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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #L'année d'Apollinaire
L'année d'Apollinaire en librairie

Lors du récital de Jacques Ibanès à propos d' Apollinaire à Amboise, il y a deux ans, Martine Le Coz avait déclaré ceci :

"C'était tellement beau, nous étions tellement bien.

L'humanité de Jacques Ibanès a fait revivre Apollinaire. Jacques est venu à Amboise qu'avait connue le poète. Nous ne nous souvenions plus des rimes et des phrases apprises en classe. D'Apollinaire, nous n'avions gardé peut-être que l'image de l'homme au bandage et celle d'un texte-fontaine...
Calligrammes : la beauté prélude à la lettre. Quelle vie, soudain, familière et profonde ! Jacques Ibanès introduit Apollinaire de la manière simple et sensible qui lui est propre. Il le chante et lui donne le souffle. De la modestie, nulle emphase. L'amour s'approche, la guerre se précise. Avec Jacques Ibanès, Apollinaire se confie. Nous écoutons avec une attention entière les lettres que Jacques délivre. Nous montons dans le train et nous regardons Lou, assise en face de nous. Nous regardons Madeleine. Nous avons vu les obus. L'amour et la guerre sont sortis des livres. Maintenant, nous respirons tous ensemble. Cela n'a pas pris longtemps.
Oui, l'amour - nous l'avons éprouvé pendant que Jacques lisait. Nous ne nous y attendions pas, nous ne pouvions pas savoir que nous ferions ce voyage, que le compartiment des amoureux serait le nôtre. Nous ne savions pas que nous en avions besoin.
Nous en avions tant besoin. Dit comme cela, chanté comme ce
la, avec cette voix de bonté."

Si Jacques Ibanès promène son récital d'Apollinaire à travers la France, il le raconte aussi à travers son livre publié chez FauveS Editions avec une préface de Claude Debon.

Résumé:

Le 2 janvier 1915, l’élève-brigadier artilleur Apollinaire quitte les

bras de Lou avec laquelle il a passé sa permission de fin d’année
à Nice. Dans le train qui le ramène à sa caserne de Nîmes, il
rencontre une jeune femme, Madeleine, qui, elle, retourne à
Oran où elle vit. Quand il part sur le front de Champagne au
début du printemps, sa liaison avec Lou se distend et il écrit
à Madeleine. Cette année 1915 se déroulera sur le front de la
guerre où l’artilleur va bientôt devenir fantassin et sur le front
de l’amour entre deux femmes qui sont ses inspiratrices et pour
lesquelles il écrira des poèmes qui sont parmi les plus beaux de
son oeuvre. À la fin de l’année, il fera le voyage à Oran pour
rejoindre Madeleine avec laquelle il s’est fiancé. Jacques Ibanès
a découvert le poète lorsqu’il était adolescent et depuis lors sa
route n’a cessé de croiser cette oeuvre qu’il confronte au miroir
de ses propres souvenirs, avec en filigrane la présence du premier
conflit mondial que lui racontaient ses grands-parents et ses
voisins au temps de sa petite enfance.

Claude Debon - France Culture

www.franceculture.fr/personne-claude-debon

accueil • Claude Debon. Claude Debon. 24.03.2013 28 min. Alcools de Guillaume Apollinaire avec Claude Debon. Ça rime à quoi. Le direct. Le direct ...

Apo fait vraiment partie de la famille. Il y a 3 ans, Tristan ( 8 ans à l'époque) avait écrit ce poème avec ses maladresses "attendrissantes" et gardées pour l'authenticité.

Apo fait vraiment partie de la famille. Il y a 3 ans, Tristan ( 8 ans à l'époque) avait écrit ce poème avec ses maladresses "attendrissantes" et gardées pour l'authenticité.

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Passion Tolstoï, #10ans avec Tolstoï
Victor Lebrun - Passion Tolstoï

Le livre est enfin disponible.

