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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Ecrire
J'écris donc je suis dada!

Tristan qui s'ennuyait en salle de permanence s'est mis à écrire sans pouvoir s'arrêter. Le résultat est tout à fait surprenant et un brin dadaïste.

"L'hypothèse serait que le carambar saveur menthe existe pour pour pouvoir financer l'installation d'un chameau à la place des instituteurs dans les écoles maternelles. Je trouve que si on démocratisait la liberté des marsouins à dos de tortues dans les rues de St Pétersbourg, on pourrait utiliser les ordinateurs comme des baguettes de pain afin d'éviter l'invasion des moustiques.

Il est évident que si on n'écrit pas la lettre A sur le dos de son meilleur ami, des chats domineraient le monde et se déplaceraient en camping car.

Si on prévoyait l'invasion des extraterrestres rouges ayant une baguette magique, il faudrait se munir d'un parapluie afin de faire apparaître des millions de fourmis ayant la capacité de renvoyer E T sur une banquise chauffée à 40° C. à l'aide d'un vélo.

Il parait que si Charlemagne n'avait pas été couronné , un canard jaune faisant un mètre de hauteur aurait dévasté tous les HLM peuplés d'ornithorynques.

Il se trouve que si on porte un gilet vert caca d'oie le 14 décembre 1472, la terre sera peuplée d'animaux étranges ressemblant à Julien Lepers.

Si on dessinait au feutre bleu pendant la gestation des crevettes, on serait obligé de manger des raviolis farcis aux noisettes accompagnés de risotto fait maison , avec tendresse et affection.

Si on ouvrait un tube de colle durant 10 minutes, on pourrait invoquer le Père Noël qui te transformerait en sac Ikéa et tout le monde crierait " C'est une hallucination collective!"

Il est évident que les huîtres sont dans tous les média grâce à leur capacité de stockage auditif atteignant plus de 59 gigaoctets!

Selon les théories de grands de la préhistoire, il parait que si on mangeait une mandarine en écoutant du métal , on dirait tous:CHOCOLATINE! Les grands scientifiques l'ont calculé après avoir bu de l'eau en écoutant les nuages.

Tous les chats possédant un MP3 seront attendus à l'accueil du collège et auront droit à une image au hasard: image de café, image de friandises, images de pull... Toutes ces images pourront être insérées dans la machine à café au fond de la Maison de l'Homme à Paris, endroit où sont aussi regroupés tous les crustacés.

Quand tu peins de l'art abstrait , il faut marcher pieds nus sur des saucissons. En écoutant la radio la plupart des gens se transforment en écureuils capables de grimper sur la tour Eiffel grâce à l'aide d'une mouette rieuse.Si on combine de la farine avec de la maïzena, on obtient une biscotte beurrée qui transformera les infirmières en otaries. Si on légalise la combustion des glaçons à plus de 80°, on aura accès à l'équerre vitaminée. Si on oublie de charger son téléphone portable quand il y a un embouteillage de girafes sur l'autoroute A9, on aura tous une cassette vidéo contenant l'histoire d'une feuille morte agrippée à une sauterelle..."

Je précise que ce texte a été écrit en totale liberté et sans l'aide d'aucun document, que nous n'avons aucune action chez Ikéa, que Julien Lepers ne fait pas partie de notre paysage audiovisuel, que nous aimons les infirmières et qu'il est vrai qu'un chameau en maternelle serait une sacrée réforme de l'Education Nationale...

 

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Publié le par alexandra ibanès
Publié dans : #Autres
Farandole hivernale

Il y a trois étés, Tristan avait écrit Suite N° 1 pour L'Iris de Suse pour violoncelle et il cherchait l'accord parfait...

Aujourd'hui, à 12 ans, il vient de composer son deuxième morceau grâce au logiciel  MUSESCORE qui permet d'entendre en temps réel ce qui est en train d'être écrit, c'est aussi une autre façon de travailler son solfège avec rigueur et plaisir.

FARANDOLE HIVERNALE est une jolie  mélodie où temps et rythme sont respectés. Voici le lien pour l'écouter:

 

Farandole hivernale

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Jacques Prévert, une vie ou lettre ouverte à Carole Aurouet

Chère Carole,

 

Jacques Prévert, une vie est votre dernier livre et à la lecture de chaque chapitre de cette biographie, très documentée, j'ai voyagé dans le monde merveilleux de la Prévertie et de nombreux souvenirs me sont revenus en mémoire.

J'ai été heureuse de revivre les heures du groupe Octobre, de replonger dans le surréalisme, de redécouvrir des séquences cinématographiques ancrées en moi, de songer avec nostalgie aux photos devenues célèbres et de chantonner dans ma tête les mots du poète.

Prévert m'a accompagnée dès mon adolescence. Je me souviens que lors d' un cours de français, nous devions écrire à sa manière un texte "imitant" Familiale. Une camarade de classe en échec scolaire avait eu la meilleure note et nous reprenions chaque vers comme une rengaine, la rage au coeur. La colère de cette élève face au thème de ce poème en prose lui avait permis d'extirper ce qu'elle avait au fond d'elle et elle avait écrit un très beau texte...

Quelques années après, devenue une fidèle du poète, j'ai découvert les beaux clichés de Doisneau et un jour en allant chez mon photographe, il m'a dit qu'il devait se rendre à un salon à Paris où se trouvait justement Doisneau. Il était tout excité car leurs stands étaient voisins. Sans trop y croire, je lui ai demandé s'il ne pourrait pas me faire signer une copie du fameux ballon rouge de Prévert...Une semaine après, il m'a offert cette merveilleuse photo qui depuis ne m'a jamais quittée. Elle se trouve dans ma cuisine et Prévert, nonchalant, la clope au bec, veille sur les excellentes recettes que concocte mon mari.

 

 

 

Jacques Prévert, une vie ou lettre ouverte à Carole Aurouet

J'ai 16 ans et je me passionne pour le cinéma. Je découvre Les enfants du paradis et au passage, je tombe amoureuse de Jean-Louis Barrault, d'ailleurs si un jour j'ai un fils, je l'appellerai Baptiste. J'aime Arletty, Maria Casarès, Pierre Brasseur et tous les autres acteurs, je connais chaque réplique par coeur. Ce film est le film de ma vie et aujourd'hui, aucun n'a pu le détrôner. Aussi, durant toutes les années qui suivront, je me passionnerai pour le cinéma de Jacques Prévert.

