Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (12) Direction Le Somail

Voilà 10 jours que mon rêve est devenu réalité, j'assisterai à La grande librairie ce jeudi à 20H40 (diffusion sur France 5) avec mon amie et collègue Caroline à qui j'ai réservé cette belle surprise.

Depuis longtemps je regarde cette émission et faire partie du public, même flou, suffit à me combler de joie.

Je vous donne donc rendez-vous avec votre valise à remplir de livres pour l'été à la librairie du Somail, d'où je vous adresserai mes plus jolis sourires qui ne seront pas flous, eux!

Vite à jeudi et vive François Busnel !

Article de l'indépendant:

Décidément, la Narbonnaise est un territoire éclairé par la littérature. Après le salon du livre, voici l'émission. Celle-ci, c'est "La Grande Librairie" de François Busnel sur France 5, tournée en direct au Somail. L'émission sera diffusée jeudi 28 mai à 20 h 40.

Quels livres emporter en vacances cet été ? Quels grands classiques lire ou relire ? Comment faire un choix parmi tous les romans parus cette année ? François Busnel propose une émission spéciale qui les aidera à constituer leur valise idéale pour l’été. A cette occasion, La Grande Librairie délocalise son plateau et s’invite à la librairie Le trouve tout du livre au Somail, au bord du Canal du Midi.

Pour cette émission spéciale de quatre-vingt dix minutes, en direct, François Busnel reçoit les écrivains Yann Queffélec, Régine Detambel, Clara Dupont-Monod, Valérie Zenatti et Philippe Besson.

Cinq libraires seront également sur le plateau : François Reynaud (librairie Les Cordeliers à Romans-sur-Isère), Manuel Hirbec (librairie La Buissonnière à Yvetot), Évelyne Levallois (librairie L’Autre Monde à Avallon), Nelly Gourgues (librairie Le trouve tout du livre à Le Somail) et Stéphane Émond (librairie Les Saisons à La Rochelle).

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (12) Un livre, un auteur...

Rencontres intéressantes au salon du livre de Narbonne pendant 3 jours.

Jacques signait 3 de ses ouvrages (Voyage à Manosque, Je t'écris de Narbonne, Lebrun Tolstoï) au stand LIBELLIS.

J'ai pu assister à deux conférences très intéressantes. Isabelle Lefort, journaliste à LA TRIBUNE, est venue présenter son livre 100 ans pour la liberté des femmes , un pavé incontournable à lire d'urgence même si certains faits nous sont familiers. Isabelle Valdès , elle, nous a entraînés au pays du surréalisme avec son roman La chasseuse d'astres ( Venue chercher l'inspiration au bord de la mer, Zamia, écrivaine cubaine, rencontre sur la plage une jeune femme mystérieuse. Il s'agit de Remedios Varo, grande artiste surréaliste et surdouée qui fut l'amie de Dali, Llorca et Breton.)

Ce salon fut la joie des rencontres et des retrouvailles. Jacques s'est lié d'amitié littéraire avec l'adorable Thierry Paquot ( Thierry Paquot — Wikipédia ) quant à moi, j'ai retrouvé avec la plus grande joie ma copine de tournage de l'été dernier Maïté (Info de dernière minute: 21 nuits avec Pattie qui a failli aller à Cannes sortira au mois de juin). Nous nous sommes promis de nombreux Kina Karo durant tout l'été!

Le soir, avec Fabienne nous sommes allées au théâtre applaudir Picouly dans La faute d'orthographe est ma langue maternelle , la pièce fut très sympathique et le reste de la soirée très gaie car nous avons pu participer au cocktail offert aux auteurs présents sur le salon. J'ai ainsi pu discuter avec Marc Azéma, Isabelle Valdès et Picouly (mais là , j'ai surtout laissé la parole à ma copine Fabienne qui est sa plus grande fan)

Le vendredi avec ma classe, nous avions rencontré Patrice Favaro pour son roman jeunesse Ombres et Petite-lumière. Je laisse la parole à ma journaliste personnelle Fabienne Dardé qui collabore au journal en ligne Infos Réveil | Le magazine de votre région

A l’occasion du salon du livre et de la jeunesse de Narbonne, la classe de CM2 de Mme Collet Institution Sévigné à eu le grand plaisir de rencontrer l’auteur du livre qu’ils ont lu et choisi en septembre : Patrice Favaro pour son ouvrage « Ombres et petites lumières »

Résumé :

« Nous sommes au Kerala, au sud-ouest de l’Inde. C’est là que vit DIPIKA, une petite fille de 12 ans. Depuis que le père a fait fortune dans le commerce des chips de bananes, la famille connaît une existence aisée. Un soir, une représentation du théâtre d’ombres a lieu dans un temple voisin. Le public de ces spectacles traditionnels se fait de plus en plus rare, mais DIPIKA est fascinée, au point de se faire remarquer par le montreur d ombres. Surpris et épaté, il décide de lui révéler les secrets de son art, bien qu’il soit interdit aux filles de le pratiquer. Chaque soir aprés l’école, DIPIKA file en cachette dans la bicoque de M.KAMPAN pour s’initier à la confection et à la manipulation des marionnettes.Mais l’absence de public n’est pas la seule menace à cet art : ils vont être chassés de leur quartier miséreux car des spéculateurs immobiliers veulent y construire de luxueux hôtels.

