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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Articles avec #entree des artistes catégorie

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Entrée des artistes
Face à face entre Louis Jammes et Basquiat
Face à face entre Louis Jammes et Basquiat

J'étais en train de me promener dans les rue de Vence quand une affiche a attiré mon attention: Exposition de WARHOL à BASQUIAT du 20 février au 22 mai 2016. Comme nous étions sur la Côte d'Azur pour aller à la rencontre des peintres, nous avons décidé d'aller voir cette expo.

Dès mon arrivée au musée, j'ai découvert avec bonheur des photos de Louis Jammes, j'ai immédiatement reconnu son travail. Face à ses clichés : Basquiat! J'ai été ravie de voir ces deux artistes-amis dans la même salle.

J'ai continué la visite et j'ai découvert le célèbre portrait de Lou Reed...

Suite à l'accueil que Louis Jammes a reçu à L'Aspirateur de Narbonne, je ne souhaite pas rentrer dans la polémique mais je veux signaler que cet artiste a su trouver sa place, à Vence, dans une exposition aux côtés de Basquiat et Warhol . Ainsi chacun peut se faire son avis et en tirer des conclusions.

Si l'exposition à Vence n'est pas celle qui devait être présentée à Narbonne , les photos de Jammes sont mises en valeur et la présence de l'artiste y est très forte et nécessaire.

Né en 1958 à Carcassonne, Louis Jammes vit et travaille à Paris. Au début des années 80, il commence par photographier des artistes célèbres comme Julian Schnabel, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Robert Combas, ou encore Andy Warhol, plongés dans un décor fabriqué rappelant l'univers de leur œuvre. Jammes cherche aussi à explorer le monde à travers son objectif, « à rendre compte du temps présent » : il mélange alors photographie et peinture, descend dans la rue et fait le portrait des Bag People à Barbès, des anonymes posant devant un décor peint, qu'il change ainsi en héros le temps d'une séance photo. Il se lance ensuite dans le domaine du reportage documentaire et part dans des pays ravagés par des guerres ou des fléaux..

De Warhol à Basquiat : Les chefs-d’œuvres de la collection Lambert / Musée de Vence – Fondation Emile Hugues / 20 Fevrier – 22 Mai 2016.

FIGURATION LIBRE

Ainsi, c’est la troisième fois qu’Eric Mézil, l’irremplaçable commissaire des expositions de la collection Lambert d’Avignon, organise au Château de Vence – bâtisse léguée par l’ancien Maire et Ministre Emile Hugues – une exposition tout à fait remarquable.

Cette fois ci, ce ne sont rien moins que « les chefs d’œuvres » de la collection qui sont exposés dans cette magnifique bâtisse à taille humaine qu’est ce château. Il faut d’ailleurs saluer l’audace conjuguée d’Eric Mezil et du Maire de Vence d’offrir de tels chefs d’œuvres dans cet écrin qui ne peut que favoriser la compréhension des toiles ou installations exposées.

Connue et intrigante, on ne boudera pas notre plaisir de retrouver dès les premières salles à l’étage Oasis du lithuanien Zilvinas Kempinas où une bande magnétique en forme de cercle flotte par le seul flux d’un ventilateur qui lui souffle juste assez d’air pour la laisser errer dans l’atmosphère. Lorsqu’on la regarde longtemps, on ressent la même plénitude que face à un jardin zen…

Si on médite volontiers devant cette installation simple, cela ne doit pas nous éviter de goûter l’immense joie de retrouver des œuvres réunies ici côte à côte pour faire ressortir à la fois la créativité d’une époque mais la cohérence des choix d’Yvon Lambert. Ce véritable visionnaire des mouvements qui vont inonder le marché de l’art et de la création sera, rappellerons le, l’un dès sinon le principal découvreur de talents qui appartiennent pour toujours à l’histoire de l’art…

Avant de rentrer dans le vif du sujet de cette exposition, dire combien il est bon de retrouver dans une pièce tout un ensemble de toiles de Jean-Charles Blais, lui aussi enfant – adoptif – du pays. De même, le plaisir de voir – et revoir – certaines des dernières toiles de Cy Twombly, faites d’immenses gestes circulaires, saturés de couleurs, monochromes, tantôt rouge, tantôt bleu… Pas de mots non plus pour dire notre plaisir de voir des pièces comme celles de Robert Mangold, Bruce Nauman ou Jonathan Monk.

