, l'association l'Atelier imaginaire, emmenée par Guy Rouquet depuis 1980, lance sa 31e Quinzaine littéraire et artistique. Une tradition dans le département, notamment à Lourdes, avec deux initiatives différentes : la Décade littéraire et les Journées magiques. Même si l'événement culturel a évolué, mettant un terme en 2011 au prix Prométhée de la nouvelle et au prix de poésie Max-Pol-Fouchet, «je ne voulais pas abandonner l'édition de livres. Sans le livre, sans édition originale, point d'atelier imaginaire», fait savoir Guy Rouquet. Après avoir lancé pendant trois ans la collection «Le livre d'où je viens», cette année, l'association publie «Lignes de vie». L'ouvrage sera présenté le dimanche 18 octobre, à 10 h 30, au Palais des congrès de Lourdes. Il réunit «18 écrivains connus, dont certains ont été primés, conviés à s'interroger sur la place que la poésie occupe dans leur vie», dévoile un peu le président de l'association. Le même jour, au même endroit, à 20 h 45, c'est une soirée consacrée à la mémoire de Jacques Chancel. Pendant le mois d'octobre, une multitude de débats, rencontres et spectacles, avec des comédiens, des poètes, des écrivains ou encore des chanteurs, à Lourdes, Tarbes et Lannemezan, est à découvrir. Pour inaugurer la quinzaine, deux expositions sur Émile Zola et Toulouse-Lautrec seront à visiter dès le jeudi 1er octobre, à 18 h 30, à la médiathèque de Lourdes.(Propos de Guy Rouquet)

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Spectacles
Fiançailles de la guitare et de la flûte pour Apollinaire.
Fiançailles de la guitare et de la flûte pour Apollinaire.

Samedi 19 septembre, aux Synodes , le concert a été réussi malgré les entrées et sorties intempestives des visiteurs du patrimoine, le boum boum incessant d'une zumba en délire un escalier plus bas. La concentration, la volonté de rendre un hommage de qualité à Apo, la conviction de servir la beauté, ont eu raison de tout...Ce n'est pas nous qui le disons, mais le public venu nombreux malgré les différentes interventions plus distrayantes qui étaient offertes sous le beau soleil de Narbonne. "Apollinaire aux journées du patrimoine !" s'est -on étonné! (???!!!???), "Apollinaire et Narbonne?"Si on considère que ce poète a écrit plusieurs lettres à Madeleine ici, oui, Apollinaire méritait bien sa place , ne serait-ce qu'au niveau local! (Jacques sait désormais l'adresse où le poète écrivait à sa fiancée).

Le concert a été réussi et nous en sommes heureux!

Apollinaire au cœur de nos vies?

Hier lors du festival de films de fiction historiques, ma classe a rencontré la conceptrice et scénariste Delphine Maury. A première vue, ce nom ne dit rien et pourtant...Dès que je l'ai vue, j'avais l'impression de la connaître, je l'avais croisée quelque part. Etrange sensation! A la fin de la séance les enfants ont posé des questions, puis une réponse a encore plus retenu mon attention..."J'aime faire des films d'animation avec des poèmes"...Je suis allée la voir, je la connaissais! Elle est la productrice des 13 films des poèmes de Prévert (En sortant de l'école) vus et revus avec les bonus où elle apparaît. J'aurais voulu la rencontrer, jamais ça ne ce serait produit. Le destin, des routes qui se croisent.. La conversation a été très amicale, un beau hasard de la vie... Je vois mes lecteurs qui trépignent alors que j'écris... "Et Apo là dedans???"..Et bien Delphine réalise actuellement comme pour Prévert et Desnos, 13 courts- métrages à partir des poèmes de Gui!

Durant cette brève rencontre (et oui j'étais quand même accompagnée de 32 élèves!!!) laquelle des deux était la plus heureuse de rencontrer l'autre, je n'en sais rien , toujours est-il que cette nouvelle surprise de la vie fait continuer l'aventure Apollinarienne que je vis depuis 4 ans.

Info : Delphine Maury produit ses courts-métrages autour des poètes mais hier elle était invitée pour une séance de 2 films tirés d'une série de 10 épisodes qu'elle a créée pour les enfants "Les grandes, grandes vacances"...La diffusion a eu lieu cet été sur France 5 et France 3.

C'est l'histoire de 2 enfants qui sont gardés par leurs grands-parents durant la seconde guerre mondiale et qui découvrent la campagne. C'est un petit bijou de l'animation avec toute la vie quotidienne retracée , rien n'est édulcoré, c'est beau, intelligent, instructif...Même en tant qu'adulte , je me suis laissée prendre. Tristan aura le DVD, c'est OBLIGATOIRE! A savoir que chaque épisode est suivi d'un témoignage sur cette époque, filmé en dessin animé , avec en voix off celle de la personne qui a vécu l'histoire.