Peu à peu DIPIKA prend conscience des nombreuses injustices de son pays. Pourquoi les garçons sont-ils traités comme des princes et les filles comme des servantes ? Comment empêcher la tradition du théâtre d’ombre de tomber dans l’oubli ? Rugmini, la tante de DIPIKA, qui se bat pour l’éducation des filles et pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pourrait bien donner quelques idées à sa rebelle de nièce… »

Patrice Favaro nous transporte dans l’Inde d’aujourd’hui et de ses contrastes. De son écriture précise et colorée, il nous dépeint le quotidien, la culture du Kerala. Un texte qui donne à réfléchir sur la condition de la femme, l’instruction des enfants, les dommages d’un développement économique galopant.

Une histoire qui se passe à l’autre bout du monde, au cœur des coutumes et des rites, au cœur d’un pays riche de contraste et de transparence . Pourtant, ce jeune public ne paraît pas dérouté. Les élèves se sont appropiés l’histoire de DIPIKA avec une facilité déconcertante, se laissant emportés par les couleurs et l’originalité de l’Inde qu’ils ne connaissent pas, donnant lieu à diverses recherches au sein de la classe. Ils se reconnaissent en DIPIKA et partagent sa viele temps d’une lecture. La littérature n’a ni âge, ni frontière.

Patrice Favaro, avant de débuter la rencontre, fait une petite mise au point auprès de ces jeunes enfants : Non, il n’écrit pas à la main les centaines de livres vendus. Il écrit des textes qui seront ensuite imprimés et distribués. Beaucoup d’enfants font encore la confusion et s’étonnent que l’auteur puisse écrire tous ces livres à la main sans avoir mal au poignet…

« Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce livre » :

La genèse du livre se trouve dans l’histoire du voyage de l’auteur et de sa femme en Inde. Ayant eu le bonheur d’assister à une représentation de théâtre d’ombres… L’idée a fait son chemin.

« Combien de temps vous a pris l’écriture de ce livre » :

Patrice Favaro explique que c’est une notion variable mais que pour l’écriture « d’Ombres et petites lumières » il a mis environ neuf mois. Il existe trois phases lorsqu’il écrit un livre : la prise de notes et la recherche de documents. Puis la naissance de l’histoire et enfin la rédaction.

« Qu’est ce qui vous a plu en Inde » :

Parce qu’il y a vécu, l’auteur avec des mots simples explique qu’il a découvert un pays de contrastes et de transparence : Le beau se voit mais le laid aussi comme la misère, les maladies, la saleté. Cependant ses différents séjours lui ont appris à dompter ses peurs et à apprécier les arts et la musiques mais aussi les indiens qui sont ouverts, curieux, et très énergiques.

Il est a souligné les belles illustrations de cet ouvrages réalisées à l’encre par Françoise Malaval (épouse de l’auteur). Traduisant la beauté de cette région du monde, ces illustrations apportent de la beauté au texte et un support pour les jeunes lecteurs.

La littérature jeunesse n’est pas souvent sur le devant de la scène. Mais face à ces jeunes enfants, motivés, heureux de rencontrer l’auteur de l’histoire qu’ils viennent de lire, une chose est certaine : La magie de la lecture fonctionne toujours et les histoires d’ici ou du bout du monde ne sont pas prêtes de s’éteindre.

Patrice Favaro est né à Nice. D'un grand-père italien, musicien et conteur, lui viennent la passion de la musique et le goût de raconter des histoires. Il abandonne ses études de journalisme pour exercer la profession de luthier durant quelques années. Puis, il referme une dernière fois la porte de son atelier pour s'en aller suivre un théâtre ambulant où il sera tour à tour musicien, saltimbanque, marionnettiste et comédien.
Depuis une dizaine d'années, ses voyages le conduisent régulièrement en Inde. Des versants himalayens à la plaine du Gange, en passant par Pondichéry, il arpente les chemins, y multipliant rencontres et découvertes qu’il note dans ses carnets de route.
Le reste du temps, Patrice Favaro vit en Provence, dans un village perché sur une colline, et se consacre à l'écriture, à la mise en scène, à l'animation d'ateliers de théâtre et d'écriture destinés en particulier au jeune public.