 

M'intéressant également à la chanson, j'apprécie bien entendu toutes celles qui sont mises en musique sur des poèmes de Prévert, avec deux préférences: L'opéra de la lune et Mouloudji chante Prévert pour les enfants.

Et, tenez-vous bienje pleure même adulte avec L'opéra des girafes, le conte du Petit Poucet et j'aime plus que tout Le concert n'a pas été réussi .

Désormais enseignante, je laisse à mes collègues le soin de faire découvrir aux enfants les textes qui leur sont destinés et qu'on trouve dans les manuels scolaires, pour leur présenter des girafes particulières ou des dromadaires mécontents...

Un jour, à un salon du livre de Bordeaux, je rencontre Jacqueline Duhême qui fut l'illustratrice des textes de Prévert. Je reviens avec une très jolie aquarelle mais frustrée, je n'ai pas réussi à communiquer avec elle malgré mon enthousiasme.

Puis la vie continue, chère Carole, et chaque année, je relis les textes du poète. Je rencontre l'homme de toute ma vie qui s'appelle Jacques et qui écrit des poèmes, mon fils croit alors qu'il s'agit de Prévert en personne. C'est beau, c'est frais, c'est tendre. C'est à cette même période que Tristan (qui ne s'appelle pas Baptiste) décline dans un spectacle intitulé Le jardin de Prévert : L'école des beaux arts, Elève Hamlet et Les belles familles dont il fera un film d'animation en stop motion.

 

Voilà chère Carole, ma lettre est finie et je tiens à vous remercier pour votre livre. En lisant la vie de Prévert, j'ai revécu des moments de ma propre vie.

Merci aussi pour les passages Prévert /Chaplin qui sont passionnants.

Je vous joins pour finir un texte écrit par Jacques Ibanès sur sa rencontre poétique avec le poète.

La maison de Monsieur Prévert 

(Jacques Ibanès)

 

Je me suis mis en route un jeudi 13 septembre.

Ce jour-là, j’avais décidé de me rendre

à Omonville-la-Petite.

J’étais parti de Cherbourg avec mon sac à dos

par un beau soleil.

J’avais en poche une invitation qui datait d’avant

ma naissance et qui disait :

« Dans ma maison vos viendrez ».

J’avais beaucoup rêvé de cette maison

où il y avait un grand mur blanc orné de piments rouges

avec une belle fille nue dedans.

Les piments rouges et le mur blanc

me faisaient plutôt penser à la Côte d’azur.

Pourtant des guides disaient

que Mr Prévert attendait ses visiteurs

dans ce bout de Normandie.

 

J’ai longé un sentier-serpent

à la manière d’un contrebandier,

dans la compagnie joyeuse des mouettes et des cormorans

et j’ai fini par arriver à Omonville :

un village avec des maisons en granit bien jointoyé

des rhubarbes géantes

et une rivière tranquille qui coule au milieu.

 

J’ai trouvé facilement la maison de Mr Prévert

au fond d’un jardin.

Elle était ouverte et je suis entré sans façons.

A l’intérieur il y avait bien les murs blancs

comme il était dit dans l’invitation

et aussi deux cheminées, un coffre, quelques fauteuils, une immense table, un pont de chemin de fer en bois

avec sa locomotive et son wagonnet

et un poème intitulé La méningerie qui s’adressait aux donneurs de leçons et qui disait ceci :

« Dressages / Dompteurs de cœurs et de cerveaux

Pollueurs de la plus belle eau du plus bel âge,

ils font sauter dans leurs cerceaux les enfants sauvages. »

 

Ça, c’était bien du Mr Prévert mais dans la maison

il manquait tout de même, comme je l’avais pressenti,

les piments et la jolie fille.

Il y avait encore une photographie que tout le monde connaît.

On voit un homme attablé en pleine rue, la clope au bec, l’air hagard devant un canon de rouge,

littéralement « effondré devant la vacherie du monde »

 

J’ai demandé à voir Mr Prévert

on m’a répondu qu’il n’était plus là, qu’il avait déménagé.

Avant de partir, il avait promis-juré que c’était la dernière fois.

Il avait tenu parole : voilà trente automnes qu’il habitait

dans une autre maison, juste en face de celle-ci.

Depuis tant d’années, de l’eau avait coulé comme on dit.

Les feuilles mortes ne se ramassaient plus à la pelle,

le balayeur était désormais harnaché

d’un beau ciré jaune canari,

il avait un casque vissé aux oreilles

et il actionnait une turbine à six pales qui avalait les feuilles

avec un boucan du tonnerre.

Par ailleurs, le monde continuait à (mal) tourner

on s’étripait un peu partout

et notre père qui était aux cieux y restait

sans intervenir, comme d’habitude.

Je suis donc arrivé devant la dernière maison de Mr Prévert

sur laquelle étaient entassés de nombreux coquillages

et des galets coloriés.

Cela était d’un très joli effet.

Sur l’un d’eux la jeune Caro avait écrit

« Merci pour vos beaux poèmes monsieur Prévert »

Sur un autre, un enfant avait dessiné

un poussin sortant de son œuf

sous un soleil aussi riant

que le soleil de ce 13 septembre.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Quand je chante...
Quand je chante, je deviens chanson : L'éternité Picasso

La première fois que j'ai écouté Isabelle Aubret, je devais avoir 17 ans, je la découvrais grâce à Jean Ferrat dont je suis une fervente admiratrice. Les premières chansons que j'écoutais d'elle, si je me souviens bien, étaient 1789 où les hommes découvraient "des mots très beaux, des mots superbes" et Liberté...C'était l'époque des premiers CDs et la fin des 33 tours et je me souviens avoir particulièrement aimé un de ses albums qui avait pour titre éponyme Vague à l'homme (Prix Charles Cros). J'écoutais aussi sans relâche, dans mon walkman, une cassette avec La rose noire, Le diable au coeur, Beyrouth, L'oiseau de liberté et j'étais fascinée par cette voix cristalline sur laquelle je posais ma voix grave en chantant ce répertoire dont je raffolais. Comme j'en ai usé des piles durant cette première année!

