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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Articles avec #presse catégorie

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Atelier Imaginaire, #Presse, #Spectacles
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

Le 19 octobre , Jacques Ibanès accompagné au tar, à la balalaïka et autres cordes par Pierre Hossein, a présenté pour la première fois LA PROSE DU TRANSSIBERIEN de Blaise Cendrars et le public est venu nombreux.

Un article est paru dans la dépêche du midi:

"Dis moi Blaise"

Adapter la "Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France" du poète Blaise Cendrars, Jacques Ibanès en rêvait depuis longtemps."Depuis quarante ans, en fait, précise le récitant. A l'époque, j'avais été bouleversé par l'interprétation qu'avait donnée Vicky Messica". La voix grave de Jacques Ibanès sert à merveille les vers révolutionnaires du contemporain de Giacometti et d'Apollinaire. A ses côtés Pierre Hossein concentré , totalement dans l'ailleurs de ce voyage, rythme cette prose en jonglant avec les instruments à cordes. Des applaudissements sans fin semblaient décupler la présence du public à l'hôtel Brauhauban. "Dis Blaise, sommes-nous loin de Montmartre?" Ph. A

 

 

Extrait :

En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

Blaise Cendrars

 

On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Presse, #Vivre livre
Pour te nommer

Article paru dans la revue TEXTURE : http://revue-texture.fr/pour-te-nommer.html

Illustré en couverture comme ses « Instants bretons » par Mona Stockhausen, ce recueil, « Pour te nommer », est publié comme quatre ou cinq autres de Jacques Ibanès, poète, prosateur, compositeur et chanteur, par les Amis de la Poésie de Bergerac, dans leur collection le Poémier de plein vent.
Si nous sommes loin de ses évocations réussies de Narbonne (« Je t’écris de Narbonne ») ou de Tolstoï (« Victor Lebrun, 10 ans avec Tolstoï » , nous le sommes beaucoup moins du dernier opus de notre auteur, puisque celui-ci, « L’Année d’Apollinaire. 1915, l’amour, la guerre » était un roman consacré à un amoureux fervent, pour ne pas dire ardent (lire ici ). Or le dernier recueil de poèmes de Jacques Ibanès est un bouquet déposé aux pieds de sa bien-aimée. Nommons-là, puisqu’il ne s’en prive pas : Alexandra. Les poèmes qu’il lui dédit date de leur rencontre, ce qui n’est pas bien vieux, mais il a épousé depuis celle qui le fait « appareiller vers des horizons à toujours réinventer ».
L’ayant célébrée lettre après lettre en mêlant haîkus (« de matin heureux »), tankas dessinant la carte du Tendre, à d’autres poèmes assez brefs, il évoque des lieux (le village de Castans, dans la Montagne Noire, Saint-Jean-de-Luz, Cahors, etc.) et des souvenirs qui leurs sont chers avec une belle ferveur - « j’arbore des fanions de joie » écrit-il en ouverture – et dans la même langue charnue des « pleines saisons », l’ivresse des « douceurs lilas ».
La sérénité amoureuse et l’érotisme baignent l’écriture de ce passionné d’Apollinaire qui s’emploie à ce que « l’ardent royaume » du sexe ait sa part dans ces fêtes lumineuses. Et il ne m’étonnerait pas qu’en vrai « rhapsode fantasque » il les mette en musique et en voix avant longtemps pour mieux les incarner.

M.B.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion Tolstoï, #10ans avec Tolstoï, #Presse
Lebrun, le député maire (et J. Ibanès) et la médiathèque
Lebrun, le député maire (et J. Ibanès) et la médiathèque

C'était le 18 mars au Puy-Sainte-Réparade en Provence.

A 18h, il y a eu le dévoilement de la plaque commémorative Victor Lebrun au futur emplacement de la Médiathèque suivi d'un vin d'honneur.
A 19h, Jacques Ibanès a donné une conférence "Victor Lebrun, sur les traces de l'ancien secrétaire de Tolstoï..." au cinéma La Cigale.

