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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Vivre livre
Livre de lecture , premiers apprentissages par Léon Tolstoï
Livre de lecture , premiers apprentissages par Léon Tolstoï

Je ne résiste pas à l'envie de vous présenter aujourd'hui des livres pour enfants (abécédaire scolaire et contes) écrits par Léon Tolstoï.

Notre vie actuellement est tournée vers la Russie du grand écrivain puisque les éditions du jais, vont publier prochainement un recueil collectif avec des signatures prestigieuses concernant son secrétaire Victor Lebrun. Sylvie, une amie qui parle parfaitement russe et qui a connu Lebrun nous aide dans notre enquête. Lors de notre dernière rencontre, elle m'a offert deux livres de contes écrits par Tolstoï et m'a prêté un abécédaire servant à l'apprentissage de la lecture. Ce manuel écrit et pensé par le grand maître servait pour les enfants des paysans qu'il faisait scolariser.

Tolstoï était d'avant-garde en ce qui concerne la pédagogie, on dirait aujourd'hui qu'il mettait l'enfant au centre des apprentissages, ce qui était révolutionnaire à son époque puisque partout ailleurs les maîtres faisaient des cours magistraux. Il aurait pu aussi écrire cette fameuse citation de Victor Hugo : Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne. C'était sa philosophie.

J'ai commencé aussi à apprendre le russe (il paraît que j'ai des dispositions!) , je sais déjà lire les 3 premières lettres de l'alphabet en cyrillique (phonétiquement ça donne A, bè, vé...) et j'ai découvert que la grammaire russe n'était pas si difficile que ça!

Le manuel de lecture est un petit bijou de poésie slave. Quant aux contes, qui sont pour moi un véritable cadeau de Noël, ce sont mes trésors.

Infos: j'apporterai ma contribution au recueil collectif avec une lettre écrite à Victor Lebrun pour rendre hommage à Sophie Tolstoï qui fut discréditée injustement toute sa vie.

Vivre livre (25) L'âme russe
Vivre livre (25) L'âme russe
Vivre livre (25) L'âme russe
Vivre livre (25) L'âme russe
Vivre livre (25) L'âme russe

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Quand je chante...
Quand je chante , je deviens chanson ...Nildà Fernandez

Je me souviens de ce jour d'Août 2011 où, sous l'orage, j'avais du trouver refuge dans l'Eglise de Villar en Val. A ma droite, il y avait Yves Rouquette et à ma gauche , juste séparé par Tristan, Nilda Fernàndez invité au festival Delteil. Très fatigué et envoûté par la musique de Villa Lobos, mon petit est tombé de fatigue sur les genoux de son voisin. Il s'est endormi et a passé la moitié du concert comme ça. Nilda m'a regardée, a souri et a laissé Tristan dormir sur ses genoux...Depuis quand je repense à cette jolie histoire, j'entends cette chanson-poaime...

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Publié le par alexandra Ibanès
Publié dans : #Un été à l'Iris de Suse, #Vivre livre, #Presse
On parle d' Un été à l'Iris de Suse dans INFO REVEIL

Sélection littéraire de la semaine : Un été à L’Iris de Suse – Alexandra Ibanes

18 décembre 2015 | Fabienne Dardé

Sous le ciel de Castans, petit village de l’Aude, Alexandra, Tristan et Jacques nous ouvrent la porte d’une maison qui abrite amis, amours, musique sous la chaleur de l’été, parenthèse enchantée où seuls sont admises les personnes irradiant de bonheur. Livre découpé en tranches de vie où tous les sens sont en éveil et se répondent dans un joyeux capharnaüm : De bonnes recettes accompagnées de bonnes musiques, cependant parfois peu accessibles au néophytes. Car les références musicales et littéraires foisonnent et parfois le plus averti des lecteurs tâtonne.

Cependant, l’ensemble de l’œuvre offre un pied de nez à la morosité ambiante, au mal de vivre qui habite la plupart d’entre nous dans cette quête sans fin vers le bonheur absolu. De plus, suite aux évènements tragiques qui se sont produits en novembre, ce récit des plus intimes, écrit sous forme de journal, redonne toute sa place à la joie de vivre qui peut arriver à tout moment, et qu’il ne faut certainement pas laisser filer P64 : « Je passe les plus belles journées de mon existence à l’Iris de Suse. Quand je ne rêve pas ma vie, je vis mes rêves (…) Tout devient inespéré. Sans amour, tout cela ne serait pas. » Et c’est bien à ce niveau que se situe le message d’Alexandra, Une ode à l’espoir, à l’amour, à la paix, dans ces quelques lignes qui résument ses sentiments. Plus loin elle explique : « Cette petite philosophie de vie me permet de mieux supporter la misère du monde et de faire un pied de nez aux mensonges convenue et à l’hypocrisie ». L’essentiel réside dans ces quelques lignes : Le bonheur est accessible. A travers une porte ouverte sur beauté de la montagne environnante, impressionnante, offrant des richesses insoupçonnées, l’apaisement nous atteint. Naturel et simplicité s’allient pour donner l’intimité d’un bonheur hors norme. Un style aussi agréable que les cigales du Languedoc, sans fioriture, les phrases s’enchaînent avec spontanéité. Les vies d’artistes qui gravitent sont décrites avec précision, pour le plus grand bonheur des intéressés. Un été qui dure deux mois peint par l’écriture légère d’une aquarelliste : Alexandra Ibanès.