Puis ce fut 1989, en France, on fêtait le bicentenaire de la révolution et Isabelle le chantait avec conviction, c'était beau, c'était fort et à cette même période un air de liberté soufflait sur l'Europe avec la chute du mur de Berlin et les pays de l'Est qui se libéraient... Je lui ai écris, elle m'a répondu et cela fait  30 ans que j'aime cette femme de tout mon coeur.

J'ai toujours eu la certitude que nos routes se croiseraient un jour. En 2000, ce fut notre première rencontre, furtive mais belle, la première d'une petite série.

Le soir de son récital, elle m'a dédicacé L'éternité Picasso avant de l'interpréter sachant que j'aimais cette chanson plus que tout.

Le parcours d'Isabelle est à son image, elle a toujours chanté ce qu'elle voulait et ce qu'elle aimait sans s'occuper des modes et avec un don de soi extraordinaire.

Elle m'a "vue" grandir, devenir une femme, devenir maman. La dernière fois que je l'ai rencontrée, c'était en 2014 à Lézignan Corbières et ce fut une soirée magique. 
Avec elle, quand je chante, je deviens chansons au pluriel car j'aime tout le répertoire de cette magnifique interprète.

EXTRAIT d'Un été à l'Iris de Suse (Ed. L'art d'en face)

6 juillet 2014:

(...) Quelques instants plus tard, son récital commence, le rideau s'ouvre mes longues années de fidélité à son égard, Jacques ému me serre la main tout au long du spectacle et Tristan dévore des yeux sa Fanette ( C'est le nom qu'on lui a  donné) et je me souviens (...)

Elle est là , Isabelle, sur scène comme un oiseau de liberté pour chanter la justice et la fraternité avec une énergie incroyable car le temps , les souffrances et sa foi en la vie l'ont rendue inébranlable.

Mes deux hommes sont subjugués. Tous les trois, main dans la main, nous retenons notre souffle; dans ma tête je l'accompagne dans toutes ses chansons que je connais par coeur.(...)

L'éternité Picasso, Grand-mère Ghetto et Je vole sont de véritables pépites très peu connues du public, voici deux liens pour les découvrir.

♪ Je Vole ♪ Allain Leprest/ Romain Didier

Un jour, j'aurai des plumes au dos
J' décollerai du Trocadéro
Je me coudrai du ciel aux ailes
Sur l'aiguille de la tour Eiffel
Et quand je passerai les nuages
Les enfants crieront au passage

{Refrain:}
"Elle est folle, folle, folle
Folle, folle
Elle est folle, folle, folle
Elle croit qu'elle vole"
Je suis folle, folle, folle
Folle, folle
Je suis folle, c'est vrai
Mais je volerai !

Le monde est beau de haut en bas
Avec un grand V dans les bras
Le monde est beau de bas en haut
Quand on se déguise en oiseau
Quand on se déguise en voyage
Et qu'on entend sur les rivages

{au Refrain}

Tu vois, je cueille un edelweiss
Un nénuphar sur le Loch Ness
Entre les nuages et la mer
Je prends l'angle de l'Angleterre
Je nage la brasse dans l'espace
J'habite les pages d'un atlas

"Elle est folle, folle, folle
Folle, folle
Elle est folle, folle, folle
C'est vrai qu'elle vole"
Je suis folle, folle, folle
Folle, folle
Je suis folle, c'est bien
Et je vole enfin

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre au musée de Narbonne

ZORAH SUR LA TERRASSE

(Abdelkader Djemaï)

 

Tanger, l’hiver 1912

La terre toute nue

Dans le miroir gris de la mer

De la double mer nouée

Entre l’Atlantique et la Méditerranée

Pousse un oranger d’Andalousie

 

Dans les ruelles de la Médina

Entre le Grand et le Petit Socco

Sous la pluie froide

Matisse cherchait un modèle

Elle se prénommait Zorah

Et ne posera jamais nue pour lui

 

Oran, novembre 1948

L’horloge de port en pierre

Vigile aux aiguilles noires

Je suis né à l’heure des feuilles mortes

Entre un commissariat sans fenêtres

Et un figuier sans fruits

Dans la maison ouverte aux fourmis et aux lézards

Mes tantes et les ombres vertes

Avaient ce jour-là dansé pour moi

 

Dans la cour où fleurissaient les cailloux jaunes

Les robes, les rêves et le burnous de grand-père

Il n’y avait pas les iris bleus, les pervenches, les mimosas,

Les palmes, les arums, les acanthes de Matisse

Ou sa fenêtre ouverte comme une promesse sur l’horizon

 

De mon enfance vieille

Il me souvient des oliviers et des agaves

Derrière les murs du vieux cimetière

Où grand-père dort à l’ombre d’une pierre grise inclinée

Il était parti un jour d’été

Tout juste après sa sieste sous le figuier

 

Avant que la guerre, la tuberculose et la syphilis

Ne continuent de manger l’arrogante Europe

Le ciel de l’hiver 1912

Avait-il les yeux de Zorah la prostituée

Peinte en secret sur la terrasse du bordel

Entre les murs tatoués de la Casbah

Les portes closes et les zellijes ébréchés

 

Zorah, la clandestine fuyant les coups de son frère

Les couteaux des regards et des langues

Dans une vile de proxénètes, d’espions

De trafiquants, de devins, de mendiants

De marabouts et de diplomates drogués

 

Dans le détroit de Gibraltar

Passaient les nuages roux

Les dauphins au ventre blanc

Les guerriers rutilants

Et les oiseaux migrateurs

Partis embrasser le soleil de l’Afrique

 

Des collines de Tanger

Derrière le port et les minarets

L’Espagne montre le bout de son nez

Sur ma colline avait dormi Cervantès

Dans un château de pierre ocre

Au pied d’une ville cuivrée

Où les noces se célèbrent sur les terrasses

 

De mon enfance vieille

Me viennent les odeurs du benjoin,

Du miel chaud, des sardines grillées

Et du henné qui colorait doucement

Les pieds et la paume des mains des femmes de la maison

ouverte aux fourmis et aux lézards

 

Zorah avec ses babouches au fond rouge

Au milieu d’ombres, de jaune, de vert et de violet

Sa tunique à la ceinture marron couvrant ses épaules

Son visage de belle terre

Et ses mains comme des mésanges envolées

 

Zorah assise près d’un bocal au pied rose

Trois poissons dansent dedans

Ils n’appartiennent à aucune des deux mers nouées

Ils venaient de la rivière des songes clandestins

Celle où je nage en secret avant de me noyer

Entre un port, une horloge en pierre et un oranger

Il y a quelques semaines, j'ai voulu redécouvrir la partie orientale du musée de Narbonne de façon originale. Pourquoi ne pas lire de beaux textes dans la salle de la fontaine?