Début de la conférence de Jacques Ibanès:

"Je n’ai pas oublié le jour où je suis arrivé dans ce village qui ne comptait que 500 habitants, c’était en été, quelques mois avant mes 6 ans.

Je n’ai pas oublié l’école des garçons qui était séparée, hélas, de l’école des filles.

Je n’ai pas oublié Simone Blanc ma maîtresse d’école qui m’apprit à écrire et Louis Blanc son mari qui me fit aimer les livres.

Je n’ai pas oublié qu’en pleine classe monsieur Blanc nous demandait d’écouter le silence : alors on entendait le tintement du marteau sur l’enclume du maréchal-ferrand, le tambour de monsieur Rose le crieur public qui annonçait le passage d’un marchand itinérant sur la place, le sabot des chevaux, le gazouillis des oiseaux et le mugissement du mistral.

Je n’ai pas oublié l’abbé Girard que je servis comme enfant de cœur de nombreuses années. C’est lui qui me fit aimer la Provence lors d’une sortie à St Rémy, avec un crochet par les Baux. Ce jour-là, il nous lut des passage de Mireille en provençal et nous apprit le nom de Dante.

Je n’ai pas oublié Louis Philibert notre maire, que j’embrassais au milieu de la rue quand je le croisais, comme tous les gamins de mon âge.

Je n’ai pas oublié le Collet blanc et le bout de mur de la Quille que j’étais toujours heureux d’apercevoir au loin en rentrant de vacances.

Je n’ai pas oublié le cinéma la Cigale où il y avait des chaises en bois et c’est là que j’ai embrassé la main de ma première fiancée Maryse quand j’avais neuf ans.

Je n’ai pas oublié mes camarades de classe, dont plusieurs, hélas, ont déjà pris le large.

Ce village du Puy, je l’ai quitté définitivement quand j’ai eu 19 ans, et je l’ai porté en moi partout où je suis allé. Aussi vous comprendrez l’émotion que je ressens ce soir, dans cette salle où je venais comme tous les Puychéens, chaque dimanche, car l’écran était à cette époque la seule fenêtre à images à notre disposition."

Toute cette aventure a commencé avec la publication de 10 ans avec Tolstoï (Ed. Cherche midi) suivie de Passion Tolstoï (Ed. du jais)

Jacques Ibanès remercie la municipalité du Puy-Sainte-Réparade ainsi que l'association La Salluvienne pour leur accueil magistral.

Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Au cinéma "La cigale" présentation de la conférence de Jacques Ibanès.

Au cinéma "La cigale" présentation de la conférence de Jacques Ibanès.

AVec la participation de Sylvaine Le Magadure.

AVec la participation de Sylvaine Le Magadure.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Presse, #L'année d'Apollinaire
L'année d'Apollinaire dans Les Soirées de Paris.

Revue culturelle fondée en 1912 par Guillaume Apollinaire

La convention fondatrice des Soirées de Paris a été rédigée en février 1912 par Guillaume Apollinaire et René Dalize. Mensuelle, la revue s’est arrêtée en 1914. Avec la mort d’Apollinaire en 1918, Les Soirées de Paris cessent de paraître pour longtemps. La marque est de nouveau déposée 96 ans plus tard en juillet 2010.
L’ambition éditoriale est d’évoquer l’actualité culturelle au sens large, la littérature, le cinéma, le théâtre, la photographie, les sorties et la gastronomie.
La rédaction est constituée majoritairement de journalistes professionnels qui ont décidé de s’y impliquer en marge de leur activité principale. Il est toujours possible de prendre contact à c
e sujet.

1915, année érotique

Publié le 18 mars 2016 par Philippe Bonnet (journaliste à Libération et La Tribune)

Ceux qui connaissent par cœur la vie de Guillaume Apollinaire se surprendront à la revisiter avec plaisir sous la plume de Jacques Ibanès. Parce que selon le dicton bien connu « qui trop embrasse (parfois) mal étreint« , cet écrivain narbonnais a choisi comme seul angle de tir l’année 1915, ce qui tombe bien puisque l’auteur d’Alcools disait justement à ce moment-là, « j’ai tant aimé les arts que me voilà artilleur« .

