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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #21 nuits avec Pattie, #Passion ciné, #Les films de Tristan, #Entrée des artistes
FOCUS: Denys Clabaut

Denys Clabaut restera une rencontre très importante dans la vie de Tristan.

C'était l'année dernière, alors que les frères Larrieu tournaient 21 nuits avec Pattie à Castans avec les productions Aréna, lui arrivait avec son projet de faire un film d'animation en une journée avec les enfants du village.

Je ne voulais manquer ça pour rien au monde!

Denys a été très pédagogue, attentif à chacun, charmant, d'une grande patience, il a mis en oeuvre les idées de tous les participants, nous a appris la technique utilisée (le stop-motion) et la finalité informatique pour aboutir au film lui-même. A la fin de la journée, après des milliers de photos prises et mises bout à bout CASTANWOOD était né et présenté sur écran géant en avant première de Jiburo un magnifique film coréen et en présence des frères Larrieu et de leurs techniciens. Tristan avait les yeux mouillés!

Le lendemain ,il commençait ses premiers films d'animation, puis ensuite des diaporamas. Il a de nombreux projets en tête qui sont très créatifs, filmer, produire, réaliser, il ADORE! (Il travaille tout seul!)

Sans la rencontre de Denys, jamais il ne se serait plongé dans ce loisir qui le passionne. Oui, il y a des rencontres qui changent une vie!

NB: En plus ce Denys est génial, il est fan comme la famille Rhinocéros de Tati, Chaplin, Buster Keaton...

En fin d'article tous les films de Tristan.

Qui est Denys Clabaut?