Quand nous sommes arrivés avec Tristan, nous avons visité la médina haute en couleur, rêvé devant cette jeune fille qui aurait pu servir de modèle pour Zorah sur la terrasse écrit par Abdelkader Djemaï, tous nos sens étaient en éveil pour ce beau voyage pictural. 

A la fin de la visite, j'ai lu Ali Baba et les 40 voleurs à Tristan, nous avons ri avec Les sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja et nous avons terminé avec Zorah sur la terrasse pour finir cette visite pas comme les autres.

Jacques, pendant ce temps-là, nous préparait un repas libanais avec une bonne dizaine d'épices et nous avons bu un thé à la menthe avec d'excellentes pâtisseries orientales.

Vivre livre au musée de Narbonne
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Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Quand je chante...
Petit garçon

Petit garçon

Le 2 août 2012, je me souviens de la date car c'était mon anniversaire, je suis allée au récital de Graeme Allright avec Rhinorock dans une église près de Villar en val. Nous étions au premier rang et une chanson lui a été dédiée : Petit garçon.

Graeme Allright a remarqué Tristan et a décidé de chanter ce titre en le regardant dans les yeux... C'était Noël, en plein coeur de l'été. Cette jolie histoire reste un magnifique souvenir car Petit garçon a été et reste un très grand succès dans toutes les écoles maternelles au moment de Noël et dans tous les centres de vacances. Je me dis que mon petit garçon à moi, a eu une sacrée chance d'avoir comme cadeau ce titre chanté par l'auteur - interprète

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #L'école des lettres, #Atelier Imaginaire
Rencontres littéraires à Lourdes- Opération 2000 jeunes- Ecole des lettres 3/9

Les souvenirs de ces journées magiques sont dans L'école des lettres.

 

L'école des lettres, la revue pédagogique des professeurs de français

www.ecoledeslettres.fr/

 

 

JOURNÉES MAGIQUES 2016

 « Mettons un rêve dans notre vie et soufflons dans les voiles. »Guy Rouquet.

 

         Les actions culturelles sont aujourd’hui menacées et il faut rester vigilant, actif et solidaire pour créer et partager en tenant compte des différences sociales. À  nous, habitants de la cité, de prendre en main notre destin.

C’est nanti d’une telle ambition que Guy Rouquet a initié l’Atelier Imaginaire, l’œuvre  de toute une vie, qu’il anime depuis 32 ans.

 

         L’Atelier Imaginaire est un festival littéraire et artistique bien ancré dans le paysage béarnais. Créé en 1984 avec le soutien prestigieux de Max-Pol Fouchet, Jacques Chancel et Jean Carrière et l’aide d’une dizaine de bénévoles, il offre chaque année aux habitants des villes de Lourdes et de Tarbes une pléiade de manifestations de haute tenue.

Durant deux semaines, écrivains, comédiens, musiciens, diseurs et chanteurs se produisent dans de nombreux lieux publics.

Mais l’Atelier Imaginaire, est beaucoup plus qu’un simple festival de type « consumériste ».

Transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge, est l’un des objectifs majeurs qui ont conduit Guy Rouquet à mener son action dans deux directions : l’action en milieu scolaire et l’Opération 2000 jeunes.

 

L’action en milieu scolaire

         Lorsqu’il a créé l’Atelier Imaginaire, Guy Rouquet était professeur de Lettres. Le festival était un bon tremplin pour faire partager son amour de la littérature aux plus jeunes.

Aussi de nombreux acteurs du festival animent des ateliers et proposent des spectacles dans tous les établissements scolaires qui en font la demande, du primaire au supérieur de la région de Lourdes, élargie certaines années jusqu’aux confins de Toulouse et du Pays Basque.

         Cette année, avant les dernières vacances scolaires, les élèves ont pu assister sur place à des divers spectacles poétiques et participer à des travaux créatifs.

Ainsi, les comédiennes Isabelle Irène et Paule d’Héria sont intervenues pour des contes fantastiques dans des classes de  4ème (option esthétique) avec un texte de Pierre Étaix. Pour des élèves de quatrième technique, il s’agissait de contes fantastiques. Pour d’autres élèves de 4ème et 3ème, ce fut Victor Hugo avec une participation et une écoute au rendez-vous. Dans d’autres collèges, la « Pioche à Poème » connaît un grand succès : Hugo, Tardieu, Queneau, Prévert sont ovationnés par des auditoires qui peuvent aller jusqu’à 130 élèves.

De son côté l’auteur-chanteur Jacques Ibanès présentait des textes sur le thème des sorcières et des ogres à des 6ème, chantait des poèmes d’amour à des 4ème, animait un atelier d’appropriation de textes pour la lecture à voix haute à des 3ème et présentait un récital sur Apollinaire à des classes de 1ère. Ailleurs, Françoise Barret distillait des contes,  et l’écrivain Abdelkader Djemaï parlait de son métier et animait des ateliers d’écriture.

 

Les Journées Magiques et l’Opération 2000 jeunes

         Le festival connaît son apogée avec les cinq « Journées Magiques ». Naguère, les prix Prométhée (roman, nouvelles) et Max-Pol Fouchet (poésie) étaient remis à cette occasion. Depuis cinq ans, ce sont des recueils collectifs dans lesquels des écrivains confient leur rapport à la littérature. Cette année, avec Lignes de cœur (Édition L’Atelier Imaginaire/ Le Castor Astral), 17 écrivains disent leur rapport à la poésie en racontant chacun leur expérience de lecteur et en donnant la liste de leurs dix poèmes préférés.