De façon discrète et donc très supportable, Jacques Ibanès met en regard de l’écrivain poète à la guerre, sa propre vie. Il fait dire au téléphone qu’il est « né ce matin » mais il a la soixantaine et précise avoir découvert Apollinaire au lycée avec le poème « Marie ». Son ouvrage est préfacé par Claude Debon, une caution précieuse.

Quand une histoire est connue, pour qu’elle soit répétée sans ennui, il faut un narrateur de talent ce qu’est incontestablement Jacques Ibanès. L’auteur s’attache à dresser le portrait de l’amoureux sanguin, aimant, violent, incroyablement inspiré qu’était Apollinaire, dévorant Lou avant d’être à son tour dévoré par le manque et enchaînant sur Madeleine alors qu’il gagnait les tranchées.

L’auteur décrit Apollinaire comme un chef d’orchestre substituant la plume à la baguette, maniant pour de vrai le martinet sur les fesses de Lou et derechef mais pour de faux, sur le corps de Madeleine, à qui il intime de se préparer au châtiment alors qu’elle est bien loin, sage enseignante à Oran. La guerre décuple les élans sensuels du poète qui écrit à Lou:

« Les branches remuées ce sont tes yeux qui tremblent/Et je te vois partout si belle et si tendre/La vulve des juments est rose comme la tienne« , il fallait oser l’écrire et Jacques Ibanès ose placer cette citation organique « qui serre comme un casse-noisettes« .

Après quelques échanges très polis, très « cadet » avec Madeleine, Apollinaire amènera bien vite, par ensorcèlement progressif, la timide enseignante sur son terrain de prédilection. Jacques Ibanès décrit le charme qu’il lui jette étape par étape quand le poète demande des détails sur le « parvis » de sa nouvelle correspondante tandis qu’il lui en transmet en échange sur son « sceptre« . Petit à petit, Madeleine sera mûre pour un passage à l’acte lequel a priori, durant la permission d’Oran en janvier 1916, ne se produira pas.

Certains ont malencontreusement daubé sur un poète qui aurait profité de la guerre pour faire de la poésie. Jacques Ibanès rectifie le tir à bon escient quand il écrit: « Maintenant il est un vrai guerrier, en première ligne jusqu’à onze journées d’affilée (…) il a pris la guerre en horreur« .

A noter que dans le Mercure de France de février 1916, Apollinaire écrira entre autres aphorismes: " Celui qui n’a pas vécu en hiver dans une tranchée où ça barde ne sait pas combien la vie peut être une chose simple. (…) Celui qui n’a pas vu des musettes suspendues au pied d’un cadavre qui pourrit sur le parapet de la tranchée ne sait pas combien la mort est une chose simple. (…) Celui qui parcourra plus tard la Champagne pouilleuse cherchera avec intérêt la petite tombe qui abrite les cadavres du fermier de Beauséjour et de sa fille" .

En se restreignant à l’année 1915, Jacques Ibanès a bien fait les choses. Il dépeint avec un talent bien plaisant une partie de l’incroyable concentré d’événements jalonnant la vie d’Apollinaire sur 12 mois, dans un contexte de casernement, de boue, de feu, de mort, de sexe, de sentiments, de frustrations, autant d’éléments ayant constitué une poésie toujours bien vivante parce que définitive.

PHB

« L’année d’Apollinaire ». Jacques Ibanès, 117 pages. Fauves Editions. 12 euros. Avec une préface de Claude Debon.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Un été à l'Iris de Suse, #Vivre livre, #Presse
On parle d' Un été à l'Iris de Suse dans INFO REVEIL

Sélection littéraire de la semaine : Un été à L’Iris de Suse – Alexandra Ibanes

18 décembre 2015 | Fabienne Dardé

Sous le ciel de Castans, petit village de l’Aude, Alexandra, Tristan et Jacques nous ouvrent la porte d’une maison qui abrite amis, amours, musique sous la chaleur de l’été, parenthèse enchantée où seuls sont admises les personnes irradiant de bonheur. Livre découpé en tranches de vie où tous les sens sont en éveil et se répondent dans un joyeux capharnaüm : De bonnes recettes accompagnées de bonnes musiques, cependant parfois peu accessibles au néophytes. Car les références musicales et littéraires foisonnent et parfois le plus averti des lecteurs tâtonne.