Une salle entière rassemble tout ces courants du Land art et de l’Arte Povera, de Penone à Long, dont les œuvres apportent une liberté, un souffle qui donne envie de voyager, de partir loin…

Mais le clou de cette exposition, ce sont les œuvres de et autour de Basquiat, telle cette photo de Louis Jammes le montrant, corde au cou. Le regard de ce jeune peintre haïtien – mais n’a y-il jamais eu le temps de devenir vieux, sachant qu’il est mort à 28 ans… – est si troublante de si près, trônant dans la salle qu’on comprend aisément la fascination qu’on pouvait porter à ce personnage talentueux mais destructeur. Eric Mezil nous permet de revoir le film de Julian Schnabel sur Basquiat (où Bowie joue Warhol !)… Tant d’autres œuvres exposées permettent d’évaluer à sa juste valeur les temps forts de la vie du peintre intimement liées à l’art moderne…

Dans la salle adjacente, comme pour faire planer l’esprit de mort qui accompagne les deux artistes que sont Warhol et Basquiat, le retour de Paris de toiles de Warhol sur la chaise électrique… Sérigraphies multipliées à l’envi, colorisées dans ces monochromes devenus célèbres, mais qui n’élèvent pas l’horreur de l’objet même… Dans cette pièce, on retiendra cette cage en fer immense et réaliste au milieu de laquelle traîne une couverture de survie… De toutes les propositions faites par Eric Mézil, c’est sans doute cette pièce qui touche le plus et fait comprendre la brièveté de notre passage sur terre… Basquiat mort d’une overdose dose, Warhol rescapé d’un attentat… Autant de signes qui n’annoncent pas des jours meilleurs, loin s’en faut….

Pour finir en beauté, ne ratez pas le gisant d’Adel Abdessemed… magnifique, fait d’un seul geste, d’une force incroyable… Et si vous voulez vous faire susurrer des mots d’amour, passez absolument à La Chapelle des pénitents blancs voir l’astucieuse et romantique installation de François-Xavier Courreges, rarement visible mais particulièrement à son avantage dans cette petite chapelle…

E. Spaé

Jammes

Jammes

Basquiat par Jammes

Basquiat par Jammes

Lou Reed par Jammes

Lou Reed par Jammes

Basquiat

Basquiat

Basquiat

Basquiat

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion ciné, #Les films de Tristan, #Entrée des artistes
Cinéma d'automne à Castelnaudary

Suite à l'article paru dans l'indépendant, le cinéma d'animation a ouvert ses portes à Tristan et depuis, nous vivons des moments rares et magiques.

J'ai appris par Monsieur Denys Clabaut (Les amis du cinoch'), qu'il organisait le clap 2 du festival CINEMA D'AUTOMNE à LA HALLE AUX GRAINS de Castelnaudary et lorsque j'ai reçu le programme, nous n'avons pas hésité une seconde pour nous déplacer.

Pour pasticher Prévert "L'Aude est toute petite pour ceux qui aiment, comme nous, le cinéma d'un aussi grand amour".

Mercredi 30 septembre

Nous sommes allés à la séance CONTES DE LA NUIT de Michel Ocelot. Nous avons été accueillis très chaleureusement par l'équipe d'organisation qui était accompagnée de l'assistant réalisateur de Michel Ocelot. Tristan a pu échanger quelques idées sur l'animation au niveau technique et informatique avec lui après le film et le débat qui a suivi la projection. La discussion a beaucoup porté sur la théorie du mouvement en animation qui est plus complexe que ça n'y parait, les propos n'étaient pas loin de l'allégorie de la Caverne de Platon. Tristan était à la fois très heureux mais un peu triste de ne pas pouvoir assister à une démonstration au niveau technologique.

Ce jour -là avec Jean-Claude Charles, ce même assistant réalisateur et marionnettiste (Azur et Asmar, Contes d'Ocelot) , Tristan a fait un atelier de film d'animation image par image.