Et c’est au cours de ces journées qu’a lieu « l’Opération 2000 Jeunes ».

Celle-ci consiste en la rencontre d’écrivains prestigieux avec des lycéens ayant eu une mention au baccalauréat ou de jeunes lauréats du Concours général des lycées. Cette idée unique en France d’une immersion de cinq journées  entre des créateurs et des jeunes est soutenue par le Rectorat de l’Académie de Toulouse, l’Inspection académique des Hautes-Pyrénées, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique des Hautes- Pyrénées et l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques.    

Depuis sa création il y a  29 ans, plus  de 2000 lycéens ont été invités. Cette année, 43 jeunes étaient présents durant les Journées Magiques qui ont eu lieu du 20 au 24 octobre. Ces amoureux de littérature et de poésie ont eu le privilège de côtoyer auteurs, comédiens, chanteurs, musiciens, conteurs et plasticiens. Ils ont logé dans le même hôtel qu’eux, pris les repas en commun, utilisé  les mêmes moyens de transports pour se rendre aux divers spectacles et conférences  avec  l’ambition pour l’organisateur Guy Rouquet que plus tard, ils seront à leur tour « passeurs » de leur propre « atelier imaginaire ».

Ces journées littéraires permettent également aux jeunes des différentes régions qui se rencontrent, d’avoir des échanges fraternels qui donnent naissance à de solides amitiés qui perdurent bien des années après. Et elles sont quelquefois le tremplin d’une carrière vouée à la littérature.

         Ainsi, en proposant d’une part des spectacles donnés dans tous les établissements de la région qui le souhaitent (enseignement général, professionnel ou technique) et en invitant d’autre part les plus brillants d’entre eux venus de toute la France, l’inspecteur d’Académie peut parler à juste titre d’un « Atelier Imaginaire  à la fois élitaire et égalitaire ».

 

Trois témoignages : un écrivain et deux jeunes

Abdelkader Djemaï : « Comment j’ai décidé de devenir écrivain »

 

« Je suis tombé dans les livres en tombant d’avion. Des livres, il n’y en avait pas chez moi, mes parents étant analphabètes et j’étais l’aîné d’une famille modeste .Comme tous les enfants de mon âge, je lisais, dans les années 50, des illustrés et mes héros s’appelaient Bleck le Roc, Zembla et Tartine Mariole. Un jour dans le placard de ma classe, j’ai pris un livre de la bibliothèque verte, avec sa couverture, ses caractères d’imprimeries et ses promesses au fil des pages. Il racontait l’histoire de gamins de mon âge - j’avais 10 ans-  qui étaient appelés à accomplir un grand voyage à travers le monde. Pour cela, ils devaient apprendre à sauter en parachute. L’instructeur leur expliqua son fonctionnement. L’un d’eux lui posa la question de savoir ce qu’il devait faire si son parachute ne s’ouvrait pas dans le ciel. L’instructeur lui répondit calmement qu’il devrait aller au magasin pour en acheter un autre.

Cette réponse me fit rire et mieux encore, je me suis senti intelligent parce que j’avais, si j’ose dire, compris la « chute » de l’histoire. Je m’étais alors promis d’écrire, quand je serai grand des livres. Il m’avait suffi de rencontrer par hasard, ce roman de la Bibliothèque verte, pour tomber définitivement dans la marmite de la lecture et de l’écriture ».

 

Axel  (Rueil ) et Laure-Alice (Malakoff) se sont faits les témoins des jeunes lauréats. Ils sont pour la plupart en terminale et aiment la littérature, ils lisent Gide, Mallarmé, Verhaeren, Tolstoï, Dostoïevski ou encore La République de Platon en dehors du programme scolaire. Ils écrivent, font du théâtre, sont au conservatoire et échangent au sujet de leur passion.

         Axel a 16 ans et vient de Rueil, c’est le plus jeune des lauréats, il a eu le 3ème prix au Concours général d’histoire. On le remarque car chaque jour, il se met au piano du hall de l’hôtel et nous interprète les plus grands classiques avec talent. Ses camarades l’apprécient et se taisent dès qu’il parle de littérature ou de musique. Au CP, il était rétif à la lecture car il n’avait pas appris à déchiffrer comme les autres enfants qui étaient dans la même classe. En CE1, ses parents lui ont offert Les trois mousquetaires dans la Bibliothèque verte et il s’est mis à adorer lire. Il aime plus que tout écrire de la poésie et du théâtre, il trouve sa prose emphatique voire décadentiste (un choix délibéré) car il recherche toujours un synonyme rare, un mot plus riche. Pour Axel, la beauté du mot a plus d’importance que sa portée, il aime lire en anglais ou allemand. Pendant notre entretien, Werner Lambersy vient lui offrir un recueil de poésie.

Ce jeune érudit  qui aime Aragon, Baudelaire et Lamartine est né dans une famille de grands lecteurs mais il se souvient d’un professeur de 3ème qui commençait toujours ses cours par des lectures de poèmes. Ainsi, chaque fois, les élèves pouvaient décliner leurs poètes préférés.

         Laure-Alice, elle, a 17 ans et vient de Malakoff. Elle est lauréate du Concours général en composition française et passe son bac en terminale S. Très curieuse, elle s’est fait remarquer pendant le séjour par son regard pétillant, ses questions pertinentes et sa façon de vivre un rêve éveillé. Chez elle, on ne parle pas beaucoup de littérature et ses premiers souvenirs de lectures sont surtout les livres de la  Cabane magique  auxquels elle donne tout de suite du sens en disant qu’elle est comme ces personnages qui vont dans une forêt où il y a une cabane de livres qui donnent accès à de nouveaux horizons à explorer. Elle aimait aussi Harry Potter ou Helen Keller qu’elle a étudiés en 6ème , en ce moment elle lit les ouvrages de Claude Roy.

Elle dit avec humilité qu’elle n’a jamais été une grande lectrice mais elle aime la littérature et se souvient elle aussi d’une enseignante en 1ère qui ne cessait de dire à ses élèves «  Faites- vous avant tout plaisir ! ».