Vivre livre (12) Un livre, un auteur...
Naissance d'une amitié littéraire avant une sieste bien méritée.

Naissance d'une amitié littéraire avant une sieste bien méritée.

Picouly au théâtre.

Picouly au théâtre.

Clin d'oeil à notre laisser-passer...

Clin d'oeil à notre laisser-passer...

Ce n'est pas du Kina karo (clin d'oeil à Maïté). Bravo au photographe Thierry Paquot!

Ce n'est pas du Kina karo (clin d'oeil à Maïté). Bravo au photographe Thierry Paquot!

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (11) Shakespeare and co

« Tout droit sorti d’un tableau de Maurice Utrillo » Anaïs Nin

Paris, ce n'est pas que les monuments, c'est aussi des lieux insolites comme Shakespeare and co, une librairie indépendante spécialisée dans la littérature anglophone. Elle est située dans le 5 ème arrondissement à quelques pas de Notre Dame. Son style est vieillot et romantique, Woody Allen l'a d'ailleurs filmée dans Minuit à Paris!

C'est un des endroits que j'ai préféré dans la Capitale. En entrant dans ce lieu mythique, notre perception du monde change subitement, le lieu est calfeutré, sacré...

Bien qu'ayant visité chacune des pièces, je me suis surtout attardée au rayon littérature jeunesse avec Tristan (qui d'ailleurs vous envoie une carte postale filmée de Paris à la fin de cet article). Mon fils adore l'anglais et j'adore l'écouter pratiquer la langue de Shakespeare! Je voulais lui offrir un ou deux livres qui lui seraient accessibles.

On a retrouvé Roald Dahl qu'on adore, " La mémoire de l'éléphant" qu'on connait bien mais en anglais cette fois-ci...et tant d'autres trésors. Pendant ce temps là , Jacques vous savez ce qu'il faisait ? Il conversait avec son cher Paul Auster!

Sur le net j'ai trouvé un article très complet concernant l'histoire incroyable de cette librairie que j'aime d'amour. Cliquez sur le lien ci-dessous pour continuer le rêve...

Shakespeare and company | Vanity Fair
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Voilà le choix est fait!

Voilà le choix est fait!

Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co
Vivre livre (11) Shakespeare and co

Tournage de Woody Allen (Minuit à Paris)

Carte postale poétique de Paris réalisée et filmée par Tristan qui n'a pas encore 11 ans...

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Spectacles
En Méditerranée...Festival Mai que Mai 2015

Dimanche 17 mai , Jacques Ibanès a été invité à donner un récital par l'association LECTURES VAGABONDES dans le cadre du festival occitan MAI QUE MAI!

Le récital "En Méditerranée" s'est déroulé dans la salle des comportes d'Olargues.

Il a interprété Yves Rouquette, Marie Rouanet, Gibran, Giono, Llorca, Robine, Moustaki, Desnoues, Norge...

Un concert d'applaudissements aux organisateurs (Pierre et Michèle notamment) pour leur accueil extrêmement chaleureux, ils sont d'une efficacité incroyable et d'une gentillesse défiant toute concurrence.

Outre le récital qui s'est merveilleusement bien passé , le reste de la journée s'est déroulé comme dans un rêve. Retour en images...

Association Lectures Vagabondes - Rencontres littéraires ...
Jacques, Pierre et Michèle pour le repas de l'amitié.

Jacques, Pierre et Michèle pour le repas de l'amitié.

Le nouvel orchestre (caché jusqu'à ce jour) de Jacques Ibanès.

Le nouvel orchestre (caché jusqu'à ce jour) de Jacques Ibanès.

Mon batteur préféré...(Un air de Willy Wonka!)

Mon batteur préféré...(Un air de Willy Wonka!)

"hélicon" pour les pom pom pom de Boby

"hélicon" pour les pom pom pom de Boby

Les danseurs Arc-en-ciels.

Les danseurs Arc-en-ciels.

dans l'orchestre : le joueur de boudègue (instrument traditionnel de la Montagne Noire)

dans l'orchestre : le joueur de boudègue (instrument traditionnel de la Montagne Noire)

Jacques parlant de son spectacle.

Jacques parlant de son spectacle.

Les époux Vantails seront-ils du public?

Les époux Vantails seront-ils du public?

En Méditerranée...Festival Mai que Mai 2015
En Méditerranée...Festival Mai que Mai 2015
Un public conquis!

Un public conquis!

Vous chantiez, j'en suis fort aise, et bien dansez maintenant...

Vous chantiez, j'en suis fort aise, et bien dansez maintenant...

En Méditerranée...Festival Mai que Mai 2015

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Dans ma maison tu viendras
Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat

Merci au Sénateur Courteau de nous avoir accueillis, mardi dernier, au Sénat (le Palais du Luxembourg où vécut Marie de Médicis).