Nous avons aussi vu l'expo des dessins d'Ocelot et nous nous nous sommes attendris devant Gédéon (créé par Rabier) mis en animation dans les années 70. Les autres planches montraient différents dessins créant le mouvement.

Samedi 3 Octobre

Une journée d'intelligence, d'émotion et de poésie.

Nous sommes allés à la médiathèque de Castelnaudary pour la projection de CHIENNE D'HISTOIRE qui a eu la palme d'or à Cannes en 2010. C'était une raison de notre venue mais dès le départ on a oublié le côté people du film (qui n'est pas people!) pour ne s'intéresser qu'au fond. Le dessinateur Thomas Azuelos qui a fait des études d'Arts plastiques à Montpellier et à Aix en Provence,qui est illustrateur de presse( il collabore au Monde, au Monde de l'Argent, au Monde des Livres, etc...et par ailleurs à divers fanzines et magazines) est venu nous présenter ce film.

CHIENNE DE VIE est un joyau du film d'animation qui par une esthétique irréprochable (on est proche du monde de Chagall quelques fois) dénonce le génocide arménien en Turquie en 1910 et raconte cette histoire terrible de chiens qui a réellement existé.

Bien que ce film s'adresse à de jeunes adultes et adultes tout court, Tristan a tout compris et a été révolté, il ne cesse de me poser des questions. Le débat qui a suivi fut passionnant et montrait que dans un monde en conflit, de bien belles personnes oeuvrent avec une grandeur d'âme pour faire évoluer les choses. Merci à Thomas Azuelos pour ce beau moment d'humanité.

Ce même matin, Tristan me dit "Maman y a Denys, Maman regarde y Michel Ocelot!!!!" Ah Michel Ocelot ! Dès qu'il a vu Tristan, il s'est dirigé vers lui avec une immense tendresse dans les yeux (tendresse qui ne le quitte jamais ) et a commencé à discuter avec lui d'animation, des BELLES FAMILLES (film de Tristan), il s'est installé à ses côtés pour mieux échanger et lui a montré une boîte mystérieuse avec un contenu qu'il verrait après la projection de CHIENNE D'HISTOIRE. J'avoue que j'étais aussi émue que mon fils, les larmes au bord des yeux de pouvoir autant échanger avec celui qui a donné un petit frère ,KIRIKOU, à Tristan durant sa petite enfance. L'émotion était à son maximum.

Quand Ocelot a ouvert la boîte, c'était magique, dedans se trouvaient les marionnettes des CONTES et des 3 inventeurs...Tristan a même pu exceptionnellement les toucher. C'est seulement l'après-midi, lors des 2 projections, qu'il s'est rendu compte de la chance qu'il avait eue en retrouvant ces silhouettes dans les films.

Nous avons donc assisté à DRAGONS ET PRINCESSES et les trésors cachés de Michel Ocelot.

Je terminerai en disant que cet homme est un véritable poète, il travaille souvent sur les contes car il peut aller droit au but en faisant quelque chose de joli en parlant de quelque chose de grave. Il faisait ses premiers films avec des silhouettes noires, sur une table lumineuse avec du papier transparent car il était pauvre. Devenu riche après l'immense succès, de KIRIKOU , AZUR ET ASMAR, il a continué. Les 3 inventeurs sont un bijou de poésie, de beauté et d'intelligence. Le roi bossu est un chef d'oeuvre pictural (Ah les bossus qui ont des ailes d'ange comme celui de Naïs -Pagnol) .

Tristan a été très intimidé par cette rencontre , il a une immense tendresse pour Ocelot qui lui a promis de voir son film...J'insiste, Michel Ocelot n'est pas qu'un inventeur d'histoires animées pour faire rêver, c'est un poète. Bravo et merci à lui d'avoir toujours continuer à croire en la beauté.

MERCI à Denys Clabaut et toute son équipe pour leur travail admirable et sans fausse note!

Cinéma d'automne à Castelnaudary
Jean-Claude Charles et Denys Clabaut

Jean-Claude Charles et Denys Clabaut

Comment anime-t-on les images?

Comment anime-t-on les images?

