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Madame Rhinocéros

Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Publié le par alexandra collet
Publié dans : #Vivre livre
Vivre livre (12) Un livre, un auteur...

Rencontres intéressantes au salon du livre de Narbonne pendant 3 jours.

Jacques signait 3 de ses ouvrages (Voyage à Manosque, Je t'écris de Narbonne, Lebrun Tolstoï) au stand LIBELLIS.

J'ai pu assister à deux conférences très intéressantes. Isabelle Lefort, journaliste à LA TRIBUNE, est venue présenter son livre 100 ans pour la liberté des femmes , un pavé incontournable à lire d'urgence même si certains faits nous sont familiers. Isabelle Valdès , elle, nous a entraînés au pays du surréalisme avec son roman La chasseuse d'astres ( Venue chercher l'inspiration au bord de la mer, Zamia, écrivaine cubaine, rencontre sur la plage une jeune femme mystérieuse. Il s'agit de Remedios Varo, grande artiste surréaliste et surdouée qui fut l'amie de Dali, Llorca et Breton.)

Ce salon fut la joie des rencontres et des retrouvailles. Jacques s'est lié d'amitié littéraire avec l'adorable Thierry Paquot ( Thierry Paquot — Wikipédia ) quant à moi, j'ai retrouvé avec la plus grande joie ma copine de tournage de l'été dernier Maïté (Info de dernière minute: 21 nuits avec Pattie qui a failli aller à Cannes sortira au mois de juin). Nous nous sommes promis de nombreux Kina Karo durant tout l'été!

Le soir, avec Fabienne nous sommes allées au théâtre applaudir Picouly dans La faute d'orthographe est ma langue maternelle , la pièce fut très sympathique et le reste de la soirée très gaie car nous avons pu participer au cocktail offert aux auteurs présents sur le salon. J'ai ainsi pu discuter avec Marc Azéma, Isabelle Valdès et Picouly (mais là , j'ai surtout laissé la parole à ma copine Fabienne qui est sa plus grande fan)

Le vendredi avec ma classe, nous avions rencontré Patrice Favaro pour son roman jeunesse Ombres et Petite-lumière. Je laisse la parole à ma journaliste personnelle Fabienne Dardé qui collabore au journal en ligne Infos Réveil | Le magazine de votre région

A l’occasion du salon du livre et de la jeunesse de Narbonne, la classe de CM2 de Mme Collet Institution Sévigné à eu le grand plaisir de rencontrer l’auteur du livre qu’ils ont lu et choisi en septembre : Patrice Favaro pour son ouvrage « Ombres et petites lumières »

Résumé :

« Nous sommes au Kerala, au sud-ouest de l’Inde. C’est là que vit DIPIKA, une petite fille de 12 ans. Depuis que le père a fait fortune dans le commerce des chips de bananes, la famille connaît une existence aisée. Un soir, une représentation du théâtre d’ombres a lieu dans un temple voisin. Le public de ces spectacles traditionnels se fait de plus en plus rare, mais DIPIKA est fascinée, au point de se faire remarquer par le montreur d ombres. Surpris et épaté, il décide de lui révéler les secrets de son art, bien qu’il soit interdit aux filles de le pratiquer. Chaque soir aprés l’école, DIPIKA file en cachette dans la bicoque de M.KAMPAN pour s’initier à la confection et à la manipulation des marionnettes.Mais l’absence de public n’est pas la seule menace à cet art : ils vont être chassés de leur quartier miséreux car des spéculateurs immobiliers veulent y construire de luxueux hôtels.

Peu à peu DIPIKA prend conscience des nombreuses injustices de son pays. Pourquoi les garçons sont-ils traités comme des princes et les filles comme des servantes ? Comment empêcher la tradition du théâtre d’ombre de tomber dans l’oubli ? Rugmini, la tante de DIPIKA, qui se bat pour l’éducation des filles et pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pourrait bien donner quelques idées à sa rebelle de nièce… »

Patrice Favaro nous transporte dans l’Inde d’aujourd’hui et de ses contrastes. De son écriture précise et colorée, il nous dépeint le quotidien, la culture du Kerala. Un texte qui donne à réfléchir sur la condition de la femme, l’instruction des enfants, les dommages d’un développement économique galopant.