Nous avons pu visiter quelques lieux prestigieux comme la salle du livre d'or et assister à un débat sur la loi Macron à l'hémicycle.

On n'entre pas au Sénat comme dans un moulin, j'ai envoyé un message à notre sénateur de l'Aude afin de recevoir une invitation pour cette date.

Dès 14h30, nous sommes allés 15 ter rue Vaugirard et nous avons eu un macaron nous permettant tous les déplacements possibles au Palais du Luxembourg.

Anciennement cet édifice appartenait à Marie de Médicis et c'est ici que désormais se travaillent les futures lois de notre pays.

Après avoir salué le Sénateur Courteau , nous avons pris ensemble l'escalier d'honneur pour nous rendre à l'hémicycle . Nous avons aperçu le premier ministre qui est chaque fois présent.

Au bout de 3/4 d'heure, Courteau est allé voter et nous a fait signe de le rejoindre, nous avons alors un peu visiter le Sénat.

Bonne visite à vous! Il n'y a pas de photo personnelle de l'hémicycle car c'est strictement interdit lors des séances.

Merci à notre sénateur de nous avoir offert ces deux heures en sa compagnie.

Pour expliquer le Sénat à Tristan, j'ai utilisé cet excellent site : Sénat Junior - Accueil

NB : Roland Courteau est un très bon sénateur, il a fait voter une loi qui porte son nom sur le droit des femmes (contre la non violence) et c'est un précurseur sur les dangers sismiques de notre région, il met en place des normes de sécurité très importantes pour nous protéger.
Il n'a pas attendu les catastrophes naturelles de ces dernières années pour réfléchir à ce qu'il pourrait mettre en place.
Actuellement , il œuvre aussi pour défendre l'avenir de l'aéronautique en France. Aucune démagogie dans ses propos , c'est un homme simple et humaniste!
En route pour la loi Macron à l'hémicycle!

En route pour la loi Macron à l'hémicycle!

Un peu d'histoire...

Un peu d'histoire...

Sur l'escalier d'honneur en compagnie du sénateur.

Sur l'escalier d'honneur en compagnie du sénateur.

"Maman , c'est quoi la loi Macron?"

"Maman , c'est quoi la loi Macron?"

Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
L'hémicycle ( image web)

L'hémicycle ( image web)

"Maman c'est quoi la loi Macron?" "C'est chercher à vendre du parfum à minuit ou le dimanche à des touristes chinois présumés alors qu’ils restent en moyenne 7 jours à Paris et que leurs « tours opérators » ont planifié d’avance une demie journée d’achats en plein jour de semaine ! Les touristes chinois de toute façon achètent du parfum en duty free à l’aéroport surtout si l’aéroport a été vendu à une société chinoise !  Alors pourquoi faire venir des femmes pauvres et précaires, qui n’ont pas le choix, vendre des parfums « en soirée » ou le dimanche ?  Ca ne marchera pas, et elles seront obligées de rentrer chez elles en banlieue à 2 h du matin, ou de ne pas voir leurs enfants le dimanche. Pour rien, car maintenant Macron l’avoue, sa loi ne prévoit aucune majoration de salaire le dimanche ni « en soirée »"

"Maman c'est quoi la loi Macron?" "C'est chercher à vendre du parfum à minuit ou le dimanche à des touristes chinois présumés alors qu’ils restent en moyenne 7 jours à Paris et que leurs « tours opérators » ont planifié d’avance une demie journée d’achats en plein jour de semaine ! Les touristes chinois de toute façon achètent du parfum en duty free à l’aéroport surtout si l’aéroport a été vendu à une société chinoise ! Alors pourquoi faire venir des femmes pauvres et précaires, qui n’ont pas le choix, vendre des parfums « en soirée » ou le dimanche ? Ca ne marchera pas, et elles seront obligées de rentrer chez elles en banlieue à 2 h du matin, ou de ne pas voir leurs enfants le dimanche. Pour rien, car maintenant Macron l’avoue, sa loi ne prévoit aucune majoration de salaire le dimanche ni « en soirée »"

"Maman c'est quoi la loi Macron?"   " Oh, regarde ces magnifiques tableaux!"

"Maman c'est quoi la loi Macron?" " Oh, regarde ces magnifiques tableaux!"

Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
La salle du livre d'or.

La salle du livre d'or.

"Maman, c'est superbe, mais c'est quoi la loi Macron?" "Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite  « Pour la croissance et l’activité »  montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre."

"Maman, c'est superbe, mais c'est quoi la loi Macron?" "Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite « Pour la croissance et l’activité » montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre."

Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
"Maman, c'est quoi la loi Macron?" " Il y a Valls à l'hémicycle, va lui poser la question, sinon je te croque l'oreille!"

