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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Un été à l'Iris de Suse, #Editions L'ART D'EN FACE, #21 nuits avec Pattie
A paraître : Un été à l'Iris de Suse

Comme tous les étés à Castans, petit village de la Montagne Noire, il y a de la pluie et du beau temps, des champignons qui poussent, des amis qui s’arrêtent à l’Iris de Suse, la grande maison où Alexandra, Jacques, Tristan et Choupette ont élu domicile.

Le Quiersboutou est à sa place, le kina-karo (délicieux apéritif languedocien) au frais, les criquets à l’orchestre et les vers luisants à la régie lumière.

Cette année-là, les camions d’une société de production de films se sont installés et on tourne…

EXTRAITS:

« Montherlant dit que la vie devient une chose délicieuse aussitôt qu'on commence à ne plus la prendre au sérieux. Je brandis pour ma part des étendards de fantaisie, de poésie, d'inventivité. Il faut savoir profiter et s'adapter à tout ce qui est offert, même s'il y des contraintes, même si ce n'est pas ce qu'on avait imaginé, la vie devient alors cocasse, drôle et tellement exaltante.

J'aime me réveiller le matin dans des éclats de rire.

Ne pas se prendre au sérieux, inventer son histoire à venir sans modération procure du bonheur, le rêve est éveillé, on sait qu'il s'agit d'un rêve et c'est tellement bon. Dans ces voyages imaginaires, il ne faut pas se perdre et il faut garder son bon sens. Cette petite philosophie de la vie me permet de mieux supporter la misère du monde et de faire un pied de nez aux mensonges convenus et à l'hypocrisie. »

« Ce soir, nous dînons avec un concert de criquets et à la lueur d'un ver luisant qui fait de l'œil à une lune gibbeuse. Choupette tente une lampée de vin rouge. »

« En début de soirée, je me rends à la salle polyvalente où est attendue une centaine de figurants. Je remplis les dernières démarches administratives, je signe mon contrat qui n’a rien à voir avec celui offert au célèbre Schpountz de Marcel Pagnol et auquel je ne peux pas m’empêcher de penser. Celui-ci avait des indemnités pour les maladies (pieds gelés, fièvre jaune, lèpre, béri-béri ou morsurse de phoques) qu’il aurait pu contracter dans des pays étrangers lors de différents tournages, et en monnaie locale à chaque fois.

Rien de tout ça dans mon véritable contrat, je suis soulagée! »

« Très vite, on vient me chercher pour mon « premier rôle » qui consiste à être assise sur la murette de l’escalier que doit emprunter Isabelle Carré. Puis, je fais de nombreux allers-retours vers la buvette où je dois embrasser des amis que je suis heureuse de retrouver et que bien-sûr, je n’avais jamais rencontrés avant aujourd’hui. Nous devenons vite complices (…) A minuit, on nous sert une soupe à l’oignon pour nous réchauffer quand soudain, je suis appelée d’une façon tonitruante sur le plateau car je dois croiser un autre figurant en direction du cimetière, en me pressant comme si j’allais faire pipi. Cette scène d’anthologie sera répétée de nombreuses fois. Plus l’heure avance, plus je m’amuse, je caresse même le bec d’un pingouin. »

L’ouvrage, au prix de 12 euros + 3 euros 50 de port, est à commander directement chez l’auteur : alexandra.collet@sfr.fr

Vous pouvez réserver dès maintenant (sortie prévue fin août).

Un été à l’Iris de Suse, c’est un hymne à l’amitié, à l’amour, à Giono, à la littérature, au cinéma. Un été à l’Iris de Suse, c’est un hymne à la vie.

Un été à l’Iris de Suse, c’est un hymne à l’amitié, à l’amour, à Giono, à la littérature, au cinéma. Un été à l’Iris de Suse, c’est un hymne à la vie.

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canticel 14/09/2015 19:08

Merci beaucoup pour ce bel extrait, l'écriture est pleine de malice et de maturité aussi, on déguste sans modération comme un plat raffiné et gourmand