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Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.

Lebrun, le député maire (et J. Ibanès) et la médiathèque
Lebrun, le député maire (et J. Ibanès) et la médiathèque

C'était le 18 mars au Puy-Sainte-Réparade en Provence.

A 18h, il y a eu le dévoilement de la plaque commémorative Victor Lebrun au futur emplacement de la Médiathèque suivi d'un vin d'honneur.
A 19h, Jacques Ibanès a donné une conférence "Victor Lebrun, sur les traces de l'ancien secrétaire de Tolstoï..." au cinéma La Cigale.

Début de la conférence de Jacques Ibanès:

"Je n’ai pas oublié le jour où je suis arrivé dans ce village qui ne comptait que 500 habitants, c’était en été, quelques mois avant mes 6 ans.

Je n’ai pas oublié l’école des garçons qui était séparée, hélas, de l’école des filles.

Je n’ai pas oublié Simone Blanc ma maîtresse d’école qui m’apprit à écrire et Louis Blanc son mari qui me fit aimer les livres.

Je n’ai pas oublié qu’en pleine classe monsieur Blanc nous demandait d’écouter le silence : alors on entendait le tintement du marteau sur l’enclume du maréchal-ferrand, le tambour de monsieur Rose le crieur public qui annonçait le passage d’un marchand itinérant sur la place, le sabot des chevaux, le gazouillis des oiseaux et le mugissement du mistral.

Je n’ai pas oublié l’abbé Girard que je servis comme enfant de cœur de nombreuses années. C’est lui qui me fit aimer la Provence lors d’une sortie à St Rémy, avec un crochet par les Baux. Ce jour-là, il nous lut des passage de Mireille en provençal et nous apprit le nom de Dante.

Je n’ai pas oublié Louis Philibert notre maire, que j’embrassais au milieu de la rue quand je le croisais, comme tous les gamins de mon âge.

Je n’ai pas oublié le Collet blanc et le bout de mur de la Quille que j’étais toujours heureux d’apercevoir au loin en rentrant de vacances.

Je n’ai pas oublié le cinéma la Cigale où il y avait des chaises en bois et c’est là que j’ai embrassé la main de ma première fiancée Maryse quand j’avais neuf ans.

Je n’ai pas oublié mes camarades de classe, dont plusieurs, hélas, ont déjà pris le large.

Ce village du Puy, je l’ai quitté définitivement quand j’ai eu 19 ans, et je l’ai porté en moi partout où je suis allé. Aussi vous comprendrez l’émotion que je ressens ce soir, dans cette salle où je venais comme tous les Puychéens, chaque dimanche, car l’écran était à cette époque la seule fenêtre à images à notre disposition."

Toute cette aventure a commencé avec la publication de 10 ans avec Tolstoï (Ed. Cherche midi) suivie de Passion Tolstoï (Ed. du jais)

Jacques Ibanès remercie la municipalité du Puy-Sainte-Réparade ainsi que l'association La Salluvienne pour leur accueil magistral.

Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Victor Lebrun, le maire et la médiathèque.
Au cinéma "La cigale" présentation de la conférence de Jacques Ibanès.

Au cinéma "La cigale" présentation de la conférence de Jacques Ibanès.

AVec la participation de Sylvaine Le Magadure.

AVec la participation de Sylvaine Le Magadure.

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