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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #C'est une maison bleue, #Un été à l'Iris de Suse
C'est une maison bleue...Le retour!

Il y a quatre ans, j'ai écrit Un été à l'Iris de Suse pour honorer l'endroit que je préfère au monde. Le livre a été publié et il est désormais épuisé. Certains lecteurs m'ont demandé la suite...Je préfère actuellement ouvrir cette nouvelle rubrique ayant d'autres projets d'écriture à finaliser.

Cela fait trois semaines que la maison nous accueille à nouveau. Comme chaque année, il faut toiletter le jardin et toutes les pièces. Quand nous sommes arrivés, une véritable jungle envahie d'escargots nous attendait. En deux temps trois mouvements, Jacques a rendu une âme à cette forêt vierge et les rosiers en attente ont fait exploser leurs bourgeons en quelques jours.

De mon côté, je réinvente cette maison qui est tout pour moi, en écoutant Louis Amstrong, Brassens et Cabrel ( pour la nostalgie et pour ses milliers de roses toulousaines). Les chats du voisinage n'ont pas mis longtemps pour venir rendre visite à Choupette et pour la première fois de ma vie , j'ai aperçu un chat dalmatien.

Bien sûr comme en 2014, les livres sont toujours très présents dans notre vie et nous parlons très souvent de nos prochaines lectures (ou de celles en cours) , de nos futures publications et de nos auteurs favoris. France culture, elle, n'est jamais très loin et nous tient au courant de l'actualité.

Cette année, j'entreprends un embellissement de la terrasse en repeignant cette fois-ci tous les volets côté jardin et en fleurissant en abondance cette superbe parcelle qui donne sur notre Eden.

Si le maître des lieux est déjà installé depuis début juin, il n'en est pas de même pour moi qui rejoint la montagne noire chaque week-end. Il m'arrive ainsi de souvent croiser des écureuils qui traversent la route (alors que j'écoute L'écureuil de Central Park de Nougaro) et de me surprendre à rêver devant les fleurs soleils de châtaigniers.

Aujourd'hui je vous invite à visiter notre petit coin de paradis et à savourer une raclette dans le jardin puisque la température le permettait.

 

 

C'est une maison bleue...Le retour!
C'est une maison bleue...Le retour!
C'est une maison bleue...Le retour!
C'est une maison bleue...Le retour!
C'est une maison bleue...Le retour!
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C'est une maison bleue...Le retour!
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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion ciné
Ciné-concert.

La MJC de Narbonne a organisé un ciné concert autour de la version colorisée du Voyage dans la lune de Méliès. Je pensais connaître ce film par coeur mais je l'ai complètement redécouvert. Contrairement à d'autres versions colorisées de films, ici l'histoire prend une autre dimension grâce à une focalisation sur des décors et des personnages qui donnent de nouvelles dimensions à ce chef d'oeuvre du cinéma. J'ai découvert bon nombre de détails que je n'avais jamais vus auparavant. Cette version restaurée est sensationnelle. La musique qui accompagnait le film avait été faite sur ordinateur par deux élèves du conservatoire, leur travail a été très applaudi. C'était mérité. Il y a ensuite eu un intermède musical avec quatre guitaristes qui ont rendu hommage à Roland Dyens en interprétant  sa pièce Filmaginaire . Pour finir la jeune Charlotte a accompagné au piano et avec brio un film très rare de Stan Laurel . Une très belle soirée de cinéma et de musique.

Le voyage dans la Lune en couleur - Sciencesetavenir.fr

 

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #L'école des lettres
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires

Olympe de Gouges a fait une entrée en force dans les manuels d'histoire. J'ai écrit un article à ce sujet pour l'école des lettres.

Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires
Olympe de Gouges enfin dans les manuels scolaires

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Dans ma maison tu viendras, #Vivre livre
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.

Dans ma maison tu viendras est à ciel ouvert aujourd'hui, dans les paysages d'enfance de Joseph Delteil.

J'ai découvert ce merveilleux poète et humaniste en arrivant dans l'Aude il y a huit ans, en explorant le sentier poétique de Villar en Val où je suis allée bien des fois par la suite et où, j'ai des souvenirs extraordinaires.