Cependant, l’ensemble de l’œuvre offre un pied de nez à la morosité ambiante, au mal de vivre qui habite la plupart d’entre nous dans cette quête sans fin vers le bonheur absolu. De plus, suite aux évènements tragiques qui se sont produits en novembre, ce récit des plus intimes, écrit sous forme de journal, redonne toute sa place à la joie de vivre qui peut arriver à tout moment, et qu’il ne faut certainement pas laisser filer P64 : « Je passe les plus belles journées de mon existence à l’Iris de Suse. Quand je ne rêve pas ma vie, je vis mes rêves (…) Tout devient inespéré. Sans amour, tout cela ne serait pas. » Et c’est bien à ce niveau que se situe le message d’Alexandra, Une ode à l’espoir, à l’amour, à la paix, dans ces quelques lignes qui résument ses sentiments. Plus loin elle explique : « Cette petite philosophie de vie me permet de mieux supporter la misère du monde et de faire un pied de nez aux mensonges convenue et à l’hypocrisie ». L’essentiel réside dans ces quelques lignes : Le bonheur est accessible. A travers une porte ouverte sur beauté de la montagne environnante, impressionnante, offrant des richesses insoupçonnées, l’apaisement nous atteint. Naturel et simplicité s’allient pour donner l’intimité d’un bonheur hors norme. Un style aussi agréable que les cigales du Languedoc, sans fioriture, les phrases s’enchaînent avec spontanéité. Les vies d’artistes qui gravitent sont décrites avec précision, pour le plus grand bonheur des intéressés. Un été qui dure deux mois peint par l’écriture légère d’une aquarelliste : Alexandra Ibanès.

Un seul mot d’ordre : Profitons de ce que la vie peut nous offrir comme cadeau…..

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Alexandra Ibanès, institutrice en CM2 au sein de l’Institution Sévigné et elle a répondu à nos questions avec un grand plaisir :

Bonjour Alexandra, vous publiez aux éditions “L’art d’en face” un livre bien particulier… Pas d’intrigue, ni d’action, ni de fiction. Il s’agit d’un journal qui couvre les deux mois d’été 2014. Qu’elle fut votre motivation pour écrire et partager le plus intime et profond de ce qui composait alors votre existence ?

Tout d’abord, je voulais garder des instantanés de bonheurs dans lesquels je pourrais me replonger les jours de grisaille. Cet été -là, j’ai ouvert les yeux sur tout ce qui m’entourait et la beauté était omniprésente. Il suffit de savoir regarder pour se rendre compte que la vie offre des merveilles. La maison où je passe mes étés a en plus une très longue histoire, je la compare souvent à une vieille dame, une espèce de Mamie confiture qui raconterait ses souvenirs aux gens qui passent. Je voulais lui rendre un très bel hommage et la remercier pour toutes les richesses qu’elle m’apporte. L’iris de Suse (la maison) est un lieu d’amitié et de culture, je désirais garder en mémoire toutes les venues lumineuses d’amis poètes, écrivains, musiciens, défenseurs de la nature ou des droits de l’homme. Ce journal à une autre particularité, on y voit se dérouler des journées dans un village magnifique où le temps semble s’être arrêté et où l’on prend conscience à chaque instant qu’on est en vie, qu’on respire, qu’on aime. Tout ceci est très important pour moi.

Les références à J.Giono sont omniprésentes, pour quelles raisons ?