"Maman, c'est quoi la loi Macron?" " Il y a Valls à l'hémicycle, va lui poser la question, sinon je te croque l'oreille!"

Dans ma maison tu viendras (4) Au Sénat
Au loin, le Sénat...

Au loin, le Sénat...

Sénat vu du jardin du Luxembourg.

Sénat vu du jardin du Luxembourg.

Fontaine Médicis

Fontaine Médicis

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #10ans avec Tolstoï
10 ans avec Tolstoï à Paris - Sorbonne

Jacques Ibanes a présenté 10 ans avec Tolstoï à l'Institut des études slaves de Paris ce mardi, en fin d'après-midi, il était accompagné par la comédienne Pierrette Dupoyet pour des lectures. La Comtesse Tolstoï était au rendez-vous, heureuse de cette rencontre et de l'édition du livre. Son époux qui était le petit fils de l'écrivain avait lui aussi rencontré Victor Lebrun au Puy Sainte Réparade.

Pierrette Dupoyet a donné vie aux textes d'une façon magistrale, nous avons découvert un très beau témoignage d'une autre rencontre avec Tolstoï, faite cette fois -ci, avec le père de Madeleine Pagès (la fiancée d'Oran d'Apollinaire).

Durant toute la conférence, le Maître russe nous écoutait avec bienveillance, son buste était le gardien de toute la littérature slave de la bibliothèque de la salle.

C'est sur des promesses de retrouvailles et d'un voyage à Iasnaïa Polania que nous nous sommes quittés.

NB: Quelle surprise et quel bonheur de retrouver nos amis dans la salle, c'était comme dans un rêve!
La comtesse Tolstoï et Jacques Ibanès.

La comtesse Tolstoï et Jacques Ibanès.

Léon Tolstoï était présent

Léon Tolstoï était présent

Conférence.

Conférence.

Tristan lit les souvenirs de Victor Lebrun évoquant son enfance en Russie.

Tristan lit les souvenirs de Victor Lebrun évoquant son enfance en Russie.

Pierrette Dupoyet.

Pierrette Dupoyet.

La comtesse Tolstoï , Léon T et Jacques Ibanès.

La comtesse Tolstoï , Léon T et Jacques Ibanès.

Magnifique lecture à deux voix.

Magnifique lecture à deux voix.

La comtesse Tolstoï notre plus grande "fan".

La comtesse Tolstoï notre plus grande "fan".

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Dans ma maison tu viendras
Dans ma maison tu viendras (3) SAMTEN-DZONG

Départ vers l'Inde

Nous emporterons de la terre

De la maison d'Alexandra

Avec quelques fleurs de lavande.

Nous mêlerons à ses cendres,

et à celles de son lama

La douce terre de Provence.

Jetterons le tout dans le Gange

Qui lui, les dispersera

Plus loin, les emportera...

Pour toujours les gardera.

Lotus naîtras-tu, du mélange

De ces impalpables poussières?

Yvette Ribot-Sivan (carnet de voyage en Inde 11-2 -73)

Dans un virage, quelque part à Digne, se trouve la maison d'Alexandra David-Néel.

Quand nous sommes arrivés, nous avons été accueillis par des Darchok qui sont appelés improprement des drapeaux de prières. Ce sont de longues bannières de tissus accrochées à des mâts de 3 à 5 mètres de haut . Ces tissus multicolores où sont imprimées des paroles sacrées flottent grâce au vent et les prières se dispersent dans l'espace pour atteindre les personnes qu'il touchera dans sa course.

Jacques a tout de suite reconnu Marie-Madeleine Peyronnet qui a été la secrétaire d'Alexandra pendant 10 ans, il l'avait rencontrée il y a quelques temps. Ce fut une véritable joie de savoir que nous pourrions discuter à la fin de la visite avec la tortue, sobriquet que lui avait donné ADN.

Dans une partie de la maison consacrée au fils adoptif d'Alexandra, nous avons découvert comment réaliser un vrai mandala ainsi que d'autres arts populaires. Tristan a pu tourner de magnifiques moulins à prières et découvrir la reconstitution exacte d'un campement de notre grande voyageuse, qui démontrait combien cette femme était courageuse et téméraire.

Pour finir, nous avons visité sa chambre et son bureau qui étaient très précaires, ce qui ma foi est tout à fait normal, puisqu' Alexandra vivait dans l'ascétisme.

Nous avons retrouvé la tortue pour une discussion à bâtons rompus. Jacques et elle ont échangé des souvenirs sur Yvette leur amie commune qui faisait partie des voyageurs qui avaient transporté les cendres d'ADN en Inde pour les immerger dans le Gange et nous avons aussi évoqué avec beaucoup d'amour, ma chère Pierrette Dupoyet qui a fait un spectacle sur Alexandra.

