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Madame Rhinocéros

Les surprises de la vie...

Quand je chante, je deviens chanson...Ferrat/Gougaud

Quand je chante, je deviens chanson...Ferrat/Gougaud

Ô ma patrie de monts et de rivières vertes
Moi qui t'invoque à chaque instant
Je suis comme le coq dressant au ciel sa crête
Je chante et chante tout le temps

(Mon chant est un ruisseau)

Quand j'ai découvert Ferrat, il y a près de 25 ans, deux chansons m'ont particulièrement touchée :J'imagine qui exprimait tous mes rêves et mes espoirs et Le point du jour que je chante souvent dans ma tête le matin.

En un an , je devins amoureuse de l’œuvre du chanteur d'Antraigues.

Je découvris bon nombre de ses paroliers :Coulonges, Gougaud, Thomas...

C'est une véritable joie d'apprendre qu'Henri Gougaud sera présent sur le stand de Libellis aux côtés de Jacques les 23 et 24 mai prochains pour le salon du livre de Narbonne.

J'ai tellement de choses à lui dire sur ses chansons, lui raconter J'imagine, L'adresse du bonheur, Un jour futur que j'ai chantées de nombreuses fois à tue-tête, Picasso Colombe que je tiens pour un petit chef-d’œuvre et lui parler des quelques paroles de Mon chant est un ruisseau qui accompagnaient la photo de mon Tristan pour annoncer sa naissance à Ferrat (ce fut le dernier courrier de notre correspondance).

Les mots de Gougaud qu'ils soient poèmes, révoltes, fantaisie, fraternité sont inscrits en moi.

Paroles de Picasso Colombe

Il était un homme-oiseau
Qui cueillit le monde rond
L'ouvrit de ses doigts pipeaux
L'enfouit dans son œœil citron
Puis déshabilla les dieux
Les fit danser dans les bois
Les croqua de ses dents bleues
Les enivra de hautbois

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

Il était un homme-fruit
Qui roula dans l'herbe crue
Sur une femme pétrie
Par un dieu Pan au poil dru
Femme il fendit ton chignon
D'un coup de soleil tranchant
Le fendit comme un oignon
Dans la cuisine des champs

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

Il était un homme enfin
Prit le fruit et le croqua
Prit l'oiseau le fit humain
Coloriant aux éclats
But le temps et s'enivra
But le vin qui devint pur
Prit la cage et la brisa
Sur la porte du futur

Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais

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Commenter cet article

Duo Canticel 29/04/2015 15:15

A quel magnifique article ! Et moi qui adore Ferrat et le vénère ! Pour son grand talent et pour tout ce qu'il représente de générosité d'intelligence de vérité, je bois du petit lait mais je ne connaissais pas cette magnifique chanson sur Picasso et ses paroles sublimes merci merci merci merci pour ce si beau cadeau !

alexandra collet 29/04/2015 16:41

Merci ma chère Cat. Un jour, je te raconterai Ferrat, un grand Monsieur qui m'a toujours encouragée à devenir celle que je suis désormais. Je garde envers lui une infinie tendresse.