Je me souviens quand Tristan était en CP, ce mercredi de juin, nous avions été lire (vous imaginez , une leçon de lecture dans la nature avec Delteil!) les nombreux aphorismes qui jalonnent le parcours...

Je me souviens des papillons qui ouvraient notre chemin, il y en avait tant que c'est impossible d'oublier. Nous étions émus par les mots et la poésie de Joseph qui devenait notre ami. Et puis, il y a eu les festivals qui se sont suivis avec des moments de grâce...

Chaque année, au coeur de l'été, les amoureux de Delteil se retrouvaient près d'une semaine autour de Paco Ibanez, Julos Beaucarne, Graeme Allright, Nildà Fernandez.... C'est ainsi que Tristan s'est endormi sur les genoux de Nildà Fernandez lors d'un concert classique dans la petite église de Villar et que celui-ci l'a laissé rêver sans jamais bouger de crainte de le réveiller ou que le jour de mon anniversaire, Graeme Allright lui a chanté, en le regardant dans les yeux et durant toute la chanson: Petit garçon.

Delteil fait partie de nos poètes de prédilection, nos étagères sont remplies de ses livres. Je sais qu'un jour, j'amènerai mes élèves le découvrir à Villar en Val. Après avoir marché sur ses pas et rêvé sur ses mots, on sort différents d'une telle rencontre.

 

 

La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.
La fête à Delteil ou quand Tristan apprenait à lire avec Delteil.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #Presse
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham

Cette année dans le cadre du salon du livre de Narbonne, ma classe a étudié OTTO DAFE de Justine Jotham. Ce livre a été un véritable déclencheur pour faire découvrir la littérature aux enfants. Désormais mes CM2 savent qui sont Colette, Zola, Dickens, Jules Renard,Hugo, Maupassant, Pagnol, Giono et bien d'autres auteurs...Nous nous sommes souvent donnés rendez-vous le lundi à la pause méridienne à notre chocolat littéraire : AU CHOCOLAT DE PANGLOSS (qui continuera à vivre l'an prochain) et de nombreuses actions autour du livre ont été menées.

Le 3 mai, pour aller à la rencontre de Justine Jotham mes élèves se sont métamorphosés en Ali Baba, Peter Pan, Astérix, Miss Marpel, Harry Potter et Hermione, Alice au pays des merveilles et son lapin, Le Petit Chaperon Rouge... ils sont sortis des romans, des contes et BD et ont défilé dans la rue ( de l'école à la médiathèque ) en criant les slogans ci-dessous. Ils "ont fait la peau" à Otto Dafé devant l'auteur, présenté leurs doléances littéraires et lu la préface du livre qu'ils sont en train d'écrire et qui a été inspiré par celui qu'ils ont étudié en classe. Une vraie fête du livre, des regards bienveillants dans la rue...La rencontre avec l'auteur a été merveilleuse et un certain petit Dr Jeckyll, très sympathique, a été heureux de lui faire une piqûre avant de partir, pour la protéger à tout jamais du mal des psychopathes qui pourraient tuer les livres! Merci à l'indépendant pour son bel article!

Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham

AU CHOCOLAT DE PANGLOSS...

Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Ma classe "a fait la peau" à Otto Dafé de Justine Jotham
Après les nourritures livresques...du chocolat!!!!

Après les nourritures livresques...du chocolat!!!!

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #L'année d'Apollinaire, #RADIO, #CD -Jacques Ibanès chante Apollinaire
L'année d'Apollinaire sur les routes de France et de Belgique.

Apollinaire, l'amour, la guerre est sur toutes les routes de France et prochainement en Belgique.

Jacques Ibanès vient de présenter son livre à Narbonne-Plage, le 5 et 6 mai il participera au salon du livre de Narbonne (à son stand, il sera avec Jean-Marie Blas de Robles, Sylvie Crossman, Yannick Haenel, Isabelle Lacamp, Camille Laurens, Jean-Pierre Le Dantec...).

Puis pour présenter son récital apollinarien,  ce sera Tarbes, Stavelot en Belgique pour un colloque avec les plus grands spécialistes du poète, Montélimar , la Provence etc...

Dernièrement, Jacques Ibanès est passé sur radio RCF. Voici le lien: https://rcf.fr/vie-quotidien…/jacques-ibanes-auteur-musicien

 

L'année d'Apollinaire sur les routes de France et de Belgique.