Un seul mot d’ordre : Profitons de ce que la vie peut nous offrir comme cadeau…..

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Alexandra Ibanès, institutrice en CM2 au sein de l’Institution Sévigné et elle a répondu à nos questions avec un grand plaisir :

Bonjour Alexandra, vous publiez aux éditions “L’art d’en face” un livre bien particulier… Pas d’intrigue, ni d’action, ni de fiction. Il s’agit d’un journal qui couvre les deux mois d’été 2014. Qu’elle fut votre motivation pour écrire et partager le plus intime et profond de ce qui composait alors votre existence ?

Tout d’abord, je voulais garder des instantanés de bonheurs dans lesquels je pourrais me replonger les jours de grisaille. Cet été -là, j’ai ouvert les yeux sur tout ce qui m’entourait et la beauté était omniprésente. Il suffit de savoir regarder pour se rendre compte que la vie offre des merveilles. La maison où je passe mes étés a en plus une très longue histoire, je la compare souvent à une vieille dame, une espèce de Mamie confiture qui raconterait ses souvenirs aux gens qui passent. Je voulais lui rendre un très bel hommage et la remercier pour toutes les richesses qu’elle m’apporte. L’iris de Suse (la maison) est un lieu d’amitié et de culture, je désirais garder en mémoire toutes les venues lumineuses d’amis poètes, écrivains, musiciens, défenseurs de la nature ou des droits de l’homme. Ce journal à une autre particularité, on y voit se dérouler des journées dans un village magnifique où le temps semble s’être arrêté et où l’on prend conscience à chaque instant qu’on est en vie, qu’on respire, qu’on aime. Tout ceci est très important pour moi.

Les références à J.Giono sont omniprésentes, pour quelles raisons ?

La maison est baptisée d’un nom qui est le titre du dernier récit écrit par Jean Giono. Il est vrai que la présence de l’écrivain est partout dans la maison et que notre art de vivre est semblable à celui qu’il avait dans son PARAÏS. C’est un autre hommage, un bonheur né du résultat des petits cailloux blancs qu’il a semés tout au long de notre existence par ses livres et sa vie pleine de charme. J’aurais voulu parler de Giono, je n’y serais pas arrivé, par contre très souvent durant ces vacances, on vivait des moments que lui-même avait ou aurait pu connaître, je trouvais l’idée sympathique de mettre en mots ces instants précis .Je pense que de là où il est, il a du souvent être amusé par certaines similitudes et quelques anecdotes très amusantes. Giono fait en quelque sorte partie de la famille, il est omniprésent dans notre vie et encore plus quand nous sommes à Castans.

Comment qualifieriez-vous voter livre ?

  • journal ?
  • Biographie ?

Sachant que toute vérité reste parasitée par une certaine subjectivité ? Ou se trouve la part de vrai ?

C’est le journal des jours les plus heureux de mon existence. J’en ai assez d’entendre dire que la vie n’est faite que de sarcasmes, et de miasmes. J’ai voulu prendre le contrepied de ce qu’on entend tous les jours, je veux une vie heureuse, mais attention, le bonheur peut être très agressif pour certains. Je n’oublie pas la vie de ma cité mais j’aime rire, chanter, danser, et regarder, observer. J’aime la vie. Je fais partie de la race des joyeux. C’est une souffrance en même temps car il faut modérer de temps en temps son enthousiasme.

Je suis restée objective en étant la plus honnête possible. Si quelque chose déplait, il suffit de ne pas en parler. Je déteste le mensonge, l’hypocrisie et la démagogie. Tout ce qui est dans ce journal s’est réellement passé. Oui, je suis heureuse, oui, j’aime, oui j’ai eu la chance de vivre mille bonheurs durant cet été là. J’assume une vie fantaisiste.

Votre livre semble cibler un cercle bien précis, un monde composé d’amis, connaissant et partageant vos passions. Pourriez-nous nous éclairer ?

Ces amis sont pour la plupart des amoureux des arts. Ils sont artistes eux-mêmes, où ils revendiquent leurs passions. Ce sont de belles personnes qui partagent le goût du vin et de l’amitié. Ce sont des poètes dans leurs vies. De vrais poètes. Je ne dirais pas qu’on refait le monde à chaque rencontre mais on le recompose et ça fait beaucoup de bien. Je craignais leurs réactions de se voir cités, ils sont tous très heureux et reconnaissants. Ils attendent les prochains opus (rires) ….

En complément, cette vidéo en musique :

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