Cinéma d'automne à Castelnaudary
Cinéma d'automne à Castelnaudary
Discussion entre Jean-Claude Charles et Tristan sur l'animation des images

Discussion entre Jean-Claude Charles et Tristan sur l'animation des images

Gédéon en animation, c'est Michel Ocelot! (Expo Ocelot à la Halle aux Grains de Castelnaudary)

Gédéon en animation, c'est Michel Ocelot! (Expo Ocelot à la Halle aux Grains de Castelnaudary)

Papiers découpés et animés des 3 inventeurs (Expo Ocelot)

Papiers découpés et animés des 3 inventeurs (Expo Ocelot)

Thomas Azuelos à la médiathèque de Castelnaudary pour CHIENNE D'HISTOIRE.

Thomas Azuelos à la médiathèque de Castelnaudary pour CHIENNE D'HISTOIRE.

Tristan, Michel Ocelot et la boîte aux trésors...

Tristan, Michel Ocelot et la boîte aux trésors...

Cinéma d'automne à Castelnaudary
Cinéma d'automne à Castelnaudary
Cinéma d'automne à Castelnaudary
Cinéma d'automne à Castelnaudary
Cinéma d'automne à Castelnaudary

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #21 nuits avec Pattie, #Passion ciné, #Les films de Tristan, #Entrée des artistes
FOCUS: Denys Clabaut

Denys Clabaut restera une rencontre très importante dans la vie de Tristan.

C'était l'année dernière, alors que les frères Larrieu tournaient 21 nuits avec Pattie à Castans avec les productions Aréna, lui arrivait avec son projet de faire un film d'animation en une journée avec les enfants du village.

Je ne voulais manquer ça pour rien au monde!

Denys a été très pédagogue, attentif à chacun, charmant, d'une grande patience, il a mis en oeuvre les idées de tous les participants, nous a appris la technique utilisée (le stop-motion) et la finalité informatique pour aboutir au film lui-même. A la fin de la journée, après des milliers de photos prises et mises bout à bout CASTANWOOD était né et présenté sur écran géant en avant première de Jiburo un magnifique film coréen et en présence des frères Larrieu et de leurs techniciens. Tristan avait les yeux mouillés!

Le lendemain ,il commençait ses premiers films d'animation, puis ensuite des diaporamas. Il a de nombreux projets en tête qui sont très créatifs, filmer, produire, réaliser, il ADORE! (Il travaille tout seul!)

Sans la rencontre de Denys, jamais il ne se serait plongé dans ce loisir qui le passionne. Oui, il y a des rencontres qui changent une vie!

NB: En plus ce Denys est génial, il est fan comme la famille Rhinocéros de Tati, Chaplin, Buster Keaton...

En fin d'article tous les films de Tristan.

Qui est Denys Clabaut?