 

         Les 43 lycéens reçus cette année n’étaient pas blasés et avaient soif de livres. Ils ont vécu de riches heures avec les comédiens, musiciens et poètes présents. Quand on leur offrait des livres ils restaient ébahis d’un tel cadeau tout comme la vie de rêve qu’ils avaient à l’hôtel ou les spectacles qui leur ont été offerts, parfaitement conscients de la chance qu’ils avaient…

         « La poésie est le journal intime d’un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler. » (Carl Sandbourg). Tout le monde a en mémoire le film  Le cercle des poètes disparus  et les cours du professeur Keating.  C’est à une semblable féérie que les jeunes ont été conviés au cours d’un mémorable atelier de poésie en présence de Michel Baglin, Sylvestre Clancier, Guy Goffette, Vénus Khoury Ghata, Werner Lambersy, Jean Pierre Lemaire, Jean-Yves Reuzeau et Jacques Tornay.

Face à la défaite du quotidien assénée chaque jour par le monde médiatique, le groupe a débattu sur la poésie qui permet l’impossible. « Vivre dans l’intensité est une manière d’être au monde et c’est déjà faire naître le poème. »

         Ce séjour fut ponctué d’actions culturelles diverses dont la visite de la citadelle de Lourdes et de moments forts et insolites. Avec une mention spéciale à Hugues Vassal pour ses interventions autour d’une exposition sur Édith Piaf dont il fut le photographe attitré et qui par la suite cofondera l’agence Gamma avec Raymond Depardon. Plusieurs moments étaient consacrés à « la Môme Piaf » pour la faire mieux connaître auprès d’un jeune public : une exposition de photographies et une rencontre au Palais des Congrès de Lourdes et une soirée de conférence avec illustrations musicales intitulée « Raconte-moi Édith Piaf » au Théâtre des Nouveautés de Tarbes. Avec, au final, le bonheur d’entendre Milord reprise en chœur par les lycéens dans la rue à leur sortie.   

         Autre bonheur : les artistes étant logés au même endroit que les invités, des rencontres spontanées avaient lieu chaque jour. Après un concert de chansons Séfarades à l’Abbaye de L’Escaladieu qui fut un immense succès, deux jeunes filles musiciennes ont demandé aux artistes du Trio Morenica de leur apprendre un chant en canon. Après le repas, nous entendions dans le hall de l’hôtel les répétitions spontanées de la chanson L’âge d’or de Léo Ferré à plusieurs voix…Chanson donnée une première fois à la fin d’une conférence de Jean-Claude Siméon à sa demande (un moment de grâce) et une seconde fois, lors du Petit Échiquier (en hommage au Grand) sur la scène du Palais des Congrès de Lourdes.

Moments magiques, aussi, ceux passés en la compagnie du chauffeur de bus, un ancien instituteur, détaillant à ses passagers l’historique du Pic du Midi, ou encore le témoignage de l’assistante de direction de l’hôtel vantant le comportement ouvert et poli de ses jeunes clients toujours souriants.

Merci à Guy Rouquet de résister à la médiocrité ambiante et de montrer sans démagogie à chaque jeune, la voie vers laquelle couve le feu de Prométhée qu’ils auront pu approcher l’espace de cinq journées denses et inoubliables.

 

Les manifestations des Journées Magiques

  • « Max –Pol Fouchet et le passeur de rêves » raconté par Guy Rouquet avec le concours musical de Jacques Ibanès.
  • « La source et le royaume », présentation du recueil de poèmes de Sylvestre Clancier, assisté de Pierre Hossein aux guitares.
  • « D’Édith Piaf à l’agence Gamma » conférence d’Hugues Vassal
  • « Marguerite(s), opéra-comique » avec J. Goron, C. Kluber et P. Maurel
  • « Les ateliers de l’Atelier ». Débats sur la littérature avec des écrivains et poètes.
  • « Voyage autour de ma langue » avec Jean-Claude Bologne.
  • « Shakespeare for ever » avec Claude Mourthé.
  • «Les Sonnets du grand Will» avec J.-L. Debattice et J.-C. Rieudebat
  • « Falstaff » projection du film préféré d’Orson Welles
  • « Raconte-moi Édith Piaf » par Hugues Vassal, assisté de P. Maisonneuve et A. Giuliano
  • « Les ateliers de l’atelier ». Débats sur la poésie
  • « Les mots étaient des loups », rencontre avec Vénus Khoury-Ghata.
  • « Romances et chansons séfarades » par le trio Morenica
  • « Lignes de vie ». Récital de poèmes et chansons de poètes
  • « N’importe où… » spectacle musical avec A. Velter, J.L. Debattice et Ph. Lignac
  • « Lignes de cœurs », présentation du livre avec lectures et illustrations musicale
  • « La poésie sauvera le monde » avec Jean-Pierre Siméon
  • « Le Petit Échiquier », dans le souvenir du Grand…
  • « Mingus erectus » de Noël Balen, création poético-jazzique
  • « Fausses routes » de Gilles Verdet, Grand Prix de la nouvelle 2016 de la SGDL
  • Rencontre avec Noël Balen, écrivain et musicien.

 

Quatre expositions étaient présentes lors de cette Quinzaine, dont trois conçues et réalisées avec le concours de l’Éducation Nationale.

  • Édith Piaf : De l’enfance de la Môme à sa disparition. Exposition conçue et réalisée par Hugues Vassal, photographe attitré de l’artiste.
  • La Déclaration universelle des droits de l’homme – Du A de Asile au Z de Zola en passant sans oublier le B de barbarie et le X de xénophobie…
  • Livres de paroles : Torah, Bible, Coran – Panneaux de la Bibliothèque Nationale de France. Du polythéisme au monothéisme - Abraham- Naissance : du judaïsme, du christianisme, de l’islam. L’image : dans le judaïsme, dans le christianisme, dans l’islam. Figures communes.
  • Si la langue française m’était contée. Jacques Gaucheron livre une synthèse de tous les évènements qui ont marqué l’évolution du français en France, dans les régions et dans la Francophonie. Et une histoire racontée par l’évocation de ceux qui l’ont illustrée : de Charlemagne aux auteurs de bandes dessinées en passant par Gutenberg .   

