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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Dans ma maison tu viendras
Dans ma maison tu viendras... Renoir.

L'histoire commence il y a quatre ans. J'étais venue sur la Côte d'Azur pour rendre visite à tous les peintres que j'aimais. Je rêvais de découvrir LES COLLETTES à Cagnes où Renoir venait passer tous ses étés. Lorsque je suis arrivée, la porte était fermée car la demeure était en cours de rénovation, j'avais seulement pu voir ses effets personnels ainsi que quelques toiles au château Grimaldi dans la vieille ville. Lorsque nous avons décidé de refaire ce voyage, j'étais impatiente de découvrir enfin cette maison.

Nous sommes arrivés à l'ouverture et ce fut magique de commencer la visite, seuls, sans un touriste à l'horizon, la propriété nous ouvrait ses bras sous un ciel grec et cela a été magnifique et très fort émotionnellement. Je m'attendais à voir surgir Auguste Renoir ou son fils Jean (C'est à la ferme des Collettes qu'a été tourné Le déjeuner sur l'herbe) à n'importe quel moment, les gardiens étaient adorables et très discrets, la maison nous appartenait pendant quelques minutes.

La plaquette dit que c'est en 1908 que Pierre Auguste Renoir s'est installé au Domaine des Collettes, en compagnie de son épouse Aline et de ses trois fils , Pierre, Jean, Claude. Il y a fait construire une maison bourgeoise avec toutes les commodités de l'époque et l'a équipée d'un grand atelier qui donnait sur le jardin. Il y reçut la visite de BONNARD, MATISSE et MODIGLIANI.

De jeunes Cagnoises engagées comme servantes lui ont servi de modèles.

C'est aussi à Cagnes que Renoir a abordé pour la première fois la sculpture en collaboration avec Richard Guino puis Louis Morel .
Handicapé par des rhumatismes articulaires , Renoir a peint avec frénésie jusqu'au dernier jour, le 3 décembre 1919, il avait 78
ans.

Au musée , nous pouvons découvrir 14 toiles originales, ses 17 sculptures, son mobilier, son atelier et le magnifique domaine planté d'olivier séculaires. Dans la ferme des Collettes, des documents de l'INA retracent le tournage du film de Jean Renoir : Le déjeuner sur l'herbe (1959).

Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.
Dans ma maison tu viendras... Renoir.

La maison est une copie de celle du domaine des Collettes mais le film raconte la vie de Renoir à Cagnes.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Quand je chante...
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare

Paziols est un petit village, au bout du monde, dans les Corbières et dans ce village, Nougaro avait sa maison de vacances.

Depuis un certain temps, je désirais découvrir ce lieu où a vécu l'auteur et l'interprète de L'ENFANT PHARE ( Les premières maquettes de cette album sorti en 1997 ont été réalisées dans la salle des fêtes de Paziols). Je voulais être riche à millions de ronds dans l'eau comme dans la chanson en découvrant Le Verdouble qui déroule ses méandres sur ses pierres.

Nous avons pris un pique-nique et chevauché notre cheval de fer pour entrer au cœur de la chanson LA RIVIERE DES CORBIERES , la journée a été magnifique.

Nous n'étions pas arrivés devant la célèbre rivière nougarienne pour déjeuner mais le paysage était déjà à la hauteur du texte. Nous nous sommes installés sur les rochers lisses d'une petite rivière qui chantait et scintillait et j'entendais ma belle eau, ma bonne eau dans sa divine ronde, radieuse radio, en canot stéréo sur ses ondes.

Au cours du repas, j'ai chanté l'hymne des Corbières avec allégresse en étant accompagnée d'un très bel orchestre : la rivière, un pinson des arbres, un chœur d'oiseaux et des grenouilles très en forme !

Nous sommes ensuite allés à Paziols en découvrant sur notre parcours des montagnes enneigées et des châteaux cathares. Paziols est un village où le temps s'est arrêté, je vous invite à le découvrir avec des photos du lieu ( Marti, Leprest, Vander, Gougaud, Cujious, Jehan, Vassiliu…ont rendu visite à Nougaro quand il y résidait. Aujourd'hui c'est un coucou qui chantait ses deux notes : MI /DO)

LA RIVIERE DES CORBIERES

On l'appelle le Verdouble
La rivière qui déroule
Ses méandres sur les pierres
La rivière des hautes Corbières
Toi le pêcheur en eau trouble
Elle n'est pas faite pour toi
Le moindre poisson te double
Et te glisse entre les doigts
Mais si tu aimes la chanson
De son hameçon
Si tu aimes le son, le son de son âme
Elle te servira comme un échanson
Les flots fous, les flots flous
De ses fraîches flammes

Il scintille le Verdouble
Mais le cours de son argent
Ni les dollars ni les roubles
Ne te le paieront comptant
Pas la peine que tu te mouilles
À percer ses coffres-forts
C'est dans l'œil de ses grenouilles
Que sont ses pépites d'or
Mais tu seras riche à millions
De ronds dans l'eau
Il suffit d\'un plongeon d\'une gente dame
Et si tu bois le bouillon, pars à vau-l'eau
Noyé dans un baiser

