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Madame Rhinocéros

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Les surprises de la vie...

Articles avec #atelier imaginaire catégorie

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #L'école des lettres, #Atelier Imaginaire
Rencontres littéraires à Lourdes- Opération 2000 jeunes- Ecole des lettres 3/9

Les souvenirs de ces journées magiques sont dans L'école des lettres.

 

L'école des lettres, la revue pédagogique des professeurs de français

www.ecoledeslettres.fr/

 

 

JOURNÉES MAGIQUES 2016

 « Mettons un rêve dans notre vie et soufflons dans les voiles. »Guy Rouquet.

 

         Les actions culturelles sont aujourd’hui menacées et il faut rester vigilant, actif et solidaire pour créer et partager en tenant compte des différences sociales. À  nous, habitants de la cité, de prendre en main notre destin.

C’est nanti d’une telle ambition que Guy Rouquet a initié l’Atelier Imaginaire, l’œuvre  de toute une vie, qu’il anime depuis 32 ans.

 

         L’Atelier Imaginaire est un festival littéraire et artistique bien ancré dans le paysage béarnais. Créé en 1984 avec le soutien prestigieux de Max-Pol Fouchet, Jacques Chancel et Jean Carrière et l’aide d’une dizaine de bénévoles, il offre chaque année aux habitants des villes de Lourdes et de Tarbes une pléiade de manifestations de haute tenue.

Durant deux semaines, écrivains, comédiens, musiciens, diseurs et chanteurs se produisent dans de nombreux lieux publics.

Mais l’Atelier Imaginaire, est beaucoup plus qu’un simple festival de type « consumériste ».

Transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge, est l’un des objectifs majeurs qui ont conduit Guy Rouquet à mener son action dans deux directions : l’action en milieu scolaire et l’Opération 2000 jeunes.

 

L’action en milieu scolaire

         Lorsqu’il a créé l’Atelier Imaginaire, Guy Rouquet était professeur de Lettres. Le festival était un bon tremplin pour faire partager son amour de la littérature aux plus jeunes.

Aussi de nombreux acteurs du festival animent des ateliers et proposent des spectacles dans tous les établissements scolaires qui en font la demande, du primaire au supérieur de la région de Lourdes, élargie certaines années jusqu’aux confins de Toulouse et du Pays Basque.

         Cette année, avant les dernières vacances scolaires, les élèves ont pu assister sur place à des divers spectacles poétiques et participer à des travaux créatifs.

Ainsi, les comédiennes Isabelle Irène et Paule d’Héria sont intervenues pour des contes fantastiques dans des classes de  4ème (option esthétique) avec un texte de Pierre Étaix. Pour des élèves de quatrième technique, il s’agissait de contes fantastiques. Pour d’autres élèves de 4ème et 3ème, ce fut Victor Hugo avec une participation et une écoute au rendez-vous. Dans d’autres collèges, la « Pioche à Poème » connaît un grand succès : Hugo, Tardieu, Queneau, Prévert sont ovationnés par des auditoires qui peuvent aller jusqu’à 130 élèves.

De son côté l’auteur-chanteur Jacques Ibanès présentait des textes sur le thème des sorcières et des ogres à des 6ème, chantait des poèmes d’amour à des 4ème, animait un atelier d’appropriation de textes pour la lecture à voix haute à des 3ème et présentait un récital sur Apollinaire à des classes de 1ère. Ailleurs, Françoise Barret distillait des contes,  et l’écrivain Abdelkader Djemaï parlait de son métier et animait des ateliers d’écriture.

 

Les Journées Magiques et l’Opération 2000 jeunes

         Le festival connaît son apogée avec les cinq « Journées Magiques ». Naguère, les prix Prométhée (roman, nouvelles) et Max-Pol Fouchet (poésie) étaient remis à cette occasion. Depuis cinq ans, ce sont des recueils collectifs dans lesquels des écrivains confient leur rapport à la littérature. Cette année, avec Lignes de cœur (Édition L’Atelier Imaginaire/ Le Castor Astral), 17 écrivains disent leur rapport à la poésie en racontant chacun leur expérience de lecteur et en donnant la liste de leurs dix poèmes préférés.

Et c’est au cours de ces journées qu’a lieu « l’Opération 2000 Jeunes ».

Celle-ci consiste en la rencontre d’écrivains prestigieux avec des lycéens ayant eu une mention au baccalauréat ou de jeunes lauréats du Concours général des lycées. Cette idée unique en France d’une immersion de cinq journées  entre des créateurs et des jeunes est soutenue par le Rectorat de l’Académie de Toulouse, l’Inspection académique des Hautes-Pyrénées, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique des Hautes- Pyrénées et l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques.    