La maison est baptisée d’un nom qui est le titre du dernier récit écrit par Jean Giono. Il est vrai que la présence de l’écrivain est partout dans la maison et que notre art de vivre est semblable à celui qu’il avait dans son PARAÏS. C’est un autre hommage, un bonheur né du résultat des petits cailloux blancs qu’il a semés tout au long de notre existence par ses livres et sa vie pleine de charme. J’aurais voulu parler de Giono, je n’y serais pas arrivé, par contre très souvent durant ces vacances, on vivait des moments que lui-même avait ou aurait pu connaître, je trouvais l’idée sympathique de mettre en mots ces instants précis .Je pense que de là où il est, il a du souvent être amusé par certaines similitudes et quelques anecdotes très amusantes. Giono fait en quelque sorte partie de la famille, il est omniprésent dans notre vie et encore plus quand nous sommes à Castans.

Comment qualifieriez-vous voter livre ?

  • journal ?
  • Biographie ?

Sachant que toute vérité reste parasitée par une certaine subjectivité ? Ou se trouve la part de vrai ?

C’est le journal des jours les plus heureux de mon existence. J’en ai assez d’entendre dire que la vie n’est faite que de sarcasmes, et de miasmes. J’ai voulu prendre le contrepied de ce qu’on entend tous les jours, je veux une vie heureuse, mais attention, le bonheur peut être très agressif pour certains. Je n’oublie pas la vie de ma cité mais j’aime rire, chanter, danser, et regarder, observer. J’aime la vie. Je fais partie de la race des joyeux. C’est une souffrance en même temps car il faut modérer de temps en temps son enthousiasme.

Je suis restée objective en étant la plus honnête possible. Si quelque chose déplait, il suffit de ne pas en parler. Je déteste le mensonge, l’hypocrisie et la démagogie. Tout ce qui est dans ce journal s’est réellement passé. Oui, je suis heureuse, oui, j’aime, oui j’ai eu la chance de vivre mille bonheurs durant cet été là. J’assume une vie fantaisiste.

Votre livre semble cibler un cercle bien précis, un monde composé d’amis, connaissant et partageant vos passions. Pourriez-nous nous éclairer ?

Ces amis sont pour la plupart des amoureux des arts. Ils sont artistes eux-mêmes, où ils revendiquent leurs passions. Ce sont de belles personnes qui partagent le goût du vin et de l’amitié. Ce sont des poètes dans leurs vies. De vrais poètes. Je ne dirais pas qu’on refait le monde à chaque rencontre mais on le recompose et ça fait beaucoup de bien. Je craignais leurs réactions de se voir cités, ils sont tous très heureux et reconnaissants. Ils attendent les prochains opus (rires) ….

En complément, cette vidéo en musique :

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Editions L'ART D'EN FACE, #Un été à l'Iris de Suse, #Ils ont dit:, #Presse
Baptême de L'Art d'en Face

C'était Dimanche au Château de Rieux -Minervois...Notre fée Mitoune, Marie Rouanet, était là pour fêter le baptême des Editions de l'Art d'en Face et la sortie des livres tout juste sortis de chez l'imprimeur.

Le public était au rendez-vous, un rendez-vous d'amour et de décennies de fidélité. C'est qu'elle est aimée Marie! La veille à Sète tout le monde espérait la voir (nous étions aux Automn'halles) ...

De biens belles lectures ont été faites avant une présentation de la maison d'édition et de mon livre qui y est publié. Pour ma part, le public fut très chaleureux et très aimant. Un souvenir inoubliable. "Il ne faut pas rêver sa vie mais vivre ses rêves" aime dire Charles Trenet. Voilà, c'est fait, c'était dimanche!

http://revue-texture.fr/mes-lectures-2015.html

Toute l'équipe de L'Art d'en Face tient à remercier les Théophanies de nous avoir permis de faire cette rencontre dans leur beau château. Même le chat Homère était là dans toute sa majestuosité! Merci aussi, bien sûr, à Marie Rouanet pour toute sa confiance et sa gentillesse.

