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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Atelier Imaginaire, #Presse, #Spectacles
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

Le 19 octobre , Jacques Ibanès accompagné au tar, à la balalaïka et autres cordes par Pierre Hossein, a présenté pour la première fois LA PROSE DU TRANSSIBERIEN de Blaise Cendrars et le public est venu nombreux.

Un article est paru dans la dépêche du midi:

"Dis moi Blaise"

Adapter la "Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France" du poète Blaise Cendrars, Jacques Ibanès en rêvait depuis longtemps."Depuis quarante ans, en fait, précise le récitant. A l'époque, j'avais été bouleversé par l'interprétation qu'avait donnée Vicky Messica". La voix grave de Jacques Ibanès sert à merveille les vers révolutionnaires du contemporain de Giacometti et d'Apollinaire. A ses côtés Pierre Hossein concentré , totalement dans l'ailleurs de ce voyage, rythme cette prose en jonglant avec les instruments à cordes. Des applaudissements sans fin semblaient décupler la présence du public à l'hôtel Brauhauban. "Dis Blaise, sommes-nous loin de Montmartre?" Ph. A

 

 

Extrait :

En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

Blaise Cendrars

 

On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)
On en parle: La Prose du Transsibérien à Tarbes (1/9)

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Publié le par Alexandra Ibanès
Publié dans : #Le soleil est nouveau chaque jour, #Ils ont dit:

Revue Texture
www.revue-texture.fr/

Alexandra Ibanès : « Le soleil est nouveau chaque jour »

Beau titre emprunté à Héraclite pour suggérer le bonheur renouvelé quotidiennement. Alexandra Ibanès l’avait célébré dans son journal d’ « Un été à l’Iris de Suse » (voir ). Cette fois, c’est à travers des proses brèves mêlées de fragments de poèmes qu’elle raconte comment elle est « tombée en amour » comme on dit au Québec. L’amoureuse est évidemment lyrique et colore tout ce qu’elle évoque – absence, retrouvailles, voyages, films vus (elle est fan d’Agnès Varda), musiques écoutées, tableaux admirés, écrivains lus – des reflets chatoyants de sa passion. Un bel exemple, le « Baiser Cadou » qui mêle toutes les saisons et tous les échos et toutes les saveurs. « Un baiser Cadou n’est pas un baiser comme les autres, c’est le baiser royal de l’imaginaire venant d’un règne végétal. L’ingérence du poète de Rochefort donne à la sensualité de cette caresse un goût de figue, la douceur du muscat et l’or du tournesol. »
(Editions le Serpolet. 19 rue Fragonard. 33200. Bordeaux. 78 pages. 12 euros)

Catherine Guillery:

Ce livre est fou de jeunesse et de vie. J'aime l'idée que le bonheur sous-tend toujours un chemin de souffrance et qu'il vient comme un cadeau, une récompense.

Le regard est à la fois timide et luxuriant. L'auteur est réservée comme une jeune fille en fleurs et libre comme une odalisque.

Les images sont si vivantes, si évocatrices, qu'elles permettent de vivre presque concrètement les instants relatés, le voyage en train, une promenade, un concert, et, comme à l'Iris de Suse, les déclinaisons de l'été.

L'écriture est belle, enthousiaste et lumineuse. Elle fait reculer le gris et l'uniformité de ce monde, vaniteux de sa médiocrité et de sa désespérance.

Les références littéraires sont bien choisies, à la fois légères et profondes. Je crois que c'est cette particularité qui prédomine, un va-et-vient entre une grande ouverture sur le monde, ce qu'il donne, et le reflet intérieur, transmutation par le cœur. La poésie est toujours là, bien sûr, celle qui se sert du visible pour décrire l'invisible.

Ce livre est pudeur et éloquence, franchise, don de soi, ferveur. Ce dernier mot est pour moi celui qui résume Saint-Exupéry, dans Terre des Hommes et Citadelle en particulier. C'est un des mots qui m'est le plus cher, il contient en lui les élans du corps, de l'âme et de l'esprit.