Depuis sa création il y a  29 ans, plus  de 2000 lycéens ont été invités. Cette année, 43 jeunes étaient présents durant les Journées Magiques qui ont eu lieu du 20 au 24 octobre. Ces amoureux de littérature et de poésie ont eu le privilège de côtoyer auteurs, comédiens, chanteurs, musiciens, conteurs et plasticiens. Ils ont logé dans le même hôtel qu’eux, pris les repas en commun, utilisé  les mêmes moyens de transports pour se rendre aux divers spectacles et conférences  avec  l’ambition pour l’organisateur Guy Rouquet que plus tard, ils seront à leur tour « passeurs » de leur propre « atelier imaginaire ».

Ces journées littéraires permettent également aux jeunes des différentes régions qui se rencontrent, d’avoir des échanges fraternels qui donnent naissance à de solides amitiés qui perdurent bien des années après. Et elles sont quelquefois le tremplin d’une carrière vouée à la littérature.

         Ainsi, en proposant d’une part des spectacles donnés dans tous les établissements de la région qui le souhaitent (enseignement général, professionnel ou technique) et en invitant d’autre part les plus brillants d’entre eux venus de toute la France, l’inspecteur d’Académie peut parler à juste titre d’un « Atelier Imaginaire  à la fois élitaire et égalitaire ».

 

Trois témoignages : un écrivain et deux jeunes

Abdelkader Djemaï : « Comment j’ai décidé de devenir écrivain »

 

« Je suis tombé dans les livres en tombant d’avion. Des livres, il n’y en avait pas chez moi, mes parents étant analphabètes et j’étais l’aîné d’une famille modeste .Comme tous les enfants de mon âge, je lisais, dans les années 50, des illustrés et mes héros s’appelaient Bleck le Roc, Zembla et Tartine Mariole. Un jour dans le placard de ma classe, j’ai pris un livre de la bibliothèque verte, avec sa couverture, ses caractères d’imprimeries et ses promesses au fil des pages. Il racontait l’histoire de gamins de mon âge - j’avais 10 ans-  qui étaient appelés à accomplir un grand voyage à travers le monde. Pour cela, ils devaient apprendre à sauter en parachute. L’instructeur leur expliqua son fonctionnement. L’un d’eux lui posa la question de savoir ce qu’il devait faire si son parachute ne s’ouvrait pas dans le ciel. L’instructeur lui répondit calmement qu’il devrait aller au magasin pour en acheter un autre.

Cette réponse me fit rire et mieux encore, je me suis senti intelligent parce que j’avais, si j’ose dire, compris la « chute » de l’histoire. Je m’étais alors promis d’écrire, quand je serai grand des livres. Il m’avait suffi de rencontrer par hasard, ce roman de la Bibliothèque verte, pour tomber définitivement dans la marmite de la lecture et de l’écriture ».

 

Axel  (Rueil ) et Laure-Alice (Malakoff) se sont faits les témoins des jeunes lauréats. Ils sont pour la plupart en terminale et aiment la littérature, ils lisent Gide, Mallarmé, Verhaeren, Tolstoï, Dostoïevski ou encore La République de Platon en dehors du programme scolaire. Ils écrivent, font du théâtre, sont au conservatoire et échangent au sujet de leur passion.

         Axel a 16 ans et vient de Rueil, c’est le plus jeune des lauréats, il a eu le 3ème prix au Concours général d’histoire. On le remarque car chaque jour, il se met au piano du hall de l’hôtel et nous interprète les plus grands classiques avec talent. Ses camarades l’apprécient et se taisent dès qu’il parle de littérature ou de musique. Au CP, il était rétif à la lecture car il n’avait pas appris à déchiffrer comme les autres enfants qui étaient dans la même classe. En CE1, ses parents lui ont offert Les trois mousquetaires dans la Bibliothèque verte et il s’est mis à adorer lire. Il aime plus que tout écrire de la poésie et du théâtre, il trouve sa prose emphatique voire décadentiste (un choix délibéré) car il recherche toujours un synonyme rare, un mot plus riche. Pour Axel, la beauté du mot a plus d’importance que sa portée, il aime lire en anglais ou allemand. Pendant notre entretien, Werner Lambersy vient lui offrir un recueil de poésie.

Ce jeune érudit  qui aime Aragon, Baudelaire et Lamartine est né dans une famille de grands lecteurs mais il se souvient d’un professeur de 3ème qui commençait toujours ses cours par des lectures de poèmes. Ainsi, chaque fois, les élèves pouvaient décliner leurs poètes préférés.