Au Puy Ste Réparade, l'association La Salluvienne en partenariat avec la Municipalité, vous propose de revenir sur les traces de Victor Lebrun, ancien secrétaire de Tolstoï.

Vendredi 18 mars

A 18h, dévoilement de la plaque commémorative Victor Lebrun au futur emplacement de la Médiathèque.
A 19h, conférence de Jacques Ibanès "Victor Lebrun, sur les traces de l'ancien secrétaire de Tolstoï..." au cinéma La Cigale.

Du samedi 19 au vendredi 25 mars, la Salluvienne remonte le temps et vous propose de découvrir son exposition dédiée à Victor Lebrun dans la salle du Conseil municipal de 10h à 12h et de 16h à 18h.

Entrée libre.

Le livre est aussi actuellement en cours d'acheminement, à la demande du musée Tolstoï, vers Moscou. Il y sera lu et archivé.

Du Puy Ste Réparade (coll. particulière)

Du Puy Ste Réparade (coll. particulière)

Au musée Tolstoï de Moscou (coll. Musée Tolstoï)

Au musée Tolstoï de Moscou (coll. Musée Tolstoï)

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #L'école des lettres
L'Ecole des lettres: L'orthographe en débat

Ce soir, je suis très heureuse de vous faire partager la lecture de l'article que j'ai écrit sur la réforme de l'orthographe et qui a été publié dans L'Ecole des Lettres.
http://www.ecoledeslettres.fr/actualites/education/20427/

L'école des lettres, la revue pédagogique des professeurs ...

www.ecoledeslettres.fr/

Chers détracteurs de la réforme orthographique née en 1990,

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux se déchaînent au sujet de la réforme de l’orthographe qui pourra être appliquée dès la rentrée prochaine. Pour ma part, professeur des écoles, enseignant en CM2, cela fait déjà plusieurs années que j’applique un certain nombre de ces règles qui me semblent être de simple bon sens. Car, ne l’oublions pas, la réforme a vingt-cinq ans !

Par exemple, mes élèves, sous le regard noir de certains de mes collègues, mettent des tirets entre tous les mots qui servent à écrire un nombre puisque cela ne change rien à la signification de ceux-ci.

Quant à moi, sans avoir appris par cœur la liste des 2 500 mots réformés par l’Académie française (dont un bon nombre, soit dit en passant, sont d’un usage fort rare), j’ai toujours pensé qu’imbécilité ne prenait qu’un l. Bienheureux ceux qui en mettaient deux !

De la question de l’orthographe à celle du vocabulaire

Sachez aussi que l’Académie française dont vous vous gaussez depuis la récente polémique lancée par TF1, n’en est pas à son coup d’essai. Déjà, à l’époque des Lettres persanes et des Fausses Confidences, elle réformait à tour de bras : pas moins de six-mille mots, rien qu’entre 1718 et 1740 ! L’orthographe que vous et moi avons apprise n’est pas fossilisée. Le français est une langue vivante, pas une langue morte et elle continuera encore à évoluer.

Cette réforme de l’orthographe agace, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Voyons le plus grave, en déplaçant notre regard de l’orthographe vers le vocabulaire. Quand des enfants d’un milieu aisé ne savent plus ce qu’est un pissenlit ou une bouchée au chocolat et que le mot chaussure est remplacé par les noms de marque de leurs baskets, c’est là que se trouve à mon sens le danger.

Ces derniers temps un grand nombre de mots ont disparu du dictionnaire au profit d’anglicisme et de mots importés de l’univers numérique tels que cashback, coolitude, cosplay, maïeuticien, yaka (de yakafaukon, oui !), webcaster… Pour ma part, je trouve nombre d’anglicismes et certains mots venus de la rue, laids, « vulgaires », mais parfois utiles pour communiquer.