Jackie B.
"J'ai aimé cette suite de petits textes qui font la ronde autour de l'être aimé, prenant le lecteur par la main, le conduisant au plus près du ressenti de l'amoureuse. Et puis, il y a au milieu cet ovni " le baiser cadou ", tout rond , tout chaud, qui chante à l'oreille , qui s'échappe, si frais, si gracieux. J'ai aimé cette sensualité exquise qui enveloppe cette écriture, ce rythme enlevé qui la parcourt lui insufflant ce ton léger quand il s'agit de dire les transports amoureux, ça palpite, ça virevolte. L' écriture se fait visuelle, se fait œil de caméra. J'ai aimé l'espièglerie tendre du "je" du canapé.J'ai aimé cet élégant érotisme qui encercle les amants et qui les transporte mettant à leurs pieds poésie, littérature, musique, peinture; tous ces arts semblent les accompagner et cimenter ainsi leurs épousailles."

Delphine R.
"Quand j'ai commencé ce livre, je suis tombée dans l'addiction, je ne pouvais plus le lâcher".

Jack Meurant

Alexandra Ibanès est une femme d’un autre temps. On se dit qu’elle doit parler une langue nouvelle et inusitée. Elle parle d’amour, ça pourrait être banal ; oui, mais c’est aussi nouveau, comme le soleil qui est nouveau chaque jour.

Son texte a quelque chose d’irréel ; c’est tantôt un poème, et tantôt une histoire, une suite romanesque. Cette femme aime et connait la musique, celle que son Bel ami invente pour elle. Elle a découvert cet homme (où, quand ?...), il l’a conquise. Elle est érudite, mais sans abuser de sa mémoire, ni abuser de son savoir.

Donc, cette femme, je ne la connais pas. Mais quelle force, quel beau texte elle a su écrire… Heureusement qu’ils se sont trouvés, ces deux-là, « … dans les Corbières ».

Je l’imagine, j’imagine sa main, j’imagine qu’elle écrira encore et inventera encore. Elle sera avec ses chats, qui seront au nombre de trois ; et –comme elle dit- ces trois chats n’auront rien d’autre à faire qu’à gavotter en toute impunité et en silence. Elle se tiendra très près de Bel ami, elle dira mille fois qu’elle est avec lui dans le cœur du monde. Elle lui récitera ces trois vers :

« Etre unis c’est le bout du monde

Le cœur de l’homme s’agrandit

Le bout du monde se rapproche… » (Eluard)

Et ‘’Bel ami’’ sourira et dira oui. Et tous les deux s’envoleront ‘’vers les chemins de l’enfance…’’

Je ne connais pas Alexandra, certes. Mais je sais une chose : elle est vivante.

 

 

 

 

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion ciné
 « L'image mouvante peut encore faire ce pour quoi elle a été inventée il y a cent ans : elle peut encore être (é)mouvante. » Lisbonne Story - Wim Wenders
« L'image mouvante peut encore faire ce pour quoi elle a été inventée il y a cent ans : elle peut encore être (é)mouvante. » Lisbonne Story - Wim Wenders

Quand j'ai découvert, il y a un an, le travail de Bruno Bouchard au sujet de sa pellicule ensorcelée, j'ai pensé au road movie de Wim Wenders : LISBONNE STORY et au film d'Agnès Varda: JACQUOT DE NANTES où Jacques Demy, enfant, transforme les pellicules qu'il a sous la main pour créer de nouveaux films.

Trafiquer les images, montrer que le cinéma n'est qu'une perception d'une certaine réalité, il n'en fallait pas plus pour que je me passionne pour les 24 mensonges par seconde de B. Bouchard.

Le festival cinéma d'automne de Castelnaudary accueillait cette année son atelier à la médiathèque, je n'ai pas hésité une minute pour m'inscrire. Gratter la pellicule, la transformer en y ajoutant de la couleur, des dessins...ont été un immense plaisir.

Si Platon revenait à notre époque, il aimerait certainement cet art ouvert à tous, le travail sur la perception de l'image étant similaire à l'allégorie de sa caverne.

En plus de travailler sur la pellicule, ce qu'on apprend pendant 24 mensonges par seconde est passionnant. Bruno Bouchard nous fait un cours de cinéma avec démonstration sur une visionneuse de 1920, il évoque les frères Lumière, nous révèle les secrets des pellicules, nous parle autant de la perception rétinienne que de l'arrivée du numérique, nous livre un cours de chimie...