PARU hier dans la revue texture (+ de 1000 connexions par jour)

Les Editions de L’Art d’en Face sont nées

Beaucoup disparaissent, comme les revues. Alors, quand une nouvelle maison d’édition voit le jour, on ne peut que se réjouir et la saluer. Saluons donc « L’art d’en face », une maison associative (7, rue de Varsovie. 11100 Narbonne) qui vient de naître.
Dans le berceau, trois titres, dont « Des femmes » signé Marie Rouanet qui est d’ailleurs la marraine de la maison d’édition et a porté l’aventure sur les fonts baptismaux ce dimanche 27 septembre au Château de Rieux-Minervois. Son livret réunit deux évocations de la vie paysanne, l’aparté des femmes après le repas du dépiquage et une fermière dépeçant un renard en se remémorant ses amours. L’écriture superbe de Marie Rouanet met les sens en éveil et rend avec malice toute la duplicité et la vitalité sensuelle des êtres dont elle raconte les riches heures. De vrais tableaux, un vrai régal. A ne pas rater ! (38 pages. 8 euros).

Autre titre, « Un été à l’Iris de Suse » d’Alexandra Ibanès. Il s’agit cette fois d’un journal où l’auteure dit son amour pour son homme, pour son fils, pour leur maison (l’Iris de Suse, ainsi baptisée car il s’agit de passionnés de Giono), pour ce village de la Montagne Noire, Castans, où cet été-là on tourne un film. Pour tous les amis de passage aussi, les randonnées dans les montagnes alentour, dont le Quiersboutou qui ferme l’horizon, les recettes d’une cuisine qui se mitonne face au jardin, l’apéritif maison, le kina-karo, sans oublier la musique (Alexandra est la femme du poète et chanteur Jacques Ibanès) ni surtout les livres qui occupent toutes les pièces de la vaste demeure ! De quoi rédiger au jour le jour les chroniques du bonheur. (122 pages. 12 euros).

http://revue-texture.fr/mes-lectures-2015.html

Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face
Baptême de L'Art d'en Face

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Presse, #Passion ciné, #Les films de Tristan
Tristan dans la presse

Aujourd'hui , je laisse la parole aux amis...

De ma terre de presqu'Amérique, salut l'artiste en herbe pour ces rois rigolos. Et longue vie à la République de la poésie!

Auboisdemoncoeur

Bravo à Tristan et à ceux qui l'entourent si intelligemment...
Attention toutefois à ne pas trop se laisser griser par sa propre photo et un article dans la presse, c'est bien, OK., c'est très bien...mais ne pas se sentir ni "mieux" ni "meilleur" qu'avant la parution.... Veiller à garder les vraies grandes valeurs: humilité, modestie, enthousiasme, envie de partage...
De cette manière, si un jour un autre article paraît avec des réserves ou des critiques négatives (ce qui peut arriver), ne pas s'en sentir meurtri ni affaibli...
Ce qui compte c'est de tracer son sillon en toute sincérité...et d'œuvrer au cœur de la Vie sans penser à la notoriété... mais BRAVO tout de même, bien entendu, pour cet article...

Pierrette D.

Coucou ! Bravo à la vedette, il est tellement beau en plus !

Cat et Ed.

Coucou
Je viens de regarder le film de Tristan.
C'est super, plein d'humour (j'étais hilare à la vue du couteau...!)
C'est un bon outil pour la mémorisation de ces différents rois et de leurs "caractéristiques" (si c'est toujours ça qu'on enseigne dans les cours d'histoire...!)
Je vous demande la permission de le partager sur facebook, puisqu'il est déjà sur youtube. Vous êtes OK ???
Bisous et belle journée
Corinne B.

Merci pour ce beau témoignage.

A très vite

Denys C.

Toutes nos félicitations à Tristan déjà remarqué pour ses habiles créations dans l'animation, et mis à l'honneur dans la presse: succès mérité!

Dany G

Bravo, Tristan, j’ai vu ton film, il m’a plu.

Claude D.

Tristan dans la presse
Tristan dans la presse

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre, #Presse
Vivre livre (14) enregistrement du livre sonore...

Ma classe finit actuellement l'enregistrement du livre sonore "Les poètes de A à Z" pour la bibliothèque sonore de Narbonne . Il y a quelques jours, les enfants ont rencontré les audiolecteurs au House Club Saint Georges lors d'une table ronde, ils ont fait la "promo" de leur livre sonore en déclinant poèmes et chansons.

Pour l'occasion Jacques Ibanès a accepté de venir chanter et poétiser avec nous.