Chargé de mission cinéma aux Amis du Cinoch', Denys Clabaut entretient avec le septième art une passion débordante et une soif inextinguible de la transmettre. Lorsqu'on lui demande à quel lieu il est attaché, Denys aurait tendance à commencer par la magnifique salle 1 du cinéma Colisée, à Carcassonne, désespérément fermée au public depuis des années. À l'extérieur des salles obscures, il aime randonner dans ce département «hautement cinégénique» où Jean-Jacques Beineix a par exemple tourné «37,2° le matin», aux Chalets de Gruissan, et plus récemment Arnaud Larrieu, «21 nuits avec Pattie», à Castans. Depuis son arrivée à Carcassonne, en 2008, Denys est tombé sous le charme des châteaux de Lastours. Un vrai décor de cinéma qu'il aimerait bien voir utilisé dans un scénario contemporain, et pas forcément un film historique. «L'attachement historique à ces lieux fait qu'on a parfois du mal à imaginer qu'on puisse y faire autre chose que des films d'époque», regrette-t-il un peu. Quoi qu'il en soit, «Lastours, j'ai tout de suite été pris pas cette histoire. Comment on y vivait. Chaque fois qu'un réalisateur vient dans l'Aude, je l'emmène à Lastours», explique-t-il. Olivier Ducastel, Nicolas Philibert et Serge Avedikian ont ainsi eu droit à leur petite balade en montagne Noire. Une histoire et un panorama exceptionnels Il faut dire que le cadre est grandiose, dominé par les quatre silhouettes des châteaux de Cabaret, Tour Régine, Surdespine et Quertinheux. Édifiés à 300 mètres d'altitude, ils veillent sur le cours de l'Orbiel et le torrent du Grésilhou, dans un paysage sauvage hérissé de cyprès. Depuis le haut Moyen Âge, les châteaux de Lastours constituaient un point de contrôle de l'une des principales voies de circulation de la montagne Noire. Lors de la Croisade contre les Albigeois, ils prirent une importance capitale. Le site est fouillé depuis 1980. Sous la direction de l'archéologue, Marie-Elise Gardel, le village médiéval de Cabaret a été mis au jour. Des fouilles archéologiques menées depuis 1980 sous la direction de Marie-Elise Gardel, ont permis de mettre au jour le village médiéval de Cabaret, haut lieu du catharisme et de la résistance contre les armées croisées. Une centaine de maisons d'habitation et de nombreuses forges constituaient ce «castrum» abandonné du jour au lendemain par les habitants qui ont laissé sur place tous leurs effets et objets. Aujourd'hui aménagé, le site est d'une grande beauté. Il offre un panorama à couper le souffle. On y chemine entre histoire, patrimoine et pleine nature. Ne vous attendez pas à trouver dans le salon de Denys Clabaut des rayonnages chargés de films de tous genres et toutes époques. Quelques-uns sont certes rangés dans trois petits tiroirs mais «un film, pour moi, dit le chargé de mission cinéma aux Amis du Cinoch', c'est fait pour être vu au cinéma, pas à la télé». Alors quand on se fait une toile, chez les Clabaut, ça demande un peu plus d'effort que d'appuyer sur le bouton lecture de la télécommande et de se crever les yeux à lire les sous-titres sur l'écran TV. Il faut pousser le canapé, déplacer le vieux projecteur Debrie MS 24 des années trente, descendre la télé de son meuble pour libérer le mur servant d'écran, brancher le vidéoprojecteur et surtout, voir le film à plusieurs pour le partage des émotions. «J'aime le cinéma pour ce qu'on y voit mais aussi pour ce qu'on y vit». Ce qu'on y vit ? Des rencontres, par exemple. Tiens ! C'est dans une salle du cinéma «Le Moderne», à Carvin, dans son Pas-de-Calais natal, que son père tomba amoureux de l'ouvreuse. Denys ne tarda pas à pousser son premier cri. Denys, on l'observe prévenant, attentif, concerné. Aussi discret à son sujet qu'il devient disert dès qu'il se lance sur Tati, Kiarostami, Burton ou Paradjanov ou sur l'incroyable joie ressentie sur les tournages, comme celui de «21 nuits avec Pattie», d'Arnaud Larrieu, avec Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussolier et Sergi Lopez, l'an dernier à Castans. Intarissable sur cette tendresse jamais démentie pour le burlesque dont témoignent les bouquins sur Harold Lloyd ou Chaplin dont sont parsemées les étagères, il avoue un «immense respect pour ce qu'ils ont fait et qui perdure». Denys, on le pressent inquiet du travail bien fait jusque dans les plus infimes détails. On a plaisir, surtout, à voir s'éclairer son regard de gosse émerveillé dès lors qu'il parle cinéma. Et comme Denys Clabaut parle – presque – tout le temps cinéma, sa joyeuse bobine s'anime sans cesse de mille émotions que caresse une voix douce et bienveillante. «Le cinéma, c'est un formidable moyen d'être heureux», juge-t-il et il en constitue une preuve crédible. D'une nature positive et peu encline au conflit, rien d'étonnant à ce qu'il soit devenu l'interlocuteur privilégié de tous les dispositifs d'éducation au cinéma du département, de la maternelle jusqu'au lycée. «Enfant, ça me gênait toujours que les profs nous emmènent au cinéma pour se servir du film seulement comme d'un support de la matière. Moi, je rappelle systématiquement qu'on est sur des pratiques artistiques faisant naître des émotions.» Missionnaire du cinéma Les siennes ne datent pas d'hier. Elles remontent à cette enfance nomade au gré des déménagements de ses parents «pigeons voyageurs». Né il y a 49 ans dans le Nord, Denys a suivi le mouvement à Montpellier, Saint-Affrique, en Guyane, à Paris… «Enfant, je traînais mes parents au cinéma», se souvient-il, lui dont le premier métier fut cuistot. Mais en sortant de l'école hôtelière de Souillac, à 18 ans, une réorientation lui paraît évidente. Instinctivement, comme la luciole au réverbère, il est «allé vers l'image». La photographie, d'abord, le cinéma, irrépressiblement. Peut-être bien par atavisme, d'ailleurs. Un truc incroyable découvert au sujet de son grand-père. Travelling arrière : en 1998, Denys bosse comme animateur socio-culturel à Epinay-sur-Seine. Avec un projo 16 mm, il montre des films aux enfants de la MJC. Ce qu'il faisait d'ailleurs déjà auparavant, dès 1990, pour la cinémathèque de Paris. Grâce à lui des tas de gosses ont découvert «Crin Blanc», «Le Ballon rouge» et combien d'autres… «Montrer aux enfants que tout est réfléchi au cinéma, tout est pensé, calculé, qu'on est manipulé, former les publics». Bref, en 1998, le voyant ainsi transmettre aux autres sa flamme pour le cinéma, la grand-mère de Denys s'en amuse et lui livre cette confidence : son grand-père, mineur de fond dans la fosse 9 de Lens, projetait lui aussi des films de salle en salle. La vie comme un remake En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/26/2094311-denys-clabaut-une-bonne-bobine.html#yHEbDoL6ukxvlBXY.99