         Laure-Alice, elle, a 17 ans et vient de Malakoff. Elle est lauréate du Concours général en composition française et passe son bac en terminale S. Très curieuse, elle s’est fait remarquer pendant le séjour par son regard pétillant, ses questions pertinentes et sa façon de vivre un rêve éveillé. Chez elle, on ne parle pas beaucoup de littérature et ses premiers souvenirs de lectures sont surtout les livres de la  Cabane magique  auxquels elle donne tout de suite du sens en disant qu’elle est comme ces personnages qui vont dans une forêt où il y a une cabane de livres qui donnent accès à de nouveaux horizons à explorer. Elle aimait aussi Harry Potter ou Helen Keller qu’elle a étudiés en 6ème , en ce moment elle lit les ouvrages de Claude Roy.

Elle dit avec humilité qu’elle n’a jamais été une grande lectrice mais elle aime la littérature et se souvient elle aussi d’une enseignante en 1ère qui ne cessait de dire à ses élèves «  Faites- vous avant tout plaisir ! ».

 

         Les 43 lycéens reçus cette année n’étaient pas blasés et avaient soif de livres. Ils ont vécu de riches heures avec les comédiens, musiciens et poètes présents. Quand on leur offrait des livres ils restaient ébahis d’un tel cadeau tout comme la vie de rêve qu’ils avaient à l’hôtel ou les spectacles qui leur ont été offerts, parfaitement conscients de la chance qu’ils avaient…

         « La poésie est le journal intime d’un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler. » (Carl Sandbourg). Tout le monde a en mémoire le film  Le cercle des poètes disparus  et les cours du professeur Keating.  C’est à une semblable féérie que les jeunes ont été conviés au cours d’un mémorable atelier de poésie en présence de Michel Baglin, Sylvestre Clancier, Guy Goffette, Vénus Khoury Ghata, Werner Lambersy, Jean Pierre Lemaire, Jean-Yves Reuzeau et Jacques Tornay.

Face à la défaite du quotidien assénée chaque jour par le monde médiatique, le groupe a débattu sur la poésie qui permet l’impossible. « Vivre dans l’intensité est une manière d’être au monde et c’est déjà faire naître le poème. »

         Ce séjour fut ponctué d’actions culturelles diverses dont la visite de la citadelle de Lourdes et de moments forts et insolites. Avec une mention spéciale à Hugues Vassal pour ses interventions autour d’une exposition sur Édith Piaf dont il fut le photographe attitré et qui par la suite cofondera l’agence Gamma avec Raymond Depardon. Plusieurs moments étaient consacrés à « la Môme Piaf » pour la faire mieux connaître auprès d’un jeune public : une exposition de photographies et une rencontre au Palais des Congrès de Lourdes et une soirée de conférence avec illustrations musicales intitulée « Raconte-moi Édith Piaf » au Théâtre des Nouveautés de Tarbes. Avec, au final, le bonheur d’entendre Milord reprise en chœur par les lycéens dans la rue à leur sortie.   

         Autre bonheur : les artistes étant logés au même endroit que les invités, des rencontres spontanées avaient lieu chaque jour. Après un concert de chansons Séfarades à l’Abbaye de L’Escaladieu qui fut un immense succès, deux jeunes filles musiciennes ont demandé aux artistes du Trio Morenica de leur apprendre un chant en canon. Après le repas, nous entendions dans le hall de l’hôtel les répétitions spontanées de la chanson L’âge d’or de Léo Ferré à plusieurs voix…Chanson donnée une première fois à la fin d’une conférence de Jean-Claude Siméon à sa demande (un moment de grâce) et une seconde fois, lors du Petit Échiquier (en hommage au Grand) sur la scène du Palais des Congrès de Lourdes.

Moments magiques, aussi, ceux passés en la compagnie du chauffeur de bus, un ancien instituteur, détaillant à ses passagers l’historique du Pic du Midi, ou encore le témoignage de l’assistante de direction de l’hôtel vantant le comportement ouvert et poli de ses jeunes clients toujours souriants.

Merci à Guy Rouquet de résister à la médiocrité ambiante et de montrer sans démagogie à chaque jeune, la voie vers laquelle couve le feu de Prométhée qu’ils auront pu approcher l’espace de cinq journées denses et inoubliables.