Tristan a pris une belle leçon d'humanité à travers tous les récits de voyages qu'il a découverts et il lira cet été VOYAGE D'UNE PARISIENNE à LHASSA...

Pour plus de renseignements :

Alexandra David-Néel SITE OFFICIEL écrivain exploratrice
Samten-Dzong (Digne- avril 2015)

Samten-Dzong (Digne- avril 2015)

Les darchok.

Les darchok.

Tintin au Tibet en tibétain!

Tintin au Tibet en tibétain!

La forteresse de méditation d'ADN.

La forteresse de méditation d'ADN.

Avec LA TORTUE , devant les darchok (avr. 2015)

Avec LA TORTUE , devant les darchok (avr. 2015)

En route pour un beau voyage...

En route pour un beau voyage...

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles

Ce surnom affectueux me vient des élèves que j'ennuie continuellement avec les subtilités de l'orthographe, de la grammaire et de la conjugaison. Chacun pour moi est un petit Motordu (personnage créé par PEF) et la Princesse est l'institutrice. Voilà donc 3 ans que je suis née Princesse.

Que fait une Princesse Dézécolles, le WE, à deux jours d'être inspectée? Elle travaille et quand elle fait une pause le 1er mai (sic) c'est pour trouver de vieux manuels scolaires dans un vide grenier.

J'avais déjà quelques livres glanés ou achetés ici et là mais cette fois-ci , j'ai fait l'affaire du siècle. J'ai trouvé 32 ouvrages très anciens que j'ai achetés pour une somme dérisoire.

Je vous fais partager quelques images du temps passé.

Voici les paroles d'une chanson que j'aime et qui est prémonitoire.

Qui devinera? Il y a des mistrals gagnants à gagner!


LA VIEILLE ÉCOLE

G. Vigneault - R. Bibeau


Hier j'ai revu ma vieille école
Qu'on a gardée en souvenir
Un œil qui pleure, un qui rigole
L'enfance ne veut plus finir
Comme la neuve a pris sa place
On l'a traînée au bord du bois
Seul le mois d'août y fait la classe
À des fantômes d'autrefois
On pouvait voir rien que par la fenêtre
Mais j'ai poussé la porte et suis entré
J'ai trouvé le fameux livre du maître
Chacun pourrait le consulter

Dans l'encrier de l'encre sèche
Au mur l'ancien calendrier
Le même vieux pêcheur qui pêche
Poisson d'octobre en février
Au tableau noir une sentence
Marquée au coin de l'absolu
On apprend mieux dans le silence
Le silence n'existe plus
Je me suis donc assis à mon pupitre
Du côté nord entre Paul et Fernand
Ouvrez le livre, allons premier chapitre
L'histoire c'est un grand roman

Soyez vêtus comme un dimanche
Car l'inspecteur viendra mardi
Vous répondrez d'une voix franche
Il paraît qu'il est très gentil
On lui lisait la belle adresse
Et lui pour nous réconforter
Ou pour taquiner la maîtresse
Nous disait je vais vous dicter
Léo a vu le papa de Nadine
Faire dodo dans le lit de Léa
Papa a dit le chat de Léa dîne
Trois petits points, alinéa

Tenez vous droits pour la prière
C'est le beau mois du Sacré-cœur
Quand on a de belles manières
On peut venir servir au chœur
Avancez donc, Fernand et Gilles
Vous allez me copier cent fois
Si la couleuvre est un reptile
Elle est moins sournoise que moi
Souris, poissons, vers et tout ce qui grouille
Pauvre maîtresse, elle avait peur de tout
Elle a quitté le jour des trois grenouilles
Ce fut mon dernier mauvais coup

L'après-midi avait mon âge
Le soir tombait, j'étais toujours
Emprisonné au personnage
D'un écolier des anciens jours
J'ai attendu la nuit bien faite
Pour en sortir sans être vu
Fermer sans bruit porte secrète
Sur mon enfance en retenue
J'ai mes devoirs pour plus long que la vie
J'ai mes leçons pour le siècle à venir
Et mademoiselle Mélancolie
N'aurait pas su mieux me punir

Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles
Vivre livre chez la Princesse Dézécolles

Voir les commentaires

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #10ans avec Tolstoï
10 ans avec Tolstoï par Lucien Wasselin

Dans "La faute à Diderot" Lucien Wasselin qui est poète, auteur, critique a commenté 10 ans avec Tolstoï.