FOCUS: Denys Clabaut

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #RADIO, #Entrée des artistes, #10ans avec Tolstoï

Aujourd'hui : Tout savoir sur le duo Canticel + l'émission aprèm passion sur youtube où on aperçoit aussi Jacques et Tristan.

Dagois-Teufel - Association LUBLINIANA

www.lubliniana-asso.eu/dagois.teufel.html

 

Je les aime tellement ces deux-là que je n'ai pas hésité à écrire un texte sur eux.

Diabolus in musica

Pour Catherine Dagois et Edgar Teufel

 

« Aimer, c’est donner sans attendre de retour et tout acte est prière, s’il est don de soi. »

Antoine de Saint-Exupéry

 

 

 

La salle a pour candélabres des stalactites et stalagmites millénaires. La cathédrale est enfouie dans ce monde souterrain où se produit le couple d’artistes, l’endroit est insolite et mirifique.

 

Pour aller écouter le concert dans les entrailles de la terre, les spectateurs descendent dans un monde aux antipodes de celui dans lequel ils vivent. Ils sont aimantés par ce monde irréel où va exploser la musique mise à nue sans aucun artifice.

 

Dans ce berceau primitif du monde dans lequel l’homme se sent étranger, va être interprétée la plus belle prière de Mendelssohn. La contralto dans la lumière d’outre terre, est une colombe dans sa robe de soie et d’organdi. Son mari l’accompagne à l’orgue. L’atmosphère étrange devient soudain magique dans cette nef souterraine dès les premières notes. (...)

Le duo est en osmose dans ce Versailles souterrain des Pyrénées. La cantatrice à la voix limpide reflète l’amour de la vie qu’a transmis Mendelssohn à travers son œuvre, l’interprétation est sobre et élégante, l’hymne se propage subtilement dans l’espace de la salle.

 

La musique entre en eux, elle s’intériorise à chaque seconde, ils ne font plus qu’un avec elle, ils sont unis par cette femme lyrique, cette femme poème, cette femme sourire et son mari virtuose.

(...)

A la fin du concert, un bis fut réclamé. Et une dernière fois, les doigts de l’organiste virevoltèrent tels des oiseaux de feu autour d’une fugue de Bach.

Merci à Cat et Ed pour ce magnifique après-midi dont nous nous souviendrons longtemps...Quel bonheur de revoir tous ces rires, ces chants et ces moments de tendresse. Bravo pour le film! J'adoreeeeeeeeeeeeeeee

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Entrée des artistes
Jaurès assassiné deux fois.
Jaurès assassiné deux fois.

Pierrette Dupoyet c'est tout d'abord plus de 20 ans d'amitié, de fidélité, de bonheur parsemé ici et là dans ma vie.

Pierrette Dupoyet c'est l'art des voyages sous le signe de la fraternité, c'est le Théâtre avec un grand T. Elle est au théâtre ce que Brel est à la chanson.