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #Vivre livre, #Presse, #Spectacles
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Merci à Michel Baglin pour son article concernant Jacques Ibanès.

Voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire sans jamais oser le demander.

 

« Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire »

Un entretien avec un passionné des livres

1839, Hugo et Juliette Drouet gagnent le Sud de la France. Jacques Ibanès les accompagne un bout de chemin, puis se lance sur d’autres traces, celle de Cézanne, de Colette, de jacqueline de Romilly et... de sa propre enfance.
Entretien

 

 

 

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(Fauves éditions. 108 pages. 14 euros)

Après Giono, Apollinaire, Tolstoï et quelques autres – et après avoir mis en musique et en voix de nombreux poètes – l’écrivain et chanteur Jacques Ibanès se penche cette fois sur Hugo.

Assez brièvement en vérité, car le bon Victor n’a pas remarqué la Sainte-Victoire dont il est beaucoup question ici, mais il est allé à Aix-en-Provence avec Juliette Drouet en 1839 et cette évocation est prétexte pour notre auteur à croiser des écrivains et des artistes qu’il aime et qui l’ont toujours accompagné, de Cézanne à Jacqueline de Romilly, de Colette à Hemingway, d’Homère à son cher Giono.

Comme il l’avait fait dans de précédents ouvrages, « le Voyage à Manosque  » ou « L’Année d’Apollinaire », il entrelace le récit des pérégrinations de ses auteurs de prédilections les souvenirs de sa propre enfance en Provence, mêlant parfois le tragique aux paysages lumineux et les réflexions sur la création à l’évocation de la beauté du monde.

Un entretien avec Jacques Ibanès


Michel Baglin.- Tu as consacré des livres à Giono, à Apollinaire, à Tolstoï - à travers son secrétaire que tu as connu – et tu as mis en musique bien d’autres auteurs. Cette fois, c’est Hugo qui s’invite sous ta plume… Quelle place tient-il dans ton Panthéon ?

J’ai découvert Hugo très tôt avec « Les Misérables » que j’ai lu dans la version intégrale à l’âge de 9 ans ! J’avais une admiration sans borne pour cet auteur dont j’entrepris par la suite de lire l’intégralité de l’œuvre. Après quoi, je m’en suis détaché en ne conservant plus sous la main que « Choses vues », un recueil posthume de ses carnets où il notait pêle-mêle des impressions, de petits faits vrais, des descriptions de voyages. Et des réflexions qui sont tout à la fois un trésor d’érudition, de verve, de profondeur et de modernité. C’est le génie en action curieux de tout, notant les choses les plus anodines comme les plus sublimes et les reliant parfois pour leur donner du sens.

La Sainte-Victoire est bien présente dans ton livre mais si Hugo ne l’a pas vue, c’est, dis-tu, qu’elle n’existait pas avant que Cézanne ne la célèbre. Serait-ce la littérature, et plus généralement les arts, qui rendent les choses et les êtres visibles ?

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La montagne Sainte-Victoire par Paul Cézanne

Lorsqu’Hugo longe la Sainte-Victoire, lui pourtant si attentif à consigner le moindre détail, à compter les arches des ponts, à noter la couleur des chevaux, eh bien il ne dit pas un mot sur la montagne qui domine la ville d’Aix. Il est passé devant cette masse sans la voir ! Ses prédécesseurs avaient fait de même et c’est à partir de Cézanne qu’elle s’impose à tous comme une évidence. Comme s’imposent le lac de Genève après Rousseau, la Haute-Provence après Giono, ou la Brière après Cadou…
C’est que les créateurs nous donnent à voir les choses, à prendre conscience de leur présence et de ce que nous appelons la beauté. Ils sont en quelque sorte des intercesseurs qui les dévoilent aux ignorants que nous sommes. Des inventeurs, au sens archéologique du terme.

Au fait, pour toi, que représente cette sacrée montagne ?