La faute à Diderot

Actualité de Tolstoï

Lucien Wasselin a lu Dix ans avec Tolstoï de Victor Lebrun

Qui ne connaît Léon Tolstoï ? Qui n’a lu Guerre et Paix ou Anna Karénine ? Tout le monde, ou presque, sait la mort tragique du romancier dans la gare d’Astapovo… Et certains adhèrent à la notion d’anarchisme chrétien pour le caractériser… Un ouvrage vient de paraître qui permet au lecteur de se faire une idée précise : "Dix ans avec Tolstoï" de Victor Lebrun.

Victor Lebrun fut le secrétaire de Léon Tolstoï pendant une dizaine d’années. Il est né en 1882 et à l’âge de 5 ans sa mère l’emmène au Turkestan russe où son père, ingénieur, participait à la construction du chemin de fer transcaspien. Il va passer son enfance en Russie où il apprend le russe et fait ses études. Il commence par correspondre avec Tolstoï, finit par se rendre à l’improviste à Iasnaïa Poliana avant de devenir le secrétaire particulier (à titre bénévole) de l’écrivain. Après la mort de Tolstoï, il écrira ses mémoires qui resteront longtemps inédits puisqu’il s’agit aujourd’hui avec ce volume de la première édition… Jacques Ibanès, connu comme chanteur et comme critique, apprend l’existence de Victor Lebrun qui vit alors au Puy-Sainte-Réparade (où Ibanès a passé son enfance), en 1978. Il demande à un ami de lui ménager un rendez-vous. Et Lebrun lui remet le manuscrit de ses souvenirs sur Léon Tolstoï en lui disant : "Mon plus grand désir, ce serait qu’ils soient un jour publiés. Alors, si vous pouvez faire quelque chose…"

C’est donc un document important qui voit enfin le jour, puisque un témoin, qui a connu Tolstoï, qui a travaillé avec lui, parle. Un témoin certes traversé par une grande empathie car il considère Tolstoï comme son maître ; les expressions sont nombreuses qui désignent le rapport qui unit l’auteur au romancier russe : "mon maître", "le grand penseur", "le grand maître"…, mais c’est toujours argumenté et frappé du coin de la vérité. D’ailleurs Lebrun écrit : "Ce qui surtout m’unissait à mon maître, c’était le même besoin d’étude et d’analyse". Seront examinés quatre aspects de Tolstoï que présente le livre de Lebrun pour leur actualité ou pour les précisions apportées à la connaissance de l’homme et de son œuvre : le goût du travail manuel de Tolstoï et son sens du partage, sa pensée, sa façon de travailler et sa fin et les raisons avancées par Lebrun…

Le goût manifesté par Tolstoï pour le travail des champs est daté historiquement et s’explique par l’état des forces productives à l’époque en Russie et par ses origines sociales qu’il ne remet en question que jusqu’à un certain point. Mais ce goût avéré et vérifié par les observateurs de l’époque témoigne aussi d’une remise en cause de la division du travail. Certes, il ne faut pas faire de Tolstoï un marxiste (ce qu’il n’a jamais été) ; mais ce point précis peut faire penser à Kropotkine, qui, sans pousser la comparaison trop loin, comme Tolstoï, est d’extraction noble et issu d’une famille de propriétaires terriens… On peut relever dans les souvenirs de Lebrun de nombreuses occurrences qui mettent en évidence cette remise en cause mais ce goût pour le travail des champs s’explique aussi par des raisons morales : "… cependant l’obligation pour chacun de prendre sa part personnelle dans les plus durs travaux, indispensables à notre existence, est une des bases essentielles de la doctrine morale du grand maître" (p 139). Les politiciens actuels feraient bien de méditer cette pensée, eux qui défendent la division sociale du travail et fixent le taux horaire du Smic et l’indemnisation du chômage à des montants dérisoires…

Si le sens du partage est aussi avéré, la pensée de Tolstoï reste tributaire de son époque. Pouvait-il en être autrement ? Il est difficile de répondre à cette question même si Marx vécut de 1818 à 1883 alors que Léon Tolstoï mourut en 1910 : il avait alors eu le temps de connaître les écrits de Marx mais Victor Lebrun fait dire à son maître (p 146) : "Pour les matérialistes, Dieu, c’est la matière, quoique ceci soit tout à fait erroné". On comprend alors que Tolstoï invoquait des raisons morales pour justifier tel ou tel aspect de sa pensée. Dieu est donc une hypothèse dont il ne se passe pas : Dieu, selon Lebrun, occupe dans la pensée de Tolstoï "la même place que dans le concept des savants occupait la matière". Ce qui n’empêchera pas Léon Tolstoï de s’opposer à l’église orthodoxe en tant qu’institution et d’être excommunié par cette dernière… On pourrait peut-être affirmer que ce qui caractérise le mieux Tolstoï, c’est son humanisme plutôt qu’un succédané de l’anarchisme. Et Victor Lebrun de tenir ces propos qui s’appliquent parfaitement au temps que nous vivons : "Et toute la science contemporaine était soigneusement accommodée de manière à empêcher le genre humain de voir clair. Toute l’instruction, religieuse, historique, politique et économique, ne poursuivait qu’un seul but : tromper, effrayer et embobiner le travailleur, pour pouvoir le voler avec la moindre dépense de travail et de capital" (p 182). Il suffit de réécrire la phrase au présent de l’indicatif !