 

Les manifestations des Journées Magiques

  • « Max –Pol Fouchet et le passeur de rêves » raconté par Guy Rouquet avec le concours musical de Jacques Ibanès.
  • « La source et le royaume », présentation du recueil de poèmes de Sylvestre Clancier, assisté de Pierre Hossein aux guitares.
  • « D’Édith Piaf à l’agence Gamma » conférence d’Hugues Vassal
  • « Marguerite(s), opéra-comique » avec J. Goron, C. Kluber et P. Maurel
  • « Les ateliers de l’Atelier ». Débats sur la littérature avec des écrivains et poètes.
  • « Voyage autour de ma langue » avec Jean-Claude Bologne.
  • « Shakespeare for ever » avec Claude Mourthé.
  • «Les Sonnets du grand Will» avec J.-L. Debattice et J.-C. Rieudebat
  • « Falstaff » projection du film préféré d’Orson Welles
  • « Raconte-moi Édith Piaf » par Hugues Vassal, assisté de P. Maisonneuve et A. Giuliano
  • « Les ateliers de l’atelier ». Débats sur la poésie
  • « Les mots étaient des loups », rencontre avec Vénus Khoury-Ghata.
  • « Romances et chansons séfarades » par le trio Morenica
  • « Lignes de vie ». Récital de poèmes et chansons de poètes
  • « N’importe où… » spectacle musical avec A. Velter, J.L. Debattice et Ph. Lignac
  • « Lignes de cœurs », présentation du livre avec lectures et illustrations musicale
  • « La poésie sauvera le monde » avec Jean-Pierre Siméon
  • « Le Petit Échiquier », dans le souvenir du Grand…
  • « Mingus erectus » de Noël Balen, création poético-jazzique
  • « Fausses routes » de Gilles Verdet, Grand Prix de la nouvelle 2016 de la SGDL
  • Rencontre avec Noël Balen, écrivain et musicien.

 

Quatre expositions étaient présentes lors de cette Quinzaine, dont trois conçues et réalisées avec le concours de l’Éducation Nationale.

  • Édith Piaf : De l’enfance de la Môme à sa disparition. Exposition conçue et réalisée par Hugues Vassal, photographe attitré de l’artiste.
  • La Déclaration universelle des droits de l’homme – Du A de Asile au Z de Zola en passant sans oublier le B de barbarie et le X de xénophobie…
  • Livres de paroles : Torah, Bible, Coran – Panneaux de la Bibliothèque Nationale de France. Du polythéisme au monothéisme - Abraham- Naissance : du judaïsme, du christianisme, de l’islam. L’image : dans le judaïsme, dans le christianisme, dans l’islam. Figures communes.
  • Si la langue française m’était contée. Jacques Gaucheron livre une synthèse de tous les évènements qui ont marqué l’évolution du français en France, dans les régions et dans la Francophonie. Et une histoire racontée par l’évocation de ceux qui l’ont illustrée : de Charlemagne aux auteurs de bandes dessinées en passant par Gutenberg .   

 

Alexandra Ibanès

 

 

 

 

Rencontres littéraires à Lourdes- Opération 2000 jeunes- Ecole des lettres 3/9
Atelier poésie.

Atelier poésie.

Rencontre avec le poète Guy Goffette.

Rencontre avec le poète Guy Goffette.

L'âge d'or interprété pour Jean-Pierre Siméon.

L'âge d'or interprété pour Jean-Pierre Siméon.

Guy Rouquet et Jean-Pierre Siméon

Guy Rouquet et Jean-Pierre Siméon

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #Atelier Imaginaire
Rencontres littéraires à Lourdes- Souvenirs 2/9

Les journées magiques de l'atelier imaginaire resteront gravées dans ma mémoire. Vivre ce marathon littéraire a été une expérience fantastique à chaque instant. Les rencontres avec les artistes, les poètes, les comédiens furent à la fois tendres, drôles, sympathiques mais surtout d'une grande intelligence...Certains sont devenus des amis.

Jacques et Claude Mourthé (Prix Apollinaire- producteur et réalisateur de France culture)

Jacques et Claude Mourthé (Prix Apollinaire- producteur et réalisateur de France culture)

Le matin, je pouvais rencontrer Claude Mourthé au petit déjeuner et nous engagions une conversation autour de Prévert. INOUBLIABLE!

Claude Mourthé — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Mourthé
Avec Hugues Vassal.

Avec Hugues Vassal.

Hugues Vassal restera ma rencontre des journées magiques. Ancien photographe attitré d'Edith Piaf, il est venu à Lourdes pour présenter une exposition de photos sur la Môme et un spectacle RACONTE-MOI Edith Piaf. Il a été aussi l'un des fondateurs de l'agence GAMMA. J'ai passé avec lui et Solène des moments hors du temps.

Monsieur Vassal qui est d'une  grande humilité a été une rencontre importante pour moi. A découvrir prochainement sur ce blog.