Une histoire qui se passe à l’autre bout du monde, au cœur des coutumes et des rites, au cœur d’un pays riche de contraste et de transparence . Pourtant, ce jeune public ne paraît pas dérouté. Les élèves se sont appropiés l’histoire de DIPIKA avec une facilité déconcertante, se laissant emportés par les couleurs et l’originalité de l’Inde qu’ils ne connaissent pas, donnant lieu à diverses recherches au sein de la classe. Ils se reconnaissent en DIPIKA et partagent sa viele temps d’une lecture. La littérature n’a ni âge, ni frontière.

Patrice Favaro, avant de débuter la rencontre, fait une petite mise au point auprès de ces jeunes enfants : Non, il n’écrit pas à la main les centaines de livres vendus. Il écrit des textes qui seront ensuite imprimés et distribués. Beaucoup d’enfants font encore la confusion et s’étonnent que l’auteur puisse écrire tous ces livres à la main sans avoir mal au poignet…

« Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce livre » :

La genèse du livre se trouve dans l’histoire du voyage de l’auteur et de sa femme en Inde. Ayant eu le bonheur d’assister à une représentation de théâtre d’ombres… L’idée a fait son chemin.

« Combien de temps vous a pris l’écriture de ce livre » :

Patrice Favaro explique que c’est une notion variable mais que pour l’écriture « d’Ombres et petites lumières » il a mis environ neuf mois. Il existe trois phases lorsqu’il écrit un livre : la prise de notes et la recherche de documents. Puis la naissance de l’histoire et enfin la rédaction.

« Qu’est ce qui vous a plu en Inde » :

Parce qu’il y a vécu, l’auteur avec des mots simples explique qu’il a découvert un pays de contrastes et de transparence : Le beau se voit mais le laid aussi comme la misère, les maladies, la saleté. Cependant ses différents séjours lui ont appris à dompter ses peurs et à apprécier les arts et la musiques mais aussi les indiens qui sont ouverts, curieux, et très énergiques.

Il est a souligné les belles illustrations de cet ouvrages réalisées à l’encre par Françoise Malaval (épouse de l’auteur). Traduisant la beauté de cette région du monde, ces illustrations apportent de la beauté au texte et un support pour les jeunes lecteurs.

La littérature jeunesse n’est pas souvent sur le devant de la scène. Mais face à ces jeunes enfants, motivés, heureux de rencontrer l’auteur de l’histoire qu’ils viennent de lire, une chose est certaine : La magie de la lecture fonctionne toujours et les histoires d’ici ou du bout du monde ne sont pas prêtes de s’éteindre.

Patrice Favaro est né à Nice. D'un grand-père italien, musicien et conteur, lui viennent la passion de la musique et le goût de raconter des histoires. Il abandonne ses études de journalisme pour exercer la profession de luthier durant quelques années. Puis, il referme une dernière fois la porte de son atelier pour s'en aller suivre un théâtre ambulant où il sera tour à tour musicien, saltimbanque, marionnettiste et comédien.
Depuis une dizaine d'années, ses voyages le conduisent régulièrement en Inde. Des versants himalayens à la plaine du Gange, en passant par Pondichéry, il arpente les chemins, y multipliant rencontres et découvertes qu’il note dans ses carnets de route.
Le reste du temps, Patrice Favaro vit en Provence, dans un village perché sur une colline, et se consacre à l'écriture, à la mise en scène, à l'animation d'ateliers de théâtre et d'écriture destinés en particulier au jeune public.

Vivre livre (12) Un livre, un auteur...
Naissance d'une amitié littéraire avant une sieste bien méritée.

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Picouly au théâtre.

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Clin d'oeil à notre laisser-passer...

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Ce n'est pas du Kina karo (clin d'oeil à Maïté). Bravo au photographe Thierry Paquot!

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