Tristan, qui m'accompagnait souhaite continuer à transformer la pellicule, peut-être avec des films super 8 et un projecteur adapté...si nous en trouvons !

Le lieu est bien choisi pour parler de pellicule ensorcelée!

Le lieu est bien choisi pour parler de pellicule ensorcelée!

Visionneuse de 1920.

Visionneuse de 1920.

24 mensonges par seconde!
Ces petits crans inventés par les frères Lumière ont permis l'essor du cinéma.

Ces petits crans inventés par les frères Lumière ont permis l'essor du cinéma.

Pellicule végétale

Pellicule végétale

24 mensonges par seconde!
Je tiens une seconde de film!

Je tiens une seconde de film!

Le son du film est enregistré sur la bande bleue.

Le son du film est enregistré sur la bande bleue.

Segmenter la pellicule vierge en 24 images/seconde

Segmenter la pellicule vierge en 24 images/seconde

Gratter et mettre de la couleur, on peut déborder, ça ne se verra pas!

Gratter et mettre de la couleur, on peut déborder, ça ne se verra pas!

24 mensonges par seconde!
En plein travail!

En plein travail!

Voyons ce que ça donne

Voyons ce que ça donne

Découverte de 2 secondes de films.

Découverte de 2 secondes de films.

24 mensonges par seconde!

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (38) : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE

Dans le cadre des chapiteaux du livre 2016, une exposition était organisée dans l'église St Félix de Bayssan.

Imaginée à partir des collections du FRAC Languedoc- Roussillon, des Abattoirs-Fracs Midi Pyrénées et des livres d'artistes de la médiathèque départementale, l'exposition explorait la relation "Art § Écriture" à travers l'intérêt des artistes pour le livre (son contenu , sa forme), la bibliothèque, la correspondance avec les poètes, la "plastique" de la lettre, le texte, la fiction et l'autofiction.

Il y avait des œuvres de Sophie Calle, Niki De St Phalle, Miro rodant hommage à Char...et même la chemise de...Houellebecq!

Vivre livre (38) : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE
Father and Mother de Niki de St Phalle.

Father and Mother de Niki de St Phalle.

La chemise contemporaine de Houellebecq!

La chemise contemporaine de Houellebecq!

Miro et Char

Miro et Char

Vivre livre (38) : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE
Vivre livre (38) : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE
Niki de St Phalle

Niki de St Phalle

Détail Niki de St Phalle

Détail Niki de St Phalle

Vivre livre (38) : LA BIBLIOTHEQUE IDEALE

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Un été à l'Iris de Suse, #Le soleil est nouveau chaque jour
AVec Marie Rouanet
AVec Marie Rouanet

Durant deux jours, j'étais invitée par les éditions de L'ART D'EN FACE au salon du livre de Béziers. Ce fut incroyablement sympathique et enrichissant. J'ai aimé découvrir le concours des livres d'artiste, l'exposition écriture et art contemporain très surprenante (le prochain article) à la chapelle et retrouver des connaissances et des amis : Marie Rouanet, Michel Piquemal, Mic de Michel chien fidèle dont Tristan est fan (ce dessinateur de bandes dessinées qui est publié par Mickey magazine est enseignant, il vient de créer une méthode de lecture dont je reparlerai) les éditions Du Mont, Citadelle et Mazenod, Barameï, Le Sablier (les grandes retrouvailles)...

J'ai adoré mes voisins de deux jours, le van vintage COLIBRI, le jardin d'Eden de Bayssan. Ce week-end restera un merveilleux souvenir!

Merci à L'art en Face pour leur gentillesse, leur dévouement et les délicieuses chocolatines chaque matin! Dimanche prochain direction Rivesaltes.

Les chapiteaux

Les chapiteaux

Stand L'art d'en face

Stand L'art d'en face

Avec les éditeurs.

Avec les éditeurs.

Le van COLIBRI

Le van COLIBRI

Mic de Michel chien fidèle dont Tristan est fan juste après Hergé!

Mic de Michel chien fidèle dont Tristan est fan juste après Hergé!