Site officiel du photographe Hugues Vassal

www.hugues-vassal.com/
Avec Abdel Kader Djemai

Avec Abdel Kader Djemai

Abdel Kader est un auteur qui m'a émue il y a quelques années avec son livre ZORAH SUR LA TERRASSE.  Un homme précieux et plein de finesse. J'en reparlerai plus tard sur ce blog.

Abdelkader Djemaï, Biographie Abdelkader Djemaï, Livres ... - Seuil.com

www.seuil.com/auteur/abdelkader-djemai/1849

 

 

Pierre Hossein au tar.

Pierre Hossein au tar.

La première rencontre avec Pierre Hossein fut impressionnante mais très vite la timidité a fait place à l'amitié. Pierre a accompagné Jacques dans la PROSE DU TRANSSIBERIEN et ce fut une osmose totale entre les deux artistes et le texte de Cendrars.

Joueur de tar, de balalaïka et de différentes guitares (allant du classique au blues), Pierre Hossein est habité par sa musique, à découvrir de toute urgence.

 

Nicole Vasquez.

Nicole Vasquez.

Nicole et Jean-Charles Vasquez.

Nicole et Jean-Charles Vasquez.

Il n'aura pas fallu cinq minutes pour consolider une amitié née cet été. Nicole et Jean- Charles sont des interprètes talentueux de Jean Ferrat qui leur a ouvert ses bras durant les huit dernières années de sa vie , ils ont aussi un récital magnifique d'Allain Leprest .

Jean-Charles est aussi auteur, compositeur, interprète et ses créations sont de très grande qualité.

Nos routes se croiseront souvent désormais.

Rire avec Guy Goffette...

Rire avec Guy Goffette...

En arrière plan, avec une chemise à carreaux, Jean-Pierre Siméon (créateur du printemps des poètes)

En arrière plan, avec une chemise à carreaux, Jean-Pierre Siméon (créateur du printemps des poètes)

Guy Goffette le poète, le fantasque, l'humaniste, le capitaine au long cours, le bonheur, la force contre l'adversité,  l'ancien instituteur de CM2 , un peu mon alter ego pour les bêtises... Nous nous sommes rencontrés et quittés sur des éclats de rires et j'ai été fière ( ce n'est pas interdit) de discuter tout simplement de la vie avec lui au cours d'un repas. Quand en poésie, j'offrirai un de ses textes à mes élèves comme je l'ai déjà fait, ils verront que tous les vrais poètes ne sont pas tous morts (raison de nos rires sur la photo, il était rassuré!). Pour finir et ça c'est personnel : Quel instituteur exceptionnel il a dû être! Je me disais aussi...

Guy Goffette — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Goffette

 

Poème écrit après des corrections de copies:

Guy Goffette - Je me disais aussi (La vie promise)

Je me disais aussi : vivre est autre chose

que cet oubli du temps qui passe et des ravages

de l’amour, et de l’usure – ce que nous faisons

du matin à la nuit : fendre la mer,

         

fendre le ciel, la terre, tout à tour oiseau,

poisson, taupe, enfin : jouant à brasser l’air,

l’eau, les fruits, la poussière ; agissant comme,

brûlant pour, marchant vers, récoltant

      

quoi ? le ver dans la pomme, le vent dans les blés

puisque tout retombe toujours, puisque tout recommence

et rien n’est jamais pareil

à ce qui fut, ni pire ni meilleur,

      

qui ne cesse de répéter : vivre est autre chose.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Atelier Imaginaire, #Presse, #Spectacles
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

Le 19 octobre , Jacques Ibanès accompagné au tar, à la balalaïka et autres cordes par Pierre Hossein, a présenté pour la première fois LA PROSE DU TRANSSIBERIEN de Blaise Cendrars et le public est venu nombreux.

Un article est paru dans la dépêche du midi:

"Dis moi Blaise"

Adapter la "Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France" du poète Blaise Cendrars, Jacques Ibanès en rêvait depuis longtemps."Depuis quarante ans, en fait, précise le récitant. A l'époque, j'avais été bouleversé par l'interprétation qu'avait donnée Vicky Messica". La voix grave de Jacques Ibanès sert à merveille les vers révolutionnaires du contemporain de Giacometti et d'Apollinaire. A ses côtés Pierre Hossein concentré , totalement dans l'ailleurs de ce voyage, rythme cette prose en jonglant avec les instruments à cordes. Des applaudissements sans fin semblaient décupler la présence du public à l'hôtel Brauhauban. "Dis Blaise, sommes-nous loin de Montmartre?" Ph. A

 

 

Extrait :

En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

Blaise Cendrars

 

On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
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