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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Articles avec #l'annee d'apollinaire catégorie

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Presse, #L'année d'Apollinaire
L'année d'Apollinaire dans Les Soirées de Paris.

Revue culturelle fondée en 1912 par Guillaume Apollinaire

La convention fondatrice des Soirées de Paris a été rédigée en février 1912 par Guillaume Apollinaire et René Dalize. Mensuelle, la revue s’est arrêtée en 1914. Avec la mort d’Apollinaire en 1918, Les Soirées de Paris cessent de paraître pour longtemps. La marque est de nouveau déposée 96 ans plus tard en juillet 2010.
L’ambition éditoriale est d’évoquer l’actualité culturelle au sens large, la littérature, le cinéma, le théâtre, la photographie, les sorties et la gastronomie.
La rédaction est constituée majoritairement de journalistes professionnels qui ont décidé de s’y impliquer en marge de leur activité principale. Il est toujours possible de prendre contact à c
e sujet.

1915, année érotique

Publié le 18 mars 2016 par Philippe Bonnet (journaliste à Libération et La Tribune)

Ceux qui connaissent par cœur la vie de Guillaume Apollinaire se surprendront à la revisiter avec plaisir sous la plume de Jacques Ibanès. Parce que selon le dicton bien connu « qui trop embrasse (parfois) mal étreint« , cet écrivain narbonnais a choisi comme seul angle de tir l’année 1915, ce qui tombe bien puisque l’auteur d’Alcools disait justement à ce moment-là, « j’ai tant aimé les arts que me voilà artilleur« .

De façon discrète et donc très supportable, Jacques Ibanès met en regard de l’écrivain poète à la guerre, sa propre vie. Il fait dire au téléphone qu’il est « né ce matin » mais il a la soixantaine et précise avoir découvert Apollinaire au lycée avec le poème « Marie ». Son ouvrage est préfacé par Claude Debon, une caution précieuse.

Quand une histoire est connue, pour qu’elle soit répétée sans ennui, il faut un narrateur de talent ce qu’est incontestablement Jacques Ibanès. L’auteur s’attache à dresser le portrait de l’amoureux sanguin, aimant, violent, incroyablement inspiré qu’était Apollinaire, dévorant Lou avant d’être à son tour dévoré par le manque et enchaînant sur Madeleine alors qu’il gagnait les tranchées.

L’auteur décrit Apollinaire comme un chef d’orchestre substituant la plume à la baguette, maniant pour de vrai le martinet sur les fesses de Lou et derechef mais pour de faux, sur le corps de Madeleine, à qui il intime de se préparer au châtiment alors qu’elle est bien loin, sage enseignante à Oran. La guerre décuple les élans sensuels du poète qui écrit à Lou:

« Les branches remuées ce sont tes yeux qui tremblent/Et je te vois partout si belle et si tendre/La vulve des juments est rose comme la tienne« , il fallait oser l’écrire et Jacques Ibanès ose placer cette citation organique « qui serre comme un casse-noisettes« .

Après quelques échanges très polis, très « cadet » avec Madeleine, Apollinaire amènera bien vite, par ensorcèlement progressif, la timide enseignante sur son terrain de prédilection. Jacques Ibanès décrit le charme qu’il lui jette étape par étape quand le poète demande des détails sur le « parvis » de sa nouvelle correspondante tandis qu’il lui en transmet en échange sur son « sceptre« . Petit à petit, Madeleine sera mûre pour un passage à l’acte lequel a priori, durant la permission d’Oran en janvier 1916, ne se produira pas.

Certains ont malencontreusement daubé sur un poète qui aurait profité de la guerre pour faire de la poésie. Jacques Ibanès rectifie le tir à bon escient quand il écrit: « Maintenant il est un vrai guerrier, en première ligne jusqu’à onze journées d’affilée (…) il a pris la guerre en horreur« .

A noter que dans le Mercure de France de février 1916, Apollinaire écrira entre autres aphorismes: " Celui qui n’a pas vécu en hiver dans une tranchée où ça barde ne sait pas combien la vie peut être une chose simple. (…) Celui qui n’a pas vu des musettes suspendues au pied d’un cadavre qui pourrit sur le parapet de la tranchée ne sait pas combien la mort est une chose simple. (…) Celui qui parcourra plus tard la Champagne pouilleuse cherchera avec intérêt la petite tombe qui abrite les cadavres du fermier de Beauséjour et de sa fille" .

En se restreignant à l’année 1915, Jacques Ibanès a bien fait les choses. Il dépeint avec un talent bien plaisant une partie de l’incroyable concentré d’événements jalonnant la vie d’Apollinaire sur 12 mois, dans un contexte de casernement, de boue, de feu, de mort, de sexe, de sentiments, de frustrations, autant d’éléments ayant constitué une poésie toujours bien vivante parce que définitive.