Le jardin d'Eden de Bayssan

Le jardin d'Eden de Bayssan

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016

Chaque année, un concours de livres de création « Prière de toucher » est organisé par la Médiathèque départementale en partenariat avec le réseau départemental des bibliothèques et présenté aux CHAPITEAUX DU LIVRE de Bayssan -Béziers.
Ce concours permet de faire connaître une collection de livres d’artistes et de promouvoir ce secteur de l’édition, particulièrement mis en valeur lors du salon.

Cette année il s'agissait du thème du voyage et toutes les techniques étaient acceptées : photographie, peinture, dessin, gravure,collage, volume, découpage…

On s'inscrit dans une des trois catégories suivantes : livre individuel, livre collectif et livre réalisé par des enfants.

Je suis très heureuse de découvrir à chaque nouvelle édition des créations esthétiques et originales. La créativité de tous les participants est vraiment à découvrir et fait, pour moi, de ce chapiteau un endroit INCONTOURNABLE. J'admire, les réalisations et reprends foi en l'homme doué de mille talents pas toujours mis en lumière.

Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
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Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
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Vivre livre (37) Concours de livres de création 2016
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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Le soleil est nouveau chaque jour
Le soleil est nouveau chaque jour avec Félix Vallotton.

Le Tampographe Sardon a eu l'idée de créer des tampons qui reproduisent avec beaucoup de finesse des gravures de Félix Vallotton. Beaucoup de représentations de ces scènes de la fin du XIX ème siècle m'ont fait penser à certaines pages du Soleil est nouveau chaque jour. Depuis, lorsque je signe mes livres, ils sont toujours tamponnés d'une gravure qui personnalise le message que j'offre à mes lecteurs.

Site : Le Tampographe Sardon

 LE BAISER CADOU : Quand elle embrasse son bel ami, elle tend son cou comme un butor assoiffé, ses lèvres deviennent soie, sa bouche devient une fleur de géranium.

LE BAISER CADOU : Quand elle embrasse son bel ami, elle tend son cou comme un butor assoiffé, ses lèvres deviennent soie, sa bouche devient une fleur de géranium.

CONTEMPLATION DU CANAPE : "Je me souviens de la première fois où ils se sont assis, je leur ai tout de suite tendu mes bras, ils étaient tout intimidés et surpris par leurs baisers."

CONTEMPLATION DU CANAPE : "Je me souviens de la première fois où ils se sont assis, je leur ai tout de suite tendu mes bras, ils étaient tout intimidés et surpris par leurs baisers."

LE CHOCOLAT: Elle lui envoya un message en lui disant qu'une surprise se trouvait dans un livre à la lettre D. L'ouvrage se trouvait dans le secteur des biographies.

LE CHOCOLAT: Elle lui envoya un message en lui disant qu'une surprise se trouvait dans un livre à la lettre D. L'ouvrage se trouvait dans le secteur des biographies.

RUE DEBUSSY: " Sois chêne et moi cyprès, côte à côte nos racines se rejoindront et s'irrigueront de nos sèves respectives. Ancrés solidement dans la terre, nous puiserons notre force l'un de l'autre et les ornières qui nous attendent ne seront que de faibles épines de roses."

RUE DEBUSSY: " Sois chêne et moi cyprès, côte à côte nos racines se rejoindront et s'irrigueront de nos sèves respectives. Ancrés solidement dans la terre, nous puiserons notre force l'un de l'autre et les ornières qui nous attendent ne seront que de faibles épines de roses."

Le soleil est nouveau chaque jour avec Félix Vallotton.
Le soleil est nouveau chaque jour avec Félix Vallotton.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Le soleil est nouveau chaque jour
Stand côté soleil.
Stand côté soleil.

Le soleil était nouveau à Fleury d'Aude ce dimanche 11 septembre pour la journée ART D'ICI et ART D'EN FAIR, un chat baromètre annonçait même 44° dans un stand à côté du mien. Les exposants avaient sorti parasols et chapeaux pour l'occasion.

La journée a été belle avec de jolies rencontres ,des rires en pagaille, de la musique et Guillaume Apollinaire qui veillait sur moi (photos).

Je remercie la médiathèque de Fleury pour leur très grande gentillesse et Monsieur Guy Sié maire de la commune qui a été intéressé par mon livre.

J'ai aimé cette journée où l'entraide a été au rendez-vous pour que chacun vive au mieux ces heures passées sous la canicule.