Ce n'est pas un drame

Ô, ô mon eau, ma belle eau, ma bonne eau
Fais-moi flotter en haut de ta divine ronde
Ô ô ô, ô mon eau, radieuse radio
Passe-moi en canot stéréo sur tes ondes

Dans les gorges du Verdouble
Sur un lit de cailloux blancs
J'ai composé ces vers doubles
Que j'espère ressemblants
Si aux eaux de mon Verdouble
Tu préfères l'océan
C'est facile, tu les ouble
Tu les oublies simplement

Claude Nougaro - Rivière des Corbières - vidéo Dailymotion

www.dailymotion.com/.../xok33_claude-nougaro-riviere-des-corbiere_mus...

Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Pique-nique bucolique au bord de la rivière.

Pique-nique bucolique au bord de la rivière.

La rivière chante...

La rivière chante...

Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
LE VERDOUBLE DE LA CHANSON...

LE VERDOUBLE DE LA CHANSON...

PAZIOLS.

PAZIOLS.

Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
MAISON DE NOUGARO

MAISON DE NOUGARO

Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Quand je chante , je deviens chanson ...Nougaro - L'enfant phare
Je suis l'enfant-phare...

Je suis l'enfant-phare...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Entrée des artistes
Face à face entre Louis Jammes et Basquiat
Face à face entre Louis Jammes et Basquiat

J'étais en train de me promener dans les rue de Vence quand une affiche a attiré mon attention: Exposition de WARHOL à BASQUIAT du 20 février au 22 mai 2016. Comme nous étions sur la Côte d'Azur pour aller à la rencontre des peintres, nous avons décidé d'aller voir cette expo.

Dès mon arrivée au musée, j'ai découvert avec bonheur des photos de Louis Jammes, j'ai immédiatement reconnu son travail. Face à ses clichés : Basquiat! J'ai été ravie de voir ces deux artistes-amis dans la même salle.

J'ai continué la visite et j'ai découvert le célèbre portrait de Lou Reed...

Suite à l'accueil que Louis Jammes a reçu à L'Aspirateur de Narbonne, je ne souhaite pas rentrer dans la polémique mais je veux signaler que cet artiste a su trouver sa place, à Vence, dans une exposition aux côtés de Basquiat et Warhol . Ainsi chacun peut se faire son avis et en tirer des conclusions.

Si l'exposition à Vence n'est pas celle qui devait être présentée à Narbonne , les photos de Jammes sont mises en valeur et la présence de l'artiste y est très forte et nécessaire.

Né en 1958 à Carcassonne, Louis Jammes vit et travaille à Paris. Au début des années 80, il commence par photographier des artistes célèbres comme Julian Schnabel, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Robert Combas, ou encore Andy Warhol, plongés dans un décor fabriqué rappelant l'univers de leur œuvre. Jammes cherche aussi à explorer le monde à travers son objectif, « à rendre compte du temps présent » : il mélange alors photographie et peinture, descend dans la rue et fait le portrait des Bag People à Barbès, des anonymes posant devant un décor peint, qu'il change ainsi en héros le temps d'une séance photo. Il se lance ensuite dans le domaine du reportage documentaire et part dans des pays ravagés par des guerres ou des fléaux..

De Warhol à Basquiat : Les chefs-d’œuvres de la collection Lambert / Musée de Vence – Fondation Emile Hugues / 20 Fevrier – 22 Mai 2016.

FIGURATION LIBRE

Ainsi, c’est la troisième fois qu’Eric Mézil, l’irremplaçable commissaire des expositions de la collection Lambert d’Avignon, organise au Château de Vence – bâtisse léguée par l’ancien Maire et Ministre Emile Hugues – une exposition tout à fait remarquable.

Cette fois ci, ce ne sont rien moins que « les chefs d’œuvres » de la collection qui sont exposés dans cette magnifique bâtisse à taille humaine qu’est ce château. Il faut d’ailleurs saluer l’audace conjuguée d’Eric Mezil et du Maire de Vence d’offrir de tels chefs d’œuvres dans cet écrin qui ne peut que favoriser la compréhension des toiles ou installations exposées.

Connue et intrigante, on ne boudera pas notre plaisir de retrouver dès les premières salles à l’étage Oasis du lithuanien Zilvinas Kempinas où une bande magnétique en forme de cercle flotte par le seul flux d’un ventilateur qui lui souffle juste assez d’air pour la laisser errer dans l’atmosphère. Lorsqu’on la regarde longtemps, on ressent la même plénitude que face à un jardin zen…

Si on médite volontiers devant cette installation simple, cela ne doit pas nous éviter de goûter l’immense joie de retrouver des œuvres réunies ici côte à côte pour faire ressortir à la fois la créativité d’une époque mais la cohérence des choix d’Yvon Lambert. Ce véritable visionnaire des mouvements qui vont inonder le marché de l’art et de la création sera, rappellerons le, l’un dès sinon le principal découvreur de talents qui appartiennent pour toujours à l’histoire de l’art…

Avant de rentrer dans le vif du sujet de cette exposition, dire combien il est bon de retrouver dans une pièce tout un ensemble de toiles de Jean-Charles Blais, lui aussi enfant – adoptif – du pays. De même, le plaisir de voir – et revoir – certaines des dernières toiles de Cy Twombly, faites d’immenses gestes circulaires, saturés de couleurs, monochromes, tantôt rouge, tantôt bleu… Pas de mots non plus pour dire notre plaisir de voir des pièces comme celles de Robert Mangold, Bruce Nauman ou Jonathan Monk.