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Syntaxe et ponctuation

De fait, un très faible pourcentage de mots est concerné par cette réforme. Les académiciens ne sont pas forcément des irresponsables. Ils s’appuient sur les sciences du langage pour expliciter leurs choix. Mais les subtilités de la langue française résident aussi dans l’utilisation de la ponctuation et la maîtrise de la langue écrite. Les exemples fumeux trouvés sur la toile n’ont rien à voir avec l’orthographe lexicale en elle-même,alors que des erreurs syntaxiques peuvent changer le sens d’une phrase.

J’ai une véritable passion pour l’orthographe et j’ennuie tellement mes élèves avec ses subtilités qu’ils m’appellent Princesse Dézécolle, en référence au célèbre livre de Pef, Les Belles lisses poires du prince de Motordu, Sachez ainsi, chers détracteurs, que la jeunesse travaille chaque semaine sur ces points et, à lire certains commentaires, en sait parfois plus que nombre de nos contemporains !

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Les automatismes ne suffisent pas

La question n’est pas celle du simple habillage des mots. Tous les jours, je lance dans ma classe des activités orthographiques et je constate que les enfants, comme certains adultes donneurs de leçons sur Facebook ou Twitter, connaissent leurs règles d’orthographe par cœur mais ne les appliquent pas. Les automatismes ne suffisent pas.

Pour produire des textes il faut être à la fois vigilant sur les règles d’orthographe mais aussi et surtout sur le sens des mots et des locutions dans l’acte d’écriture. Le fond prime la forme, de même que la tête bien faite s’en sortira toujours mieux que la tête bien pleine, pour paraphraser l’une de nos gloires littéraire du XVIe siècle qu’il est d’ailleurs aujourd’hui difficile de comprendre dans la langue de son temps, tant celle-ci a évolué… À moins d’en être spécialiste, évidemment.

Cette double tâche est difficile pour un jeune enfant et il lui faudra une certaine maturité pour concilier syntaxe et sémantique. Aux enseignants d’adapter leurs cours à partir des erreurs les plus récurrentes pour remédier aux vraies difficultés de l’orthographe.

Alexandra Ibanès

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Publié le par alexandra ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (27) Gigi de Colette...

"J'écris ces lignes au mois de février. C'est le moment où dans les années paisibles nous savourions les tunisiennes, élite des orangeraies. Ovale, un vultueuse autour du point de suspension, la tunisienne emplit la bouche d'un suc sans fadeur, d'une acidité adoucie, largement sucrée. Intacte, son écorce exhale un parfum qui rappelle celui de la fleur d'oranger. De décembre à févier, c'est la brève saison de nous gorger de tunisiennes. Comme font les crus très typés qui de bouteille à bouteille marquent une différence, une tunisienne n'est pas tout à fait identique en saveur à une autre tunisienne, et la nuance encourage à ouvrir encore une orange, et encore une, encore une qui sera peut-être la meilleure de toutes... " Gigi - Colette

J'aime la littérature et j'aime les parfums. C'est par hasard que j'ai découvert une très belle maison de parfumerie qui dédie ses fragrances aux plus grandes œuvres littéraires ou aux écrivains célèbres.

Gigi est un parfum inspiré par l’une des héroïnes de Colette. La marque, Jardins d’Ecrivains, est née d’une passion pour les jardins et la littérature. Gigi est construit autour des fleurs blanches que Colette adorait. Selon cette dernière, le parfum était " un impondérable et nécessaire panache, le plus indispensable des superflus".

Après avoir respiré Gigi de Colette, j'ai eu un véritable coup de foudre pour ce parfum, un tel coup de foudre, qu'il m'aide à oublier Habanita qui m'a accompagnée pendant de nombreuses années et qui est désormais distribué avec une nouvelle formule que j'apprécie moins.

Ce parfum qui est une véritable merveille, débute sur des notes de néroli et de fleur d’oranger qui se mêlent à celle de l’herbe coupée. Le cœur se fait plus floral avec la tubéreuse, le jasmin ainsi que le cassis. Le fond se fait davantage musqué, solaire presque oriental.

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