La fête était au rendez-vous avec des animations musicales diverses. Je garderai en mémoire le passage de LA RUMEUR pleine de fantaisie et de qualité musicale ( Cliquer : Compagnie La Rumeur - Spectacle de rue, promeneur de piano & opéra) avec un programme de chansons rétro comme je les aime. J'ai beaucoup pensé à Jacques Ibanès quand la soprano a chanté Idylle en forêt de Francis Blanche puisqu'il interprète aussi cette chanson dans un de ses programmes.

Oui, le soleil était nouveau au cœur de cet été indien...d'où ma rotation autour de l'astre durant toute la journée.

Stand côté ombre en compagnie d'un CHAT-LIGRAMME et d'un extrait de texte d'Apollinaire qui me correspond tout à fait.

Stand côté ombre en compagnie d'un CHAT-LIGRAMME et d'un extrait de texte d'Apollinaire qui me correspond tout à fait.

Rencontre avec Guy Sié maire de Fleury. Stand côté Art d'en Face.

Rencontre avec Guy Sié maire de Fleury. Stand côté Art d'en Face.

Ambiance bandas à la pause méridienne.

Ambiance bandas à la pause méridienne.

La rumeur arrive pour un des plus jolis moments de la journée...

La rumeur arrive pour un des plus jolis moments de la journée...

La pianiste joue sur un Pleyel roulant...

La pianiste joue sur un Pleyel roulant...

La soprano interprète Idylle en forêt de Francis Blanche.

La soprano interprète Idylle en forêt de Francis Blanche.

Petite maison sous les roses, dans la forêt de Rambouillet...

Petite maison sous les roses, dans la forêt de Rambouillet...

Couché dans le foin avec le soleil pour témoin... de Mireille et Jean Nohain.

Couché dans le foin avec le soleil pour témoin... de Mireille et Jean Nohain.

Mille bravos! Quel talent! Départ jazzy...

Mille bravos! Quel talent! Départ jazzy...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Le soleil est nouveau chaque jour
Le soleil est nouveau chaque jour : Tango argentino (extrait)

"... Elle aimait cette danse où les deux partenaires marchent dans la même direction avec leurs corps qui palabrent…Elle découvrait le poète Matias Rojas de Oquendo, Celedonio Flores, et l’admirable Sarah Malbec l’ami du chilien Pablo Neruda. Elle devint tanguera, elle voulait arrondir ses mots sur les rythmes de milongas d’une très grande élégance. Elle raconta…

Peau à peau

Ils tanguent au son d'un bandonéon

Venu du fond des âges

Mélopée méridienne

Ils tanguent en Terre de feu

Sur leurs désirs inassouvis

Tango de l'âme

Tango de larmes

Tango tout court

Ils chaloupent au rythme lancinant de leur rêve.

Peau à peau

Leurs corps chanteront Aristimuno

Et Eduardo Falu

Mélopée sensuelle

Ils tanguent en Piazzola

Leurs corps aimés entrelacés

Tango de l’âme

Tango de charme

Tango d’amour

Ils tanguent comme la lumière du soleil sous la peau

Peau à peau

Ils dansent des doubles croches improvisées

Des mesures à deux temps

Valses et milongas

Ils tanguent à l’infini

Sur leur désir d’Aconcagua

Tango désir

Tango soupir

Tango tout court

Ils chaloupent au rythme lancinant de leur rêve.

Son Bel Ami mit le texte en musique et chanta. Dans le café d’un quartier de Buenos Aires une artiste interprèta avec sensualité ces mots devenus argentins.

Piel a piel

Tanguean al son de un bandoneón

Venido desde el fondo de los siglos

Melopea meridiana

Tanguean en Tierra del Fuego

Sobre sus deseos insatisfechos

Tango del alma

Tango de lágrimas

Simplemente tango

Se balancean al ritmo lancinante de su sueño

Piel a piel

Sus cuerpos cantarán a Aristimuño

Y a Eduardo Falú

Melopea sensual

Tanguean en Piazzolla

Con sus cuerpos amados entrelazados

Tango del alma

Tango de encanto

Tango de amor

Tanguean como la luz del sol bajo la piel

Piel a piel

Danzan semicorcheas improvisadas

Compases de dos por cuatro

Valses y milongas

Tanguean hasta el infinito

Sobre su deseo de Aconcagua

Tango deseo

Tango suspiro

Simplemente tango

Se balancean al ritmo lancinante de su sueño. "

Information:

Ce texte a été mis en musique par Jacques Ibanès et traduit par Lisette Smeck qui vit à Buenos Aires. Les mots sont devenus chanson.