Sa morphologie et son assemblage tellurique en font véritablement un personnage qui change en permanence selon l’angle d’où on la voit et les jeux incessants de la lumière. Avec un tel sujet Cézanne était sûr de peindre chaque fois un modèle différent qui contenait tout un monde, qu’il pouvait confronter à son monde intérieur.
Cette montagne, je l’ai eue sous les yeux durant toute ma jeunesse. Elle faisait partie intégrante de moi-même, un peu à la façon d’un être familier. Sacrée montagne, voire montagne sacrée dans le sens où, comme sur la plupart des hauteurs, on avait érigé depuis la nuit des temps un temple à son sommet, puis par la suite un édifice chrétien…

Et la Provence de ton enfance ?

Je l’ai découverte à l’âge de trois ans. Ma mère avait quitté le domicile conjugal de l’autre côté de la Méditerranée et s’était installée avec moi. Mais la découverte de la Provence est intimement liée à la connaissance que je fis en même temps de l’être que j’ai le plus admiré dans ma vie : Pierrot mon beau-père, à qui ce livre est dédié. Pour moi, il est demeuré jusqu’au bout le héros de mon enfance, une sorte d’Ulysse qui partait sur tous les continents et finissait toujours par revenir. Il continuait de m’accompagner et de me raconter les histoires fabuleuses de sa vie au moment où j’écrivais ce récit. Il allait sur ses cent ans. Et juste après que j’aie achevé mon livre, il a appareillé pour son dernier voyage.

Parmi les auteurs dont tu parles ici, il y Colette et Hemingway, et Jacqueline de Romilly. Parle-nous de ton admiration et de ton affection pour eux.

Colette, je me suis vraiment mis à l’aimer en évoquant simplement son nom avec un camarade au cours d’une promenade de collégien dans la Sainte-Victoire. C’est ainsi qu’elle est devenue « la femme de ma vie » comme je le raconte dans ce récit ! Ses livres sont toujours à portée de ma main.
Quant à Hemingway, il est celui vers lequel je reviens toujours. Le grand public voit en lui une sorte de rodomont fêtard, chasseur, buveur, coureur de femme, alors qu’il est un tragique. Peut-être encore plus tragique que Faulkner.
Jacqueline de Romilly, était une « grande universitaire » comme on dit. Elle a voué sa vie à l’étude du grec et de la Grèce antique. Elle possédait une maison au cœur de la Sainte-Victoire. À l’âge de la retraite elle a écrit un livre lumineux sur la montagne, un livre-bilan, sa montagne de l’âme en quelque sorte.
J’évoque aussi d’autres personnages qui ont gravité dans les parages de la Sainte-Victoire et qui m’ont marqué : Antonin Fabre, le professeur qui a conforté mon goût de lire et Henri un artiste qui m’a transmis sans le savoir celui d’écrire.

Dans ce livre, comme dans bien d’autres, tu mêles l’histoire littéraire et l’histoire personnelle, en l’occurrence ici celle de ton enfance à Aix-en-Provence. C’est donc là un mode de narration que tu privilégies ?

La littérature a toujours fait partie intégrante de mon existence. Pour moi, lire, c’est vivre plus intensément. C’est « multiplier la vie » comme l’a joliment écrit Jacques Laurent. Une multitude de livres m’habitent depuis l’enfance et c’est donc de façon « naturelle » que j’entretiens un dialogue constant avec les auteurs. Il m’est impossible de les séparer de ma propre histoire puisqu’ils sont les meilleurs de mes amis. Ils m’accompagnent donc fidèlement dans mon histoire personnelle. Ils sont pour moi le grand remède.

En filigrane de ce livre, mais aussi de certains de ceux qui l’ont précédé, une douleur ancienne se fait jour, liée à la mort d’êtres chers. Ton livre se clôt même de façon assez abrupte sur une sorte de parabole qui touche à la condition humaine et aux blessures qu’elle laisse en chacun. Sans entrer dans les confidences – je connais ta pudeur – penses-tu que tu te livres et délivres un peu plus à chaque livre ?

Quand j’ai achevé ce livre, j’ai réalisé que je ne l’avais écrit que pour parvenir au dernier épisode. Lequel se rattache au début.
Je crois que tout auteur ne fait que se livrer et se délivrer. Tout écrit, sous divers masques, est constamment autobiographique.