Pierrette Dupoyet c'est la "Tour Eiffel d'Avignon", trois spectacles par an à chaque festival depuis trente ans.

Pierrette, ce sont de solides études théâtrales, plusieurs prix décernés et un oscar de la création que lui a attribué Jean Vilar. Cela ne l'empêche pas de se comparer plus volontiers à un explorateur défrichant dans la brousse humaine pour y retrouver ses Frères qu'à une comédienne de pure tradition. Elle joue partout y compris dans la jungle, au fond des déserts, dans les pays en guerre, au pied des statues de l'Ile de Pâques...et jusque dans l'ombre des prisons.

Si je rêve de la voir dans Gelsomina, Tchaïkovski, Rimbaud,Ristos, Zola, Balzac, Cocteau, je l'ai aimée dans Giono mon ami (le spectacle de notre rencontre) , Madame Guillotin (la peine de mort), Laisse tomber la neige (l'enfermement psychiatrique), Dreyfus (la justice), Sand prénommée George (la liberté d'aimer) , L'amour plus fort que la mort (la Fraternité), Colette (l'audace), Alexandra David Neel (la persévérance), Don Quichotte (l'idéalisme), Vian je t'attends (le génie foudroyé) , L'orchestre en sursis (la déportation) et hier soir Jaurès assassiné deux fois.

Ce vendredi 6 mars, elle était dans ce joli théâtre à l'italienne de Pézenas avec son spectacle JAURES assassiné deux fois.

Cette pièce où elle joue le rôle de Louise l'épouse de Jean, était poignante et incroyablement humaniste.

« Pierrette Dupoyet ranime de son souffle l’étincelle d’humanité
enfouie en chacun, sous les cendres du temps…
Dupoyet conte avec flamme Jaurès.
Le spectacle sonne juste, la comédienne est très convaincante…
ses mots nous fissurent le cœur et l’emplissent de chaleureuse lumière…
Mise en scène explicite, jeu dense, passionnel,
Pierrette Dupoyet ouvre une page d’Histoire exaltante…
Beaucoup de sincérité et d’émotion…
De sa voix envoutante, Pierrette raconte un pan de l’Histoire de France
et l’Homme politique nous devient familier.
La fin du spectacle, tr
ès émouvante, tire des larmes aux spectateurs »
(Avignon Juillet 2013)

Si vous ne la croisez pas dans un théâtre du côté de chez vous, vous la rencontrerez sans doute dans un des 70 pays où elle représente la France dans ce qu'elle a de meilleur.

Bienvenue sur le site de Pierrette DUPOYET

Jaurès assassiné deux fois.

Jaurès assassiné deux fois.

Pierrette Dupoyet
Tristan heureux d'offrir un bouquet de fleurs à sa marraine culturelle.

Tristan heureux d'offrir un bouquet de fleurs à sa marraine culturelle.

La route sera belle...

La route sera belle...

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Entrée des artistes
Pierre Michaud

On m'appelle Fée Pricemi...à la maison car j'ai l'art de dénicher des petites merveilles sur ce site.

Je choisis toujours des articles difficiles à acquérir ou alors si anciens qu'ils restent introuvables ailleurs qu'auprès de particuliers.

Cette plateforme de ventes en ligne est souvent assez critiquée et pourtant elle est à l'origine de bien jolies histoires.

Alors que je cherchais pour Tristan des DVDs de violoncelle, je commande un jour à un vendeur

VIOLONCELLE EN CAVALE- CELLO ON THE RUN de Pierre Michaud. Je suis tout de suite séduite par la Jaquette qui représente un violoncelliste sur un vélo portant son instrument sur le dos.

J'apprends que ce musicien se dédouble (voir vidéo),que c'est un globe trotter offrant des concerts de ses propres compositions dans des endroits aussi curieux que poétiques, je n'hésite pas une seule seconde pour faire mon achat et nous attendons le colis!

Le grand jour arrive et dans le paquet, je découvre une lettre fort sympathique de Pierre Michaud, le vendeur au pseudonyme n'est autre que le musicien lui-même. En accusant réception, je réponds à son courrier et nous commençons à échanger quelques messages.