Apollinaire au coeur de nos vies
Apollinaire au coeur de nos vies

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Publié le par Alexandra IBANES
Publié dans : #Autres, #Spectacles, #Dans ma maison tu viendras
Concert privé chez les lamas

Il y a quelques jours, j'ai donné mon premier concert de flûte traversière en solo à un public de connaisseurs. Il s'agissait de lamas (les camélidés) et, pour l'occasion, j'ai joué La sérénade de Schubert.

Deux d'entre eux ont été très attentifs, ils se sont tournés vers moi et ont dressé leurs oreilles d'un seul coup!

Comme le Capitaine Haddock n'était pas là et que tout n'était que douceur, je n'ai pas eu droit aux crachats. SAUVEE!

Merci à Hélène et Jean-Louis qui s'occupent de leur élevage avec beaucoup d'amour.

Les lamas de la montagne noire se trouvent à 2,6 km de Castans et 35 km de Carcassonne.

Les visites sont passionnantes, poétiques et pédagogiques. Il n'est pas rare que Jean-Louis vous prenne par la main pour un voyage au cœur des Andes ou à bord de son voilier " Petit nuage".

Quand on redescend sur terre, on peut faire un tour au Lamagasin où on trouve de la crème de châtaignes, des confitures parfumées au rhum ou du sirop de sureau. Inutile de préciser que tout est fait maison! Si on a de la chance, on peut croiser la chatte Cyrulnike et lui faire un câlin!

Le site: Les Lamas de la Montagne Noire | Castans www.lamabalade.fr

Si vous voyez la LamAX, c'est que vous êtes arrivés!

Si vous voyez la LamAX, c'est que vous êtes arrivés!

Un p'tit coin de paradis...

Un p'tit coin de paradis...

Quand Hélène peint...

Quand Hélène peint...

Sculpture de sureau . Répétez 10 fois sans s'arrêter: recycler le sureau du sirop !

Sculpture de sureau . Répétez 10 fois sans s'arrêter: recycler le sureau du sirop !

Ne pas partir sans faire un bisou à Flamenco.

Ne pas partir sans faire un bisou à Flamenco.

Sérénade de Schubert

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Spectacles
A fleur de toi au Poisson Fa

C'était à fleur d'été, c'était A FLEUR DE TOI.

Le quatuor de L'ART D'EN FACE a présenté au POISSON FA, ce lieu bucolique et rêvé de Gabian, un spectacle poétique de lectures et chansons autour de plusieurs recueils de notre ami Bernard Bienaimé (un nom prédestiné!) dans un beau décor japonisant réalisé par Christine, notre tricoteuse de rêves.

Jacques avait mis en musique des textes tirés d' à fleur de toi, de toi à moi et pulsions de terre, l'accompagner à la flûte m'a procuré beaucoup de joie. Le public était très attentif et recueilli.

L'accueil de Ticha Lapointe a été adorable et le chant des cigales en cette belle soirée d'été saluait une belle camaraderie.

En bons défenseurs de Boby, nous avons fini la soirée dans des discussions interminables, des rires, du vin, une joyeuse tablée et beaucoup de tendresse.

Tristan qui a fait toutes les photos s'est découvert un ami, RAY, qu'on aime très, très fort et qu'il nous tarde de revoir. Ces deux- là ont passé toute la soirée ensemble à parler d'astronomie, de violoncelle et de poésie de l'univers, ce fut une magnifique complicité.

Pour découvrir notre Ray:

Ray Everitt a bien failli être célèbre - haut courant
Bernard

Bernard

Christine

Christine

Peau tambour

Peau tambour

Jacques

Jacques

A fleur de toi au Poisson Fa
Une journée ensoleillée...

Une journée ensoleillée...

A fleur de toi au Poisson Fa
A fleur de toi au Poisson Fa
Alexandra et Ray

Alexandra et Ray

Une belle amitié. Beaucoup de tendresse...

Une belle amitié. Beaucoup de tendresse...

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Spectacles

Il y a 100 ans, Apollinaire était sur deux fronts , ceux de la guerre et de l'amour.

C'est ce que chante et dit Jacques Ibanès dans son récital qui a été présenté à Rousset en Provence le 6 juin dernier.

Le public a redécouvert Apollinaire et a rencontré ses amours Lou et Madeleine à travers des calligrammes mis en musique, des correspondances et un choix de poèmes.

Jacques Ibanès en porte-parole de Guillaume est à découvrir ! Ses compositions musicales et arrangements donnent une nouvelle vie aux textes pour un hommage abouti et respectueux envers une œuvre qui pourra être explorée encore longtemps. Ce spectacle avait été salué très chaleureusement par Martine Le Coz (Prix Renaudot) lors de notre passage à Amboise et a déjà été donné à plusieurs reprises.

Apollinaire en Provence
Apollinaire en Provence
Apollinaire en Provence

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