Tango argentino interprété par Jacques Ibanès.

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Publié le par alexandra ibanès
Publié dans : #L'école des lettres
En sortant de l'école: Guillaume Apollinaire

Voici mon dernier article pour L'école des lettres. Merci à Tristan pour sa contribution.

« On peut être poète dans tous les domaines :
Il suffit qu’on soit aventureux
Et qu’on aille à la découvert
e. »
Guillaume Apollinaire

En sortant de l’école est une série de films d’animation créée en 2013. Cette collection invite les enfants et les adultes à voyager en poésie et à redécouvrir de grands textes. Les deux premiers DVD ont rendu hommage à deux poètes surréalistes : Prévert et Desnos… L’opus 3 de cette collection est consacré à Guillaume Apollinaire.

Treize courts-métrages originaux pour découvrir Apollinaire

L’opus 3 est composé de treize courts métrages de trois minutes chacun, imaginés par de jeunes réalisateurs diplômés d’écoles prestigieuses (Les Gobelins, EMCA, ENSAD, La Poudrière) qui utilisent différents médiums pour servir les textes : photos réelles, objets, aquarelles, craies grasses, gouache, pliages, dessins au feutre, palette graphique… pour un résultat époustouflant.

Les techniques d’animation sont elles aussi très différentes avec des dessins traditionnels ou alors l’utilisation des dernières technologies avec la 2D et la 3D.

Apollinaire et la guerre

Quatre films sont consacrés à Guillaume Apollinaire, soldat de la Grande Guerre. On sait qu’au début du conflit, le poète, qui n’était pas Français, s’était rapidement porté volontaire pour participer au conflit et qu’il a écrit sur le front quelques-uns de ses plus beaux poèmes.

La mise en image de Fusée signal est descriptive et illustre parfaitement ce texte : c’est le voyage en auto d’un soldat blessé qui observe les dégâts de la guerre et nous, spectateurs, faisons le parcours à travers son regard, au milieu des paysages dévastés… Une ellipse poétique sublime ce trajet par la pensée du blessé : « Ta langue le poisson rouge de ta voix dans le bocal »…

La poésie amoureuse

Un oiseau chante rend hommage au poète-soldat amoureux. Une femme apparaît : il s’agit de Madeleine Pagès, rencontrée dans un train au début du conflit et quittant la France pour Oran. Le soldat qui est confronté à l’horreur survit en pensant à celle qu’il aime et qui est matérialisée par un immense oiseau bleu représentant son amour.

Madeleine Pagès encore… avec Carte postale. La réussite est totale. Fabienne Wagenaar, la jeune réalisatrice, a su utiliser différentes techniques pour une mise en abyme de ce court texte. La fiancée du poète reçoit une abondante correspondance sous forme de cartes postales d’où sortent des soldats en papier dans différentes situations de la vie au front. Les obus qui explosent sont une « floraison éblouissante dans un ciel à peine bleuté » sous forme de fleurs en papiers. Le travail à la craie grasse et les scènes animées grâce à de subtils pliages donnent un résultat saisissant et d’une intense poésie.

Mutation est un film narratif qui met en images les mots et les maux du poète exprimés avec une grande économie de moyens par trois interjections – « Eh, Oh, Ah » – déclinées sur plusieurs tons exprimant tout à la fois le spectacle de la guerre et de son absurdité, face à la permanence de l’amour.

Des réalisateurs aux sensibilités très diverses

Saluons à travers ce DVD la sensibilité et l’originalité de tous les réalisateurs qui sont eux aussi poètes. Marie de Lapparent invoque dans Je me souviens de mon enfance tout un univers surréaliste à travers des photos qui s’animent grâce au procédé du Stop Motion (mouvement de l’image créé par 24 dessins par seconde).