L'histoire romantique de Tristan et de son violoncelle (C'est un cadeau d'une amie amoureuse des arts qui avait son grand père violoncelliste chez le dernier Tsar de Russie) semble véritablement le toucher. Depuis, il encourage Tristan dans son apprentissage de façon régulière, on parle d'une rencontre (ça se fera!) et Pierre Michaud devient, malgré lui, la petite voix musicale de mon p'tit musicien.

Ce qui est aussi magique, c'est que Tristan disait depuis enfant qu'il voulait jouer du violoncelle sur la lune (il est retombé sur Terre, maintenant l'observatoire de Narbonne lui suffira), il veut vivre comme cet astronome musicien dont il a vu le film cet été à la cité de l'espace,c'est à dire dans le désert d'Atacama et partager sa vie entre l'observatoire et la musique. Tout ceci est bien Michaudien , nom d'une clé de fa !


D'autres colis littéraires, musicaux postés de New York, Oxford, la Martinique, de voyages dans le temps sont arrivés avec d'autres belles histoires. Des Noëls en plein cœur de l'année...

SPLENDIDE !!!!!

Interview de Pierre Michaud

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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Entrée des artistes
Mots suspendus dans le temps...Voix Vives Sète- 2014
Mots suspendus dans le temps...Voix Vives Sète- 2014

Il est tombé de la branche, le gentil écureuil...Trenet

Cet été,Yves Rouquette banderolait avec d'autres poètes au festival des voix vives à Sète. Sa voix, ses rires francs, son regard malicieux, ses peines, ses colères et ses mots résonnent dans mon cœur et dans ma tête.

Il fut pour moi, un lien direct avec Brassens et Delteil qui étaient ses copains. Je me souviens aussi, avec tendresse, d' un orateur incroyable lors de l'inauguration d'Antonin le Pieu à Saint Félix, avant le récital que Jacques proposait autour de ses poèmes.

Je n'oublierai pas non plus la soirée à Fondamente consacrée à J-F. Temple ou son allure de seigneur occitan lorsque, tout vêtu de blanc, il arriva à L'Isle sur Tarn pour l'hommage qui lui était rendu, Yves était magnifique.

Ma dernière rencontre avec lui fut à Sète avec ses mots :

Il n'y a de Dieu qu'en paix avec soi-même et l'univers. Yves Rouquette

Je laisse la parole à Jacques Ibanès (revue texture) :

Le chant profond d’Yves Rouquette

Depuis belle lurette, Yves Rouquette avait apprivoisé le nombre d’or de la poésie : l’expression sans affèterie, la juste épure.
Ses sujets, il les puisait dans un registre issu du fin fond des temps. En successeur de la lignée qui l’avait précédé. C’est ainsi, qu’il avait appareillé vers les territoires de l’essentiel.
Le voici désormais parmi la cohorte de ceux dont il a porté très haut et avec un infini respect, la palabre : la multitude des oubliés, des humiliés et des offensés.
Demeurent son œuvre et le souvenir de sa voix grave qui nous remuait l’âme à exprimer son chant profond.

Et pour finir

« Écris sur la poussière, écris

sur le soir qui descend, écris,
sur la certitude de ta finitude, écris
la seule distinction vieille et fonda
mentale.

A l’homme en prise sur le sacré,
amant ou prêtre
les mains
trouées

vides, en tout cas.

Aux autres : le gouvernement
les calculs, l’argent,
les soucis
des pac
tes à passer

pour peu avoir
et ne rien êtr
e. »

Yves Rouquette

cliquer:

Yves Rouquette , « La faim, seule », un choix de poèmes ...

revue-texture.fr › Auteurs › ROUQUETTE Yves (Ives Roqueta)

Marie Rouanet -Yves Rouquette à L'Isle sur Tarn 07/13

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Hommage à Yves Rouquette par Jacques Ibanès - L'Isle sur Tarn 07/13

Hommage à Yves Rouquette par Jacques Ibanès - L'Isle sur Tarn 07/13

Lecture des souvenirs entomologiques de Fabre par Yves Rouquette et Marie Rouanet - St Affrique 08/13

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Yves Rouquette : Inauguration Antonin Le Pieu - Spectacle J. Ibanès - 09/13

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