 

Alexandra Ibanès

 

 

 

 

Rencontres littéraires à Lourdes- Opération 2000 jeunes- Ecole des lettres 3/9
Atelier poésie.

Atelier poésie.

Rencontre avec le poète Guy Goffette.

Rencontre avec le poète Guy Goffette.

L'âge d'or interprété pour Jean-Pierre Siméon.

L'âge d'or interprété pour Jean-Pierre Siméon.

Guy Rouquet et Jean-Pierre Siméon

Guy Rouquet et Jean-Pierre Siméon

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Publié le par alexandra ibanès
Publié dans : #10ans avec Tolstoï, #Passion Tolstoï, #éditions du jais
LES AMIS DE LEON TOLSTOI

Hier, nous avons reçu le bulletin de l'année 2016 de l'association des amis de Léon Tolstoï fondée en 1977 par le docteur Serge Tolstoï , petit-fils de l'écrivain, à l'occasion du 150 anniversaire de sa naissance.

L'Assemblée générale  s'est ouverte le 3 mai 2016 au Centre Malesherbes de l'Université de Paris- Sorbonne, sous la présidence de Madame Colette Tolstoï.

Rapport d'activité:

"L'année a été marquée d'abord , le 12 mai 2015, par la présentation du livre de Victor Lebrun, 10 ans avec Tolstoï, par M; Jacques Ibanès, chanteur, guitariste, compositeur et poète, qui a recueilli ce texte des mains de l'auteur, peu de temps avant sa mort, en 1978, au village du Puy Sainte-Réparade, près d'Aix. Au chapitre "Petite Bibliothèque tostoïenne" de notre n° 34 (juin 2015), on trouvera un résumé de ce livre et quelques mots sur son auteur, jeune tolstoïen enthousiaste, qui a rendu visite o Tolstoï et lui a servi de secrétaire bénévole peu de temps avant sa mort."

LES AMIS DE LEON TOLSTOI

Petite bibliothèque tolstoïenne

Victor Lebrun , Passion Tolstoï, les éditions du jais, Vinassan 2016, 185 p.

Chanteur, guitariste, poète et compositeur, Jacques Ibanès est venu le 12 mai 2015, présenter aux "amis de Tolstoï" le personnage à demi oublié de Victor Lebrun, l'un des plus anciens témoins de la personnalité de Tolstoï, dont , étudiant converti au tolstoïsme, il est allé faire la connaissance  à Iasnaïa Poliana, et auquel il avait même servi de secrétaire particulier pendant plusieurs mois , entre 1906 et 1908.

Après cette conférence très vivante, nous avions rendu compte dans le bulletin n°34, de sa publication des souvenirs de cet homme (décédé en 1979), qui, après avoir passé son enfance en Russie, était revenu en France en 1926 pour s'installer dans un village du midi comme apiculteur et espérantiste.

C'est à ce personnage pittoresque que Jacques Ibanès vient de consacrer un important recueil qui après quelques articles évoquant l'oeuvre et la personnalité de Tolstoï fait surtout revivre , à travers de multiples témoignages, le destin, la figure originale et la personnalité singulière de l'un des derniers témoins de l'existence du grand écrivain, et qui ne serait-ce qu'à ce titre, mérite de passer à la postérité par cet hommage posthume.

LES AMIS DE LEON TOLSTOI
LES AMIS DE LEON TOLSTOI

Vous pouvez retrouver toute notre aventure tolstoïenne dans les rubriques de ce blog : 10 ans avec Tolstoï (de nombreuses anecdotes, des photos inédites), Passion Tolstoï et la presse (avec des articles de Libération, L'express, Nouvel Obs, Le Point, Le Figaro...).

Voici quelques photos souvenirs chez les amis de Tolstoï en mai 2015

La Comtesse Colette Tolstoï et Jacques Ibanès.

La Comtesse Colette Tolstoï et Jacques Ibanès.

LES AMIS DE LEON TOLSTOI
Lecture de l'arrivée de Victor Lebrun à Iasnaï Poliana par Tristan le plus jeune lecteur de la Sorbonne à ce jour.

Lecture de l'arrivée de Victor Lebrun à Iasnaï Poliana par Tristan le plus jeune lecteur de la Sorbonne à ce jour.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion ciné
Passion cinéma à GERONE.

Le musée du cinéma à Gérone est situé à l'intérieur de l'ancienne Casa de les Aigües. La précieuse collection Tomàs Mallol consacrée au précinéma, des premières images en mouvement du théâtre d'ombres au cinéma actuel est présentée sur trois étages.

Venez visiter le musée avec moi...

Passion cinéma à GERONE.

Pour accéder aux collections, le gardien du musée nous ouvre une porte -miroir qui se fond dans le décor naturel et qui ouvre sur un large corridor. En introduction, un court documentaire relatant l'histoire du cinéma de ses origines à aujourd'hui  est projeté, il est dans la langue des visiteurs. La visite peut commencer!

Passion cinéma à GERONE.

Pour commencer direction le troisième étage où on ne peut accéder que par ascenseur.

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Cet étage est consacré essentiellement à l'image et son mouvement. On y trouve des marionnettes en carton, un théâtre est même mis à disposition des visiteurs pour manipuler trois personnages mirifiques, Jacques et Tristan ont ainsi pu s'amuser à inventer une histoire.

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Puis la visite continue, nous nous dirigeons vers les vrais débuts du cinéma avec les premiers systèmes d'exploitation des images mises en mouvement, des expériences cinématographiques à faire comme au bon vieux temps...Pour finir, on peut se faire prendre en photo dans un studio de 1870 complètement recréé.

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Dirigeons-nous désormais au deuxième étage consacré au pré-cinéma et à la décomposition du mouvement. On trouve tous les appareils aux noms barbares: zootrope, zooparxiscope, praxinoscope...

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Deux petites salles de cinéma ( avec 4 sièges chacune) sont reconstituées pour notre plus grand plaisir. Dans la première nous pouvons voir les célèbres films des frères Lumière (La sortie d'usine, Le repas de bébé, l'arrivée en gare de La Ciotat, L'arroseur arrosé qui fait encore beaucoup rire Tristan, le combat de boxe  dans les tonneaux...). C'est magique car derrière les sièges il y a le projecteur ayant appartenu aux frères Lumières et le décor de la salle est incroyablement réussi. Il faut se remettre de ses émotions avant de faire un bond dans le temps et assister à une nouvelle séance avec des films de Méliès et ses contemporains dans la pièce suivante.

Passion cinéma à GERONE.

Nous finissons la visite de ce deuxième étage avec l'avènement du cinéma et le rugissement du lion de la Goldwin Mayer. Il y a de très belles photos retraçant cette époque et des costumes de films. Je suis très émue de voir la veste que portait Chaplin dans le dictateur, un véritable cadeau pour moi.

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Le premier étage présente les dérivés du cinéma pour les amateurs petits et grands ainsi que des pellicules extraordinaires.

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Au rez de chaussée, il y a actuellement une exposition temporaire du cinéma de 20 000 lieues sous les mers...S'il y a une référence au film, il s'agit en fait d'une collection de caméras allant sous l'eau, la première adaptée dans une cocotte minute est assez surprenante...

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Pour finir, dans le hall d'entrée, des objets , accessoires, etc... de films. Ici, on peut voir un oscar, la couronne des dix commandements, la tête d'un alien bien connu sur Mars et la lampe de Casablanca!

Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.
Passion cinéma à GERONE.

Pour en savoir plus sur l'histoire du cinéma et sur le musée de Gérone:

Histoire du cinéma — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_cinéma

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre, #Atelier Imaginaire
Rencontres littéraires à Lourdes- Souvenirs 2/9

Les journées magiques de l'atelier imaginaire resteront gravées dans ma mémoire. Vivre ce marathon littéraire a été une expérience fantastique à chaque instant. Les rencontres avec les artistes, les poètes, les comédiens furent à la fois tendres, drôles, sympathiques mais surtout d'une grande intelligence...Certains sont devenus des amis.

Jacques et Claude Mourthé (Prix Apollinaire- producteur et réalisateur de France culture)

Jacques et Claude Mourthé (Prix Apollinaire- producteur et réalisateur de France culture)

Le matin, je pouvais rencontrer Claude Mourthé au petit déjeuner et nous engagions une conversation autour de Prévert. INOUBLIABLE!

Claude Mourthé — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Mourthé
Avec Hugues Vassal.

Avec Hugues Vassal.

Hugues Vassal restera ma rencontre des journées magiques. Ancien photographe attitré d'Edith Piaf, il est venu à Lourdes pour présenter une exposition de photos sur la Môme et un spectacle RACONTE-MOI Edith Piaf. Il a été aussi l'un des fondateurs de l'agence GAMMA. J'ai passé avec lui et Solène des moments hors du temps.

Monsieur Vassal qui est d'une  grande humilité a été une rencontre importante pour moi. A découvrir prochainement sur ce blog.

Site officiel du photographe Hugues Vassal

www.hugues-vassal.com/
Avec Abdel Kader Djemai

Avec Abdel Kader Djemai

Abdel Kader est un auteur qui m'a émue il y a quelques années avec son livre ZORAH SUR LA TERRASSE.  Un homme précieux et plein de finesse. J'en reparlerai plus tard sur ce blog.

Abdelkader Djemaï, Biographie Abdelkader Djemaï, Livres ... - Seuil.com

www.seuil.com/auteur/abdelkader-djemai/1849

 

 

Pierre Hossein au tar.

Pierre Hossein au tar.

La première rencontre avec Pierre Hossein fut impressionnante mais très vite la timidité a fait place à l'amitié. Pierre a accompagné Jacques dans la PROSE DU TRANSSIBERIEN et ce fut une osmose totale entre les deux artistes et le texte de Cendrars.

Joueur de tar, de balalaïka et de différentes guitares (allant du classique au blues), Pierre Hossein est habité par sa musique, à découvrir de toute urgence.

 

Nicole Vasquez.

Nicole Vasquez.

Nicole et Jean-Charles Vasquez.

Nicole et Jean-Charles Vasquez.

Il n'aura pas fallu cinq minutes pour consolider une amitié née cet été. Nicole et Jean- Charles sont des interprètes talentueux de Jean Ferrat qui leur a ouvert ses bras durant les huit dernières années de sa vie , ils ont aussi un récital magnifique d'Allain Leprest .

Jean-Charles est aussi auteur, compositeur, interprète et ses créations sont de très grande qualité.

Nos routes se croiseront souvent désormais.

Rire avec Guy Goffette...

Rire avec Guy Goffette...

En arrière plan, avec une chemise à carreaux, Jean-Pierre Siméon (créateur du printemps des poètes)

En arrière plan, avec une chemise à carreaux, Jean-Pierre Siméon (créateur du printemps des poètes)

Guy Goffette le poète, le fantasque, l'humaniste, le capitaine au long cours, le bonheur, la force contre l'adversité,  l'ancien instituteur de CM2 , un peu mon alter ego pour les bêtises... Nous nous sommes rencontrés et quittés sur des éclats de rires et j'ai été fière ( ce n'est pas interdit) de discuter tout simplement de la vie avec lui au cours d'un repas. Quand en poésie, j'offrirai un de ses textes à mes élèves comme je l'ai déjà fait, ils verront que tous les vrais poètes ne sont pas tous morts (raison de nos rires sur la photo, il était rassuré!). Pour finir et ça c'est personnel : Quel instituteur exceptionnel il a dû être! Je me disais aussi...

Guy Goffette — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Goffette

 

Poème écrit après des corrections de copies:

Guy Goffette - Je me disais aussi (La vie promise)

Je me disais aussi : vivre est autre chose

que cet oubli du temps qui passe et des ravages

de l’amour, et de l’usure – ce que nous faisons

du matin à la nuit : fendre la mer,

         

fendre le ciel, la terre, tout à tour oiseau,

poisson, taupe, enfin : jouant à brasser l’air,

l’eau, les fruits, la poussière ; agissant comme,

brûlant pour, marchant vers, récoltant

      

quoi ? le ver dans la pomme, le vent dans les blés

puisque tout retombe toujours, puisque tout recommence

et rien n’est jamais pareil

à ce qui fut, ni pire ni meilleur,

      

qui ne cesse de répéter : vivre est autre chose.

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