Quant à la façon de travailler de l’écrivain Tolstoï, le chapitre 4, intitulé "Le secrétariat" est d’une clarté remarquable. La journée est consacrée, outre les exigences de la vie normale de tout être humain, à deux choses : le travail manuel (qui a déjà été abordé) et le travail intellectuel. Ce dernier donne lieu à plusieurs points de vue : la correspondance, le travail d’auteur (réflexion et écriture), la correction des épreuves, les lectures… Il n’est pas exagéré d’affirmer que Tolstoï était un monstre de travail. Rien que sa correspondance donne une idée : il recevait jusqu’à une quinzaine de lettres par jour. Et s’il répondait lui-même à un nombre restreint de lettres, il chargeait ses collaborateurs de répondre à quelques autres. Mais toutes étaient classées… et étaient lues attentivement par le destinataire. En ce qui concerne le travail d’auteur, une phrase de Victor Lebrun résume parfaitement la situation : "Le maître corrigeait et refaisait ses écrits un nombre de fois incalculable". Il en donne un exemple détaillé avec un article consacré aux thèses des géorgistes [1] américains : d’un article primitivement de la taille d’une main consacré aux "dix commandements géorgiens" Tolstoï passe à une étude précise sur "la propriété foncière en Russie et sur l’unique moyen de résoudre le problème de la distribution des terres" (p 120-121). Autre remarque de Lebrun dans la partie "Les épreuves d’imprimerie" de ce chapitre : "Ainsi, presque octogénaire, Tolstoï passait journellement de six à sept heures devant sa table à écrire" (p 127).

Enfin, quant à la disparition de Tolstoï, Victor Lebrun se livre dans le chapitre 6 à une analyse implacable des relations entre le romancier et son épouse Sophie Bers. Il est très dur pour cette dernière : "Née et élevée à la cour, Sophie Bers, comme tous dans ce milieu, était tout à fait dénuée des hauts instincts humains. Elle n’éprouvait pas le moindre besoin d’analyser l’ordre social qui la plaçait tout en haut de la pyramide, ni de sympathiser avec le peuple indigent" (p 183). Faut-il le rappeler, Tolstoï était lui-même un pur produit de cette fraction de classe. Mais contrairement à son épouse il était insatisfait de l’ordre établi. D’où sa "naissance spirituelle" qu’on peut dater de la fin des années 1860 (la nuit d’Arzamas). Deux conceptions du monde s’affrontent désormais car Léon Tolstoï est devenu un moraliste qui s’interroge sur le sens de la vie alors que son épouse reste figée dans ses convictions aristocratiques. D’où la crise finale et le dénouement fatal que tout le monde connaît. Ce qui en ressort : le côté âpre au gain de Sophie Bers et des enfants du couple qu’elle a pu convaincre et le côté désintéressé, idéaliste ou révolutionnaire (c’est selon) de Tolstoï. Ce chapitre est sans doute le plus émouvant des mémoires de Victor Lebrun…

°°°

Il faut lire "Dix ans avec Tolstoï" pour ce que ce livre révèle de la personnalité de l’auteur d’Anna Karénine mais aussi pour l’actualité de certains des propos qui sont tenus par Victor Lebrun. À l’heure où les tenants du libéralisme économique qui nous gouvernent nous prêchent la résignation et exigent toujours plus de sacrifice des mêmes, Tolstoï montre qu’une autre voie est nécessaire tout en en cherchant les moyens. Sans doute faut-il une révolution politique, mais elle n’aura pas lieu, semblent affirmer Léon Tolstoï et, après lui, Victor Lebrun, sans une révolution intérieure. "Rien n’est jamais acquis à l’homme" dit le poète. Alors, à nous d’être vigilants si nous voulons que le monde change…

Victor Lebrun, Dix ans avec Tolstoï. Édition établie, annotée et présentée par Jacques Ibanès. Le Cherche Midi éditeur (collection Documents). 240 pages, 17 €. (Avec des lettres inédites de Léon Tolstoï).

Notes :

[1] Henry George (1839-1897). Économiste américain dont les thèses ne sont pas présentées ni discutées ici. Cet exemple est donné pour ce qu’il révèle de la façon de travailler de Tolstoï… Marx était hostile à la pensée de George parce qu’elle était inefficace car ne touchant pas à la propriété privée des moyens de production et d’échange.

Voir les commentaires