À toutes les dingotes et à tous les dingos, poème méconnu celui-là, amusera comme Les Saltimbanques un plus jeune public, le premier pour ses allitérations et sa musique enlevée et le second pour son graphisme qu’aimeront particulièrement les enfants. Les poètes épicuriens s’ouvriront l’appétit avec Le Repas, un véritable hymne à la vie.

Automne et Le Bestiaire sont deux films plus allégoriques. Pour le célèbre Pont Mirabeau, la lecture des images qui paraît simplifiée est en réalité fort complexe, car le story board se démarque totalement de ce texte bien connu. La narration du réalisateur est une véritable recréation. Le défi de se détacher graphiquement du texte est si réussi que le texte en sort grandi.

Avec Le Coin, Sempé rougira de plaisir tant le graphisme rejoint son univers, tandis que Ville et cœur est un bel hommage à Tati tant le scénario fait penser à Trafic. Une image (l’entrelacement des périphériques) d’à peine une seconde signera ce court métrage du nom d’APO de façon subliminale.

D’Apollinaire à Paul Eluard

Il est important de signaler que les textes sont tous énoncés de façon magistrale par Yolande Moreau, Pascal Greggory, Sylvain Despretz, Thibault Vinçon, et que les musiques d’accompagnement épousent parfaitement textes et images.

Au premier visionnage du DVD consacré à Guillaume Apollinaire, on peut penser que, contrairement à ceux dédiés à Prévert et Desnos, il s’adresse plus à un public d’adolescents voire d’adultes, mais il n’en est rien. À part quelques films où l’enfant pourra être accompagné pour une meilleure compréhension, si on le souhaite, la qualité exceptionnelle de cet ensemble satisfera les plus jeunes comme les adultes.

Actuellement, de nouveaux réalisateurs travaillent sur une quatrième série consacrée à Paul Eluard.

Avant la distribution de chaque DVD, les courts métrages sont à chaque fois diffusés sur France 3.

Une ressource pédagogique remarquable

Avec l’appui de ces films, les enseignants pourront organiser des séquences de poésies vivantes, en faisant étudier la relation image / texte et en montrant à leurs élèves les différentes techniques d’animation, aidés en cela par les précieux bonus offerts à la fin de chaque DVD et diffusés par France Télévision Éducation.

Les prolongements sur le travail de l’image sont immenses : interprétation graphique du texte, mise en mouvement de l’image, travail sur l’espace-temps, ellipses, flash-back, outils utilisés, mise en abyme…

Tristan, douze ans, a visionné le DVD et voici son impression :

« Les scénarios de ces films d’animation s’inspirent des poèmes de Guillaume Apollinaire. Ça apporte une richesse par rapport aux autres dessins animés qu’on peut voir à la télé et qui sont souvent les mêmes. Ici, les techniques et les dessins sont beaucoup plus riches. Ce DVD m’a fait aimer la poésie d’Apollinaire et m’a permis de mieux la comprendre avec l’aide des scénarios. Je connaissais le nom d’Apollinaire mais je n’avais pas lu ses poèmes et grâce aux réalisations qui ne sont jamais les mêmes, ça permet de donner un style à chaque texte et de les aimer.

J’ai adoré le making off qui est très complet. On y trouve toutes les techniques d’animation utilisées, ce qui m’intéresse car j’aimerais travailler dans l’animation plus tard. On explique aussi comment on fait des bruitages avec des objets complètement anodins (bijoux, boutons, chaussures, papiers…). On se rend compte du travail énorme qu’il faut fournir, c’est impressionnant ! »

« En sortant de l’école : Guillaume Apollinaire », un DVD de 39 min. Studio Tant Mieux Prod. Éditeur et distributeur : France Télévision Distribution.

Réalisation : Wen Fan et Mengshi Fang, Augustin Guichot, Florent Grattery, Charlie Belin, Marjorie Caup, Caroline Cherrier, Matthieu Gouriou, Fabienne Wagenaar, Hugo de Faucompret, Émilie Phuong, Marie de Lapparent, Loïs Espuche, Anne-Sophie Raimond.

Histoire originale : Guillaume Apollinaire d’après ses poèmes. Musique : Joseph Kosma, Nathanël Bergese, Yan Volsy, Pablo Pico, Julien Divisia, Frédéric Marchand.

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En sortant de l'école: Guillaume Apollinaire

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