PHB

« L’année d’Apollinaire ». Jacques Ibanès, 117 pages. Fauves Editions. 12 euros. Avec une préface de Claude Debon.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #L'année d'Apollinaire, #TOC: Troubles obsessionnels culinaires
Dessert d'Apollinaire

Quand Guillaume Apollinaire rend visite à Madeleine à Oran durant l'hiver 1915, le dessert est confectionné par le poète lui-même.

La salade de fruits de Guillaume est composée de bananes, d'oranges, de mandarines. Elle est agrémentée de sucre, de champagne et de marasquin.

Jacques Ibanès dans son livre L'année d'Apollinaire, évoque ce moment privilégié entre le poète et sa muse. Ce jour-là, la table était belle, elle était fleurie d'héliotropes (ma fleur préférée) et de roses.

Pour fêter la sortie du livre, j'ai réalisé cette salade de fruits apollinarienne. Un régal!

Dessert d'Apollinaire
Dessert d'Apollinaire

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #L'année d'Apollinaire
L'année d'Apollinaire en librairie

Lors du récital de Jacques Ibanès à propos d' Apollinaire à Amboise, il y a deux ans, Martine Le Coz avait déclaré ceci :

"C'était tellement beau, nous étions tellement bien.

L'humanité de Jacques Ibanès a fait revivre Apollinaire. Jacques est venu à Amboise qu'avait connue le poète. Nous ne nous souvenions plus des rimes et des phrases apprises en classe. D'Apollinaire, nous n'avions gardé peut-être que l'image de l'homme au bandage et celle d'un texte-fontaine...
Calligrammes : la beauté prélude à la lettre. Quelle vie, soudain, familière et profonde ! Jacques Ibanès introduit Apollinaire de la manière simple et sensible qui lui est propre. Il le chante et lui donne le souffle. De la modestie, nulle emphase. L'amour s'approche, la guerre se précise. Avec Jacques Ibanès, Apollinaire se confie. Nous écoutons avec une attention entière les lettres que Jacques délivre. Nous montons dans le train et nous regardons Lou, assise en face de nous. Nous regardons Madeleine. Nous avons vu les obus. L'amour et la guerre sont sortis des livres. Maintenant, nous respirons tous ensemble. Cela n'a pas pris longtemps.
Oui, l'amour - nous l'avons éprouvé pendant que Jacques lisait. Nous ne nous y attendions pas, nous ne pouvions pas savoir que nous ferions ce voyage, que le compartiment des amoureux serait le nôtre. Nous ne savions pas que nous en avions besoin.
Nous en avions tant besoin. Dit comme cela, chanté comme ce
la, avec cette voix de bonté."

Si Jacques Ibanès promène son récital d'Apollinaire à travers la France, il le raconte aussi à travers son livre publié chez FauveS Editions avec une préface de Claude Debon.

Résumé:

Le 2 janvier 1915, l’élève-brigadier artilleur Apollinaire quitte les

bras de Lou avec laquelle il a passé sa permission de fin d’année
à Nice. Dans le train qui le ramène à sa caserne de Nîmes, il
rencontre une jeune femme, Madeleine, qui, elle, retourne à
Oran où elle vit. Quand il part sur le front de Champagne au
début du printemps, sa liaison avec Lou se distend et il écrit
à Madeleine. Cette année 1915 se déroulera sur le front de la
guerre où l’artilleur va bientôt devenir fantassin et sur le front
de l’amour entre deux femmes qui sont ses inspiratrices et pour
lesquelles il écrira des poèmes qui sont parmi les plus beaux de
son oeuvre. À la fin de l’année, il fera le voyage à Oran pour
rejoindre Madeleine avec laquelle il s’est fiancé. Jacques Ibanès
a découvert le poète lorsqu’il était adolescent et depuis lors sa
route n’a cessé de croiser cette oeuvre qu’il confronte au miroir
de ses propres souvenirs, avec en filigrane la présence du premier
conflit mondial que lui racontaient ses grands-parents et ses
voisins au temps de sa petite enfance.

Claude Debon - France Culture

www.franceculture.fr/personne-claude-debon

accueil • Claude Debon. Claude Debon. 24.03.2013 28 min. Alcools de Guillaume Apollinaire avec Claude Debon. Ça rime à quoi. Le direct. Le direct ...

Apo fait vraiment partie de la famille. Il y a 3 ans, Tristan ( 8 ans à l'époque) avait écrit ce poème avec ses maladresses "attendrissantes" et gardées pour l'authenticité.

Apo fait vraiment partie de la famille. Il y a 3 ans, Tristan ( 8 ans à l'époque) avait écrit ce poème avec ses maladresses "attendrissantes" et gardées pour l'authenticité.

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