Cette rencontre intergénérationnelle avec les mal voyants fut gaie et sympathique.

Madame France Charles avait invité la presse et suite à la parution de l'article un très beau projet m'a été proposé. Je vous donne rendez-vous dans quelques semaines...

un lien:
Le blog de la Bibliothèque SONORE de Narbonne devient ...
Vivre livre (14) enregistrement du livre sonore...
Vivre livre (14) enregistrement du livre sonore...

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #10ans avec Tolstoï, #Presse
10 ans avec Tolstoï dans la presse "La Marseillaise"

Très bel article de LA MARSEILLAISE avec une analyse de Tolstoï, que je partage bien souvent, sur certaines conséquences de l'imprimerie aujourd'hui.

Rappel: Jacques Ibanes donnera sa prochaine conférence à l'Institut des études slaves (Sorbonne) le 12 mai à 17 heures en présence de la Comtesse Tolstoï.

Pour l'occasion ma chère amie, la comédienne Pierrette Dupoyet nous offrira une lecture d'extraits de 10 ans avec Tolstoï.

LA MARSEILLAISE

Date : 05 AVRIL 15
Pays : France
Périodicité : Quotidien
Page de l'article : p.46
Journaliste : Anne-Marie Mitchell
Page 1/1
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Tous droits réservés à l'éditeur CHERCHEMIDI 8839753400506
MAGAZINE
Livres
Témoignage. Tolstoï, écrivait Romain Rolland, ne parlait pas
aux privilégiés, mais aux hommes ordinaires.
Le Maître et le
Secrétaire
• Nous sommes en 1978, dans un
village - Le Puy-Sainte-Reparade
- situé a quelques kilomètres
d'Aix en Provence Accompagnés
du Narbonnais Jacques Ibanes,
nous frappons à la porte d'une
maisonnette en pierre dont le
propriétaire se nomme Victor
Lebrun, espérantiste, végétarien,
apiculteur et au léger ac

cent russe. Normal , il est né en
Ukraine en 1882 ou son père était
ingénieur des chemins de fer pour
la construction du Transcaspien
Lebrun, un truculent personnage
que connaissent les Provençaux et
plus particulièrement les lecteurs
de Chroniques des grandes figures
du Sud de Serge Bec (Équinoxe,
2012) où il figure aux côtes entre
autres, de Giono, Fernandel, le
peintre Ambrogiani et notre regretté
ami Yvan Audouard .Pour
quoi cette visite, alors que nous
sommes loin de nous douter que
le vieil homme, à l’œil rieur et à
la moustache gauloise, aura cessé
de vivre quelques mois plus tard ?
Parce que ce passionné de Tolstoï
fut, plusieurs années durant, l'ami
intime et le secrétaire de l'auteur
de Guerre et Paix, qui voyait dans
I' amour le flambeau de la vérité et
dans l'instruction l'arme la plus
redoutable des peuples opprimés
Immense romancier, espérantiste
et végétarien lui aussi, dont
la fausse nouvelle de sa mort
aurait fait tomber en syncope
Maxime Gorki (I annonciateur
des tempêtes populaires) et chez
lequel Gandhi puisa le principe de
non-violence. Sa mort (bien réelle)
surviendra le 20 novembre 1910
dans la maison du chef de gare
d'Astapovo, à l'âge de 82 ans, après
qu'il eut fui la demeure familiale
et voyage sous un nom d'emprunt.
C'est lui que nous retrouvons,
vêtu de sa blouse de toile grise
et chausse de hautes bottes, dans
Dix ans avec Tolstoï, où il se dresse
Léon Tolstoï'.
plus vivant que jamais, malgré
la Faucheuse qu'il dit attendre
"presque avec joie". Témoignage
traduit tout d'abord en anglais par
Victor P Epp en 2006, version illustrée
dans laquelle est publiée la
lettre adressée par Jean Rostand
à Victor Lebrun. Enthousiaste
de Tolstoï, et ayant lu quasiment
toute son œuvre, nous avons toutefois
appris beaucoup de choses
en lisant ce livre. Par exemple,
nous ignorions cette phrase que
nous ferons notre lorsque l'occasion
nous en sera offerte Tolstoï
en veut parfois à Gutenberg
d avoir donné "la possibilité d im
primer tout ce que l'on publie actuellement"
Comment ne pas comprendre
qu'il ait pu s'insurger contre des
écrits médiocres et flagorneurs,
alors que les siens étaient sous
le contrôle des épurateurs tsaristes.
Victor Lebrun, qui n'ignore
pas les coupures faites par les
censeurs dans les pages de son
maître, aurait certainement aime
lire ce passage extrait de I article
signé Octave Mirbeau et publié
dans l'Humanité le premier mai
1904 "II n'est pas permis à un Tols
toi d'écrire ce qu il pense et comme
il le pense. On rature, on émonde,
on mutile ses œuvres. Mais pour un
Tolstoï, que protège contre les bourreaux
l'admiration universelle,
combien d'autres exécutions dont
la Russie aura à porter la honte
devant l'avenir Prolétaires et penseurs,
artistes et ouvriers, étudiants
et moujiks, humbles fonctionnaires
et vagabonds, tous ne vivent que
sous la menace de la délation, espionnes
par une police vénale qui
voit et qui entend ce que ses maîtres
lui commandent de voir et d'entendre.
" Merci à Jacques Ibanes
d'avoir frappé à la porte de Victor
Lebrun et merci a ce dernier
de nous avoir permis d'observer
Tolstoï au travail ou errant dans
les forêts voisines, un carnet en
poche. À découvrir
ANNE-MARIE MITCHELL