Une salle entière rassemble tout ces courants du Land art et de l’Arte Povera, de Penone à Long, dont les œuvres apportent une liberté, un souffle qui donne envie de voyager, de partir loin…

Mais le clou de cette exposition, ce sont les œuvres de et autour de Basquiat, telle cette photo de Louis Jammes le montrant, corde au cou. Le regard de ce jeune peintre haïtien – mais n’a y-il jamais eu le temps de devenir vieux, sachant qu’il est mort à 28 ans… – est si troublante de si près, trônant dans la salle qu’on comprend aisément la fascination qu’on pouvait porter à ce personnage talentueux mais destructeur. Eric Mezil nous permet de revoir le film de Julian Schnabel sur Basquiat (où Bowie joue Warhol !)… Tant d’autres œuvres exposées permettent d’évaluer à sa juste valeur les temps forts de la vie du peintre intimement liées à l’art moderne…

Dans la salle adjacente, comme pour faire planer l’esprit de mort qui accompagne les deux artistes que sont Warhol et Basquiat, le retour de Paris de toiles de Warhol sur la chaise électrique… Sérigraphies multipliées à l’envi, colorisées dans ces monochromes devenus célèbres, mais qui n’élèvent pas l’horreur de l’objet même… Dans cette pièce, on retiendra cette cage en fer immense et réaliste au milieu de laquelle traîne une couverture de survie… De toutes les propositions faites par Eric Mézil, c’est sans doute cette pièce qui touche le plus et fait comprendre la brièveté de notre passage sur terre… Basquiat mort d’une overdose dose, Warhol rescapé d’un attentat… Autant de signes qui n’annoncent pas des jours meilleurs, loin s’en faut….

Pour finir en beauté, ne ratez pas le gisant d’Adel Abdessemed… magnifique, fait d’un seul geste, d’une force incroyable… Et si vous voulez vous faire susurrer des mots d’amour, passez absolument à La Chapelle des pénitents blancs voir l’astucieuse et romantique installation de François-Xavier Courreges, rarement visible mais particulièrement à son avantage dans cette petite chapelle…

E. Spaé

Jammes

Jammes

Basquiat par Jammes

Basquiat par Jammes

Lou Reed par Jammes

Lou Reed par Jammes

Basquiat

Basquiat

Basquiat

Basquiat

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Presse, #Vivre livre
Pour te nommer

Article paru dans la revue TEXTURE : http://revue-texture.fr/pour-te-nommer.html

Illustré en couverture comme ses « Instants bretons » par Mona Stockhausen, ce recueil, « Pour te nommer », est publié comme quatre ou cinq autres de Jacques Ibanès, poète, prosateur, compositeur et chanteur, par les Amis de la Poésie de Bergerac, dans leur collection le Poémier de plein vent.
Si nous sommes loin de ses évocations réussies de Narbonne (« Je t’écris de Narbonne ») ou de Tolstoï (« Victor Lebrun, 10 ans avec Tolstoï » , nous le sommes beaucoup moins du dernier opus de notre auteur, puisque celui-ci, « L’Année d’Apollinaire. 1915, l’amour, la guerre » était un roman consacré à un amoureux fervent, pour ne pas dire ardent (lire ici ). Or le dernier recueil de poèmes de Jacques Ibanès est un bouquet déposé aux pieds de sa bien-aimée. Nommons-là, puisqu’il ne s’en prive pas : Alexandra. Les poèmes qu’il lui dédit date de leur rencontre, ce qui n’est pas bien vieux, mais il a épousé depuis celle qui le fait « appareiller vers des horizons à toujours réinventer ».
L’ayant célébrée lettre après lettre en mêlant haîkus (« de matin heureux »), tankas dessinant la carte du Tendre, à d’autres poèmes assez brefs, il évoque des lieux (le village de Castans, dans la Montagne Noire, Saint-Jean-de-Luz, Cahors, etc.) et des souvenirs qui leurs sont chers avec une belle ferveur - « j’arbore des fanions de joie » écrit-il en ouverture – et dans la même langue charnue des « pleines saisons », l’ivresse des « douceurs lilas ».
La sérénité amoureuse et l’érotisme baignent l’écriture de ce passionné d’Apollinaire qui s’emploie à ce que « l’ardent royaume » du sexe ait sa part dans ces fêtes lumineuses. Et il ne m’étonnerait pas qu’en vrai « rhapsode fantasque » il les mette en musique et en voix avant longtemps pour mieux les incarner.

M.B.

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