Chargé de mission cinéma aux Amis du Cinoch', Denys Clabaut entretient avec le septième art une passion débordante et une soif inextinguible de la transmettre. Lorsqu'on lui demande à quel lieu il est attaché, Denys aurait tendance à commencer par la magnifique salle 1 du cinéma Colisée, à Carcassonne, désespérément fermée au public depuis des années. À l'extérieur des salles obscures, il aime randonner dans ce département «hautement cinégénique» où Jean-Jacques Beineix a par exemple tourné «37,2° le matin», aux Chalets de Gruissan, et plus récemment Arnaud Larrieu, «21 nuits avec Pattie», à Castans. Depuis son arrivée à Carcassonne, en 2008, Denys est tombé sous le charme des châteaux de Lastours. Un vrai décor de cinéma qu'il aimerait bien voir utilisé dans un scénario contemporain, et pas forcément un film historique. «L'attachement historique à ces lieux fait qu'on a parfois du mal à imaginer qu'on puisse y faire autre chose que des films d'époque», regrette-t-il un peu. Quoi qu'il en soit, «Lastours, j'ai tout de suite été pris pas cette histoire. Comment on y vivait. Chaque fois qu'un réalisateur vient dans l'Aude, je l'emmène à Lastours», explique-t-il. Olivier Ducastel, Nicolas Philibert et Serge Avedikian ont ainsi eu droit à leur petite balade en montagne Noire. Une histoire et un panorama exceptionnels Il faut dire que le cadre est grandiose, dominé par les quatre silhouettes des châteaux de Cabaret, Tour Régine, Surdespine et Quertinheux. Édifiés à 300 mètres d'altitude, ils veillent sur le cours de l'Orbiel et le torrent du Grésilhou, dans un paysage sauvage hérissé de cyprès. Depuis le haut Moyen Âge, les châteaux de Lastours constituaient un point de contrôle de l'une des principales voies de circulation de la montagne Noire. Lors de la Croisade contre les Albigeois, ils prirent une importance capitale. Le site est fouillé depuis 1980. Sous la direction de l'archéologue, Marie-Elise Gardel, le village médiéval de Cabaret a été mis au jour. Des fouilles archéologiques menées depuis 1980 sous la direction de Marie-Elise Gardel, ont permis de mettre au jour le village médiéval de Cabaret, haut lieu du catharisme et de la résistance contre les armées croisées. Une centaine de maisons d'habitation et de nombreuses forges constituaient ce «castrum» abandonné du jour au lendemain par les habitants qui ont laissé sur place tous leurs effets et objets. Aujourd'hui aménagé, le site est d'une grande beauté. Il offre un panorama à couper le souffle. On y chemine entre histoire, patrimoine et pleine nature. Ne vous attendez pas à trouver dans le salon de Denys Clabaut des rayonnages chargés de films de tous genres et toutes époques. Quelques-uns sont certes rangés dans trois petits tiroirs mais «un film, pour moi, dit le chargé de mission cinéma aux Amis du Cinoch', c'est fait pour être vu au cinéma, pas à la télé». Alors quand on se fait une toile, chez les Clabaut, ça demande un peu plus d'effort que d'appuyer sur le bouton lecture de la télécommande et de se crever les yeux à lire les sous-titres sur l'écran TV. Il faut pousser le canapé, déplacer le vieux projecteur Debrie MS 24 des années trente, descendre la télé de son meuble pour libérer le mur servant d'écran, brancher le vidéoprojecteur et surtout, voir le film à plusieurs pour le partage des émotions. «J'aime le cinéma pour ce qu'on y voit mais aussi pour ce qu'on y vit». Ce qu'on y vit ? Des rencontres, par exemple. Tiens ! C'est dans une salle du cinéma «Le Moderne», à Carvin, dans son Pas-de-Calais natal, que son père tomba amoureux de l'ouvreuse. Denys ne tarda pas à pousser son premier cri. Denys, on l'observe prévenant, attentif, concerné. Aussi discret à son sujet qu'il devient disert dès qu'il se lance sur Tati, Kiarostami, Burton ou Paradjanov ou sur l'incroyable joie ressentie sur les tournages, comme celui de «21 nuits avec Pattie», d'Arnaud Larrieu, avec Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussolier et Sergi Lopez, l'an dernier à Castans. Intarissable sur cette tendresse jamais démentie pour le burlesque dont témoignent les bouquins sur Harold Lloyd ou Chaplin dont sont parsemées les étagères, il avoue un «immense respect pour ce qu'ils ont fait et qui perdure». Denys, on le pressent inquiet du travail bien fait jusque dans les plus infimes détails. On a plaisir, surtout, à voir s'éclairer son regard de gosse émerveillé dès lors qu'il parle cinéma. Et comme Denys Clabaut parle – presque – tout le temps cinéma, sa joyeuse bobine s'anime sans cesse de mille émotions que caresse une voix douce et bienveillante. «Le cinéma, c'est un formidable moyen d'être heureux», juge-t-il et il en constitue une preuve crédible. D'une nature positive et peu encline au conflit, rien d'étonnant à ce qu'il soit devenu l'interlocuteur privilégié de tous les dispositifs d'éducation au cinéma du département, de la maternelle jusqu'au lycée. «Enfant, ça me gênait toujours que les profs nous emmènent au cinéma pour se servir du film seulement comme d'un support de la matière. Moi, je rappelle systématiquement qu'on est sur des pratiques artistiques faisant naître des émotions.» Missionnaire du cinéma Les siennes ne datent pas d'hier. Elles remontent à cette enfance nomade au gré des déménagements de ses parents «pigeons voyageurs». Né il y a 49 ans dans le Nord, Denys a suivi le mouvement à Montpellier, Saint-Affrique, en Guyane, à Paris… «Enfant, je traînais mes parents au cinéma», se souvient-il, lui dont le premier métier fut cuistot. Mais en sortant de l'école hôtelière de Souillac, à 18 ans, une réorientation lui paraît évidente. Instinctivement, comme la luciole au réverbère, il est «allé vers l'image». La photographie, d'abord, le cinéma, irrépressiblement. Peut-être bien par atavisme, d'ailleurs. Un truc incroyable découvert au sujet de son grand-père. Travelling arrière : en 1998, Denys bosse comme animateur socio-culturel à Epinay-sur-Seine. Avec un projo 16 mm, il montre des films aux enfants de la MJC. Ce qu'il faisait d'ailleurs déjà auparavant, dès 1990, pour la cinémathèque de Paris. Grâce à lui des tas de gosses ont découvert «Crin Blanc», «Le Ballon rouge» et combien d'autres… «Montrer aux enfants que tout est réfléchi au cinéma, tout est pensé, calculé, qu'on est manipulé, former les publics». Bref, en 1998, le voyant ainsi transmettre aux autres sa flamme pour le cinéma, la grand-mère de Denys s'en amuse et lui livre cette confidence : son grand-père, mineur de fond dans la fosse 9 de Lens, projetait lui aussi des films de salle en salle. La vie comme un remake En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/26/2094311-denys-clabaut-une-bonne-bobine.html#yHEbDoL6ukxvlBXY.99

FOCUS: Denys Clabaut

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