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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #10ans avec Tolstoï, #Spectacles, #Presse
Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï

Après le jeu de piste poétique fait avec ma classe dans les rue de Narbonne (voir Vivre livre), je me suis métamorphosée en ambassadrice de Lebrun/ Tolstoï pour accompagner Jacques dans sa causerie à la médiathèque Apollinaire de Fleury d'Aude.

La conférence était ponctuée de lectures faites par le quatuor L'ART D'EN FACE , association fondée par Bernard Bienaimé et qui aura pour but d'éditer de beaux textes.

Bernard, Christine et moi étions ainsi sur la sellette.Tristan a lu des textes de Tolstoï écrits pour les enfants de façon admirable.

Les auditeurs étaient extrêmement attentifs et nous ont dit avoir fait un très beau voyage. La causerie racontait la rencontre de Lebrun/ Tolstoï, leur idéologie, leur amitié, les lettres inédites, l'esperento, le tapuscrit offert à Jacques un jour de 1978 qui est devenu un trésor édité aujourd'hui, la visite de Madeleine Pagès (la fiancée d'Apollinaire dont nous allons bientôt rencontrer le neveu) à Lebrun.

A la fin Jacques a interprété un texte de sa composition (paroles et musique) digne de Marie-Paule Belle, sa dextérité ainsi que sa vélocité à chanter des noms russes m'a fait croire un instant qu'il parlait cette langue!

Ce fut un grand moment d'émotion pour moi quand il a annoncé que pour me remercier d'avoir trouvé un éditeur, il me ferait un jour connaître IASNAïA POLANIA , j'ai d'ailleurs pris le public à témoin ensuite pendant l'apéritif. L'ambiance était tellement bon enfant (ça c'est la magie de Jacques Ibanès: mettre tout le monde à l'aise) que les gens présents étaient amusés, les lecteurs attendent désormais la carte postale.

Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï
Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï
Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï
Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï
Tristan lit deux textes de Tolstoï pour enfants d'après Esope

Tristan lit deux textes de Tolstoï pour enfants d'après Esope

Causerie à Fleury d'Aude: 10 ans avec Tolstoï
Lecture d'Anna Karénine.

Lecture d'Anna Karénine.

Chanson russe!

Chanson russe!

Scéance de signatures...

Scéance de signatures...

Attention Apo veille... Apo , Madeleine, Lebrun, Ibanès, la boucle est bouclée!

Attention Apo veille... Apo , Madeleine, Lebrun, Ibanès, la boucle est bouclée!

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