Sur quoi (ou sur qui) travailles tu actuellement ?
Foucault disait qu’on ne finit un livre que lorsqu’on en a commencé un autre. Et c’est un peu vrai. J’ai mis un point final à celui-ci lorsque j’ai eu envie d’évoquer ma traversée des Alpes en compagnie de Marc-Aurèle et de Sénèque, deux de mes maîtres.
Et si j’aime les longues randonnées, je prise aussi les balades minuscules dans ma ville de Narbonne, à la façon d’un Sansot ou d’un Taniguchi. Aussi, j’ai commencé à écrire d’un pas tranquille « Le promeneur narbonnais ».
Autre travail en cours de l’ordre de la poésie et de la chanson : un hommage à Jean-Claude Izzo, poète et auteur de polars marseillais. Total Izzo sera décliné dès cet automne avec le contrebassiste Jonathan Bastianelli.

(Avril 2018)

 

 

SIGNATURE DU LIVRE CHEZ LIBELLIS

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

Jacques Ibanes lit un extrait de son ouvrage à l'exposition d'Anne-Marie Jaumaud à Castelnaudary  (Galerie 113 , 36 avenue Frédéric Mistral )

Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Vivre livre : Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire

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Publié le par alexandra Ibanes
Publié dans : #C'est une maison bleue
Retour vers l'Iris ...

Mon paradis sent bon. Mon paradis sent la douceur des fleurs de cerisiers, le parfum naissant du lilas et des roses. Mon paradis est habité par des poètes , des philosophes , des romanciers et des poules aux couleurs chamarrées, en faïence, en bois, en terre cuite ou en fer forgé. Mon paradis c'est une vigne-treille , un banc bleu lavande sous un tilleul et un cyprès comme unique point d'exclamation à toutes les rêveries. Mon paradis est une chanson populaire de Brassens ou Trenet, une musique de Bach ou Mozart, un air célèbre de Broadway dans un salon aux grandes baies vitrées donnant sur le Quiersboutou...

Aujourd'hui, la porte de mon paradis s'est ouverte sur l'été naissant.

IDS

Retour vers l'Iris ...
Retour vers l'Iris ...
Retour vers l'Iris ...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #TOC: Troubles obsessionnels culinaires
TOC: Tourte de Pâques du Berry

La légende dit que si les œufs de cette tourte sont achetés un vendredi saint, nous seront protégés des morsures de serpents pendant un an. Ayant réalisé cette recette il y a deux ans, je peux affirmer que c'est vrai!

Ingrédients:

1 pâte feuilletée

300 g de chair à saucisse

200 g de viande de bœuf hachée

6 œufs

2 échalotes

2 cs de cognac

1/2 cc de muscade

Persil, sel, poivre

Faites cuire 4 œufs pendant 9 minutes et laisser refroidir. Pendant ce temps-là pelez et émincez les échalotes. Ajoutez-les à la viande, avec le persil, le cognac, un œuf en omelette et la noix de muscade. Laissez reposer 30 minutes au frigo.

Préchauffez le four à 200°. Sur une plaque avec du papier sulfurisé, étalez la pâte feuilletée, mettez les 2/3 de la farce, disposez les 4 œufs durs et recouvrez du reste de la farce. Fermez et soudez les extrémités. Dorez au jaune d’œuf. Faites deux cheminées avec du papier sulfurisé  et mettez 45 minutes au four, toujours à 200°.

J'ai choisi d'accompagner cette tourte de Pâques d'une salade de pousses d'épinard et un vin choisi pour l'occasion : Caprice des Anges...

 

TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry
TOC: Tourte de Pâques du Berry

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Spectacles, #Presse
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!

Mais pourquoi Hugo n'a pas vu cette célèbre montagne peinte par Cézanne? Pour le savoir, il faut lire le livre! C'est ce qu'ont décidé de faire de nombreux lecteurs venus à la rencontre de Jacques Ibanès le 17 et 18 mars au Puy Sainte-Réparade . Si le nom de cette commune vous dit quelque chose, c'est normal! Ce gros village était le dernier fief de Victor Lebrun secrétaire français de Tolstoï pendant 10 ans.

Revenons à nos livres, Jacques a donc été très sollicité par ses lecteurs durant ce week-end et a aussi présenté devant une salle enthousiaste son récital sur Apollinaire.

Jacques a eu le bonheur de partager les honneurs de la presse à trois reprises avec Andréa Ferréol. Il a eu la chance de déjeuner avec cette grande comédienne pendant que je corrigeais des copies à Narbonne, mais j'ai eu la chance de recevoir un mot amical suite à ce repas. Ce week-end et la semaine suivante furent aussi la fête de l'amitié. Notons le témoignage de Gérard Allibert qui a lu le livre. Ce qu'il a écrit est très beau.

 
Mon ami Jacques ... mais déjà ces trois premiers mots m'imposent une rapide parenthèse, je l'ouvre immédiatement. Elle ne sera pas longue (... enfin j'espère!)

Je dis "mon ami" et c'est certainement présomptueux de ma part ... mais ce soir, après avoir lu son livre, je suis - quoique tout à fait modestement - particulièrement heureux d'avoir pu suivre ses traces dans ce nouveau voyage en littérature tel qu'il les affectionne.
J'ai bien souvent gravi les sentiers qui permettent d'accéder au sommet de la Sainte-Victoire, au Pic des mouches ... mais, pour la circonstance, Jacques navigue devant. Son pas est sûr, c'est celui d'un marcheur qui sait parfaitement où il se dirige, même si là où il pose ses pieds, ses mots et ses phrases, personne ne les a posés avant lui.
Et en effet c'est un chemin qui lui est tout personnel qu'il ouvre pour son lecteur. Et oui, on est heureux de suivre ces traces ... qui sont les siennes. Il y a là l'assurance du marcheur déterminé à avancer, et - plus secrètement - comme les phasmes qui vivent là nombreux sur les flancs de cet immense vaisseau minéral et se dissimulent pourtant au promeneur distrait, il y a son intime fragilité. " Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson", disait le grand Georges ...

Tenez, l'apparition d'Ernest l'amateur de canne à pêche, de corrida, de whisky de contrebande et de longues jambes féminines, possiblement. Je croyais bien le connaître un peu. Et voilà que Jacques me révèle, en quelques courtes pages à peine, un apparemment infime moment d'une seule journée de sa vie ... qui est tout le contraire d'une anecdote cependant ! Je sais que cette pierre sans prétention restera à présent un repaire essentiel sur ce sentier battu par les cinq vents de Provence dont il se dit qu'ils auraient pu donner son nom à la montagne sacrée. "Une histoire de pêche, me dit-il" écrit seulement Jacques. Et au bord de cet à-pic qui domine la vallée de l'Arc on en a les jambes qui flageolent. Je dis les jambes, je devrais bien sûr dire le cœur.

Pas de gras. Cent courtes pages. Six chapitres. Le premier s'intitule Voyager. Le dernier Partir. Incidemment, autre minuscule pierre discrète le long du raidillon, le marcheur évoque "le fameux poème de Cavafy". Jacques ne dit rien d'autres que fameux. Sainte-Victoire. Le lieu s'y prête, la mise en abyme est vertigineuse ...

"Quand tu partiras pour Ithaque ..." ainsi débute le premier vers du longtemps méconnu poète d'Alexandrie.
Il arrive parfois que l'on croise parfois, ici ou là, des m'as-tu-vu-quand-je-marche avec de gros sacs. Et de gros sabots. Mon ami Jacques c'est juste le contraire. Le dépouillement extrême. Le cœur-cerf. Et simplement le sang qui circule dans les veines.

Comme je pose scrupuleusement mes pas à la suite des siens, je ni dirai rien de Toto ni de sa Juliette chérie. Ni donc du Café de l'Europe à Rochefort qui marquera la fin de leur périple. Ce récit là est ineffable par un autre que son auteur. D'ailleurs, quand on en sera arrivés là à attendre la voiture de La Rochelle, il ne restera pour l'immense géant qui aura été étranger à la future invention de Cézanne que quelques lignes pour clore le chapitre.
Et pourtant.

Puis deux pages ultimes. Un couple de gitans. Le " Notre Père " et le "Je vous salue Marie". Et le mécréant définitif que je suis en aura durablement les larmes aux yeux.

Voilà, il est temps que je referme la parenthèse. Trop longue évidemment. J'en resterai donc là. Tant mieux ! Tout le reste, qui est évidemment l'essentiel, appartient à la phrase de Jacques. À la main qui tient son stylo. Et aux battements de ce muscle, dit-on, au creux de sa poitrine.
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!
Victor Hugo a enfin vu